Archives pour la catégorie Brésil

Le marché central de Belo Horizonte

C’est le grand marché de cette ville. Un bric à brac innommable ou les cages pour oiseaux côtoient des étals de fromages et des femmes en train d’essayer une tenue. C’est peut être pas pour cela qu’il faut y aller, mais peut être plutôt pour aller prendre une collation dans l’un de ces petits bistrots, je vous conseille de prendre du foie et la bière locale, un vrai délice…

Le quartier de Pampulha

Le quartier de Pampulha est un quartier chic de Belo Horizonte. C’est le quartier du lac, en effet, un lac artificiel donne un cachet particulier à cet endroit. Il faut faire le tour du lac, pour découvrir cette zone naturelle ou diverses plantes, oiseaux et animaux semblent bien cohabiter. Ce lieu est aussi à voir pour les magnifiques villas qui bordent ce lac, elles pourraient vous donner des idées pour votre future résidence.

Petit tour du monde des BBQ

Les BBQ sont des modes de cuisson quasi-universel sans que l’on sache vraiment pourquoi, ou de dire tout simplement que ce sont des modes de cuisson historiques. La seule chose importante est que les aliments doivent être saisis par la chaleur, cela permet de conserver un maximum leur goût. Le support de la cuisson est varié, grilles horizontales ou verticales, tiges horizontales ou verticales, plaques, pierres, croix, … même si ce mode de cuisson est universel, les variantes sont multiples !

Afrique du Sud, braai

Les braai est une tradition importée par les boers et non pratiquée traditionnellement par les populations locales. Peu à peu, il a été accepté et donc les variantes sont multiples, présent partout, il ne fait pas partie de mythe ou d’habitude…

Allemagne, BBQ

La Thuringe mais aussi la Saxe sont des régions où se pratique ce que j’appelle le Barbecue de chasse. La viande, souvent un cerf, une biche ou des faisans, sont mis à tourner sur de grande broche. En Saxe, les restaurants de château en tire une clientèle régulière.

Argentine, el asado

C’est le plat argentin par définition, c’est même un rituel national en fin de semaine. Depuis 1556, la multiplication des vaches et des taureaux dans ce pays en fait le plat de base, il y aurait plus de 40 millions de ces bêtes en liberté. Attention, la variante argentine complète est à vous faire exploser l’estomac. Elle ne comporte rien d’autres que, empanadas, fiambres, embutidos, achuras, chinchulines, matambre, entrana, molleja, cuadril, asado de tira, bife, vacio, lomo, costilla de cerdo, pollo de corral, cordero, chivito, ensalada, pan que l’on accompagne de vin, de bière ou de yuyos comme boisson. Le repas se termine alors avec un maté. Tout un programme.

Australie, BBQ

Le BBQ est surtout pratiqué sur la côte pacifique comme un passe-temps populaire, partout ailleurs, c’est un plat de restaurant cuit dans un foyer ouvert. Il faut noter que ces barbecues sont régulièrement mixtes, donc des mélanges de viandes et de poissons. Il est dit que ce sont les meilleurs du monde, mais il suffit de le croire, la Nouvelle Zélande a aussi les mêmes pratiques.

Brésil, rodizio

Au Brésil, le rodizio est synonyme de nourriture, ce qui fait que c’est quasiment un plat national. La cuisson se fait le plus souvent sur des broches horizontales, c’est ce que signifie l’origine du mot, « tournant »

Caraïbes, barbacoa

Des Bahamas aux Etats-Unis en passant par Los Roque près du Venezuela, la cuisson au barbecue est le plat quotidien des îles des caraïbes. On y cuit de tout y compris des langoustes, donc la variété est grande. Le résultat est souvent associé à une sauce « jerk » qui parfois peut être très forte !

Chine, Kaoya

Le kaoya est donc la version chinoise du BBQ, et il est principalement composé de viande et d’oignon. Les chinois le pratique sans y ajouter du riz comme on aurait pu le croire. En revanche, il n’est pas rare à Shanghai ou à Hongkong d’être invité à un kaoya sur un balcon ! Ca change du fond de jardin à la française de faire un BBQ au 57 ème étage d’une tour…

Chili, barbacoa

Le barbacoa chilien est essentiellement à base de fruits de mer et de poissons ! J’avoue y trouver des limites.

Chypre, souvla

De cette ile provient un mode de cuisson particulier qui consiste à faire dégraisser dans le foyer des viandes grasses, avec une broche tournante. Le résultat est une viande croquante, presque déshydratée à mon goût et qui est alors servie avec des salades, du fromage de chèvre. Le pire de tout, c’est qu’ils arrosent le résultat d’huiles d’olive ! Les vins locaux s’accommodent bien avec ces plats…

Colombie, barbacoa

La version colombienne est très intéressante. Il suffit de s’écarter des grandes villes pour en tester deux variantes toutes deux fondées sur des cuissons sur des planches en aluminium. A première vue, cette première variante composée de viandes devient juteuse du fait de la conservation de la saveur sur la planche. La deuxième version est celle de poisson de rivière, j’ai goutté dans les environs de Medellin une truite cuite de cette façon servie avec une crème, du fromage en train de fondre et des fraises, et ceci, en buvant l’alcool local, l’aguardiente…un délice pour les papilles.

Corée, Bulgogi

Les Coréens aiment ce type de cuisson, mais le plus souvent, la cuisson se fait en brochette. La viande est cuite avec une sauce soja et de l’huile de sésame que l’on verse régulièrement ce qui lui donne une saveur particulière. L’ail est aussi souvent présent et contrairement à certains de leurs voisins (en particulier la Chine), le riz est toujours présent dans les Bulgogi.

Espagne, barbacoa

En Espagne, le BBQ a deux religions, mais c’est le plat numéro 1 dans ce pays. Originaire de la région de Ségovie, le BBQ se fait avec un cochon de lait (cochinillo), il existe des restaurants célèbres à Madrid, mais aussi la Meson del Candido à Ségovie, au ranchero de la Aldehuala ou encore prés de Vigo. La deuxième religion est catalane, là, le BBQ doit contenir du lapin. A LLoret del Mar, vous disposez de quelques restaurants de cette sorte, ils sont meilleurs qu’à Barcelone qui est devenue une ville cosmopolite. Je vous conseille de chercher ces lieux sur mon blog…

Etats-Unis, BBQ

Les indiens arawak le surnommait barbacua et ce serait l’origine du nom international, mais il est vrai que les américains s’attachent au peu d’histoire qu’ils possèdent ! Le barbecue actuel se fait le plus souvent de bœuf et de poulet. Il est devenu assez traditionnel dans les pique-niques du Kentucky, de la région de Minneapolis et au Texas. Dans cette dernière région, le « prime rib » au jus est le plat de choix.

Grèce et Turquie, gyros

Dans ces deux pays, la variante du barbecue est la cuisson sur une longue tige verticale soit de viandes déjà hachées, soit de viandes tranchées et empilées. Vous le connaissez tous car il s’est répandu partout dans le monde. Je viens même de voir un restaurant de ce type au Mexique qui avait pour nom Tacos arabe !

Inde

L’Inde n’a pas de nom spécifique au moins à que je sache ! L’Inde l’utilise dans sa cuisine traditionnelle comme base surtout avec du poulet. Vous pouvez trouver ce genre de BBQ dans les rues, et une saveur de curry est nécessaire pour faire local !

Mexique, barbacoa

Le barbecue est le mode de cuisson des cavaliers et des agriculteurs du XIX ième siècle, il est donc généralisé dans le pays. Mais ne vous trompez pas, les traditions reviennent vite, la cuisine de « carne en carbon » s’accompagne immédiatement des célèbres tacos de maïs. Ainsi, le plat généralisé est le « tacos de carne asada con salsas picantes, cebollines, guacamole y chiles », traduisons, des tacos de viande barbecue avec des sauces piquantes, des petits oignons, du guacamole et des piments ! Ca vous va comme menu ?

Royaume Uni, BBQ

Les anglais ont adopté le BBQ avait difficulté, c’est surement dû aux qualités culinaires de nos voisins. Le Yorkshire se distingue dans ce domaine en pratiquant le BBQ avec un « angus d’Aberdeen ». Rien de spécial donc !

Russie, Shashliki

Les russes le considère comme un plat de qualité, il est aussi un symbole de vérité, allez donc savoir pourquoi ! Il se pratique pour les fêtes à la maison, en pique-nique ou dans la datcha. Toutes les viandes sont possibles, mais aussi les poissons de rivières et dans certains cas les fruits de mer !

Corticos le specatcle….

CORTIÇOS   est un spectacle inspiré du roman « O Cortiço », d’Aluísio Azevedo interprété par la Cie. Luna Lunera

Metteur en scène : Tuca Pinheiro

Interprètes / Créateurs : Cláudio Dias (Dieu et João Romão) ;  Débora Vieira (Piedade de Jesus) ; Júlia Guimarães (Pombinha) ;  Marcelo Souza e Silva (Diable, Bertoleza et Rita Baiana) ;  Rômulo Braga (Jerônimo)

Texte original du synopsis : Júlia Guimarães, Marcelo Souza e Silva, Rômulo Braga et Zé Walter Albinati

Version en français :  Zé Walter Albinati  -  Révision : Corinne Imbs

Connaissez vous Aluisio Azevedo?

Aluísio Azevedo est un romancier brésilien né à São Luís, Maranhão 1857, mort à Buenos Aires 1913. Considéré comme l’initiateur du roman naturaliste au Brésil, il publia son premier roman, Uma lágrima de mulher (Une larme de femme) à 23 ans; son second, O Mulato (Le mulâtre) créa une polémique vu le thème racial qu’il abordait. A partir de ce moment, installé à Rio, il écrivit presque chaque année un roman, en plus de collaborer à des journaux et avec son frère Artur à des revues théâtrales. Révolté par les injustices sociales, influencé par Zola et Eça de Queiroz, il se sert alors de ses écrits pour attaquer les préjugés raciaux et le problème des esclaves.

Ses ouvrages les plus connus sont O Mulato (Le mulâtre – 1881), Casa de Pensão (La Pension – 1884) et surtout O Cortiço (1890), qui représentent le meilleur d’une œuvre qui excelle dans l’abordage des groupes plus que dans la création des personnages.

Le Roman :

Azevedo Aluísio, Botafogo, une cité ouvrière (O Cortiço, 1890), roman, traduit du portugais par Henry Gunet, introduction de André Rousseaux, Club Bibliophile de France, Paris, 1953

La pièce de théâtre


CORTIÇOS,  spectacle inspiré du roman « O Cortiço », d’Aluísio Azevedo,a été joué par la Cie. Luna Lunera  pendant SIANA 2009 à Brésil

Corticos au théâtre: un résumé du texte!

CORTIÇOS est un spectacle inspiré du roman « O Cortiço », d’Aluísio Azevedo, il a été joué par la Cie. Luna Lunera  pendant SIANA 2009 à Brésil.

Voici le résumé

À la fin du XIXe siècle, les “cortiços” étaient une façon d’agglomérer

des logements précaires pour accueillir les populations défavorisées :

un ancêtre de la ‘favela’ dans les bas-quartiers de Rio de Janeiro.

Accueil du public. Pombinha est une jeune femme qui écrit des lettres dictées par d´autres personnes. Pudique, elle se soumet à l’éducation conservatrice de sa mère.

Prologue – Aube dans le “cortiço”. Pombinha parle de son quotidien « toujours en dehors de ce monde ». Son nom signifie “petite colombe”. Elle sait écrire, ce qui n’est pas le cas de la majorité des autres habitants du “cortiço”. Tous chantent la chanson Alvorada (“Aube”, une samba du compositeur brésilien Cartola). « L’aube sur le contreforts du bidonville, quelle beauté ! Personne ne pleure. Il n’y a pas de tristesse. Personne ne sent les déceptions… »

Scène I – La Genése. Le Diable narre la création du Monde et de l’Homme, du “cortiço” et… des quartiers aisés : « Dans cette solitude insupportable, Il (Dieu) voulait créer quelque chose de différent (…) » Il chante une version sui generis de la samba de carnaval Aquarela Brasileira (“Aquarelle Brésilienne”, de Silas de Oliveira), qui énumère les beautés du Brésil. « Voyez ce merveilleux décor. C’est un épisode mémorable, qu’un artiste, dans un rêve génial, a choisi pour ce Carnaval. Et la rue, comme un podium, sera une toile : le Brésil à la façon d’une aquarelle. » Dieu annonce : « Et Dieu a créé le monde en écoutant de la samba ! »

Scène II – Le “cortiço ” et ses multiples personnages. L’acteur qui interprète « Dieu » jouera aussi João Romão, un commerçant venu du Portugal. Il était pauvre, mais très astucieux et ambitieux. L’acteur qui a joué « le Diable » fera aussi la cuisinière Bertoleza, qui vit en concubinage  avec  João Romão.  Elle pense qu’elle est ex-esclave,  affranchie par João Romão.

« L’ Homme » deviendra le Portugais Jerônimo. Sa femme s’appellera Piedade de Jesus. Ils s’installent à la maison numéro 35. João Romão, propriétaire du “cortiço” et d’une carrière de pierres, commente la vie des nouveaux habitants avec Bertoleza: « C´est une blanchisseuse compétente. C´est un homme très fort et dévoué qui pourra travailler à la carrière… »

Scène III – Le travail dans le “cortiço”. Jerônimo et Piedade se rappellent les symboles de leur terre indigène et, ensuite, chantent l’hymne du Portugal. Ils travaillent ainsi que João Romão et Bertoleza. Loin de Bertoleza, João comptabilise leurs gains et rêve d´une vie meilleure. Près d’elle, il se lamente à cause de sa supposée misère.

Scène IV – Les blanchisseuses. Tous les acteurs jouent aussi les blanchisseuses et commentent la vie des habitants du “cortiço”. L’eau est leur bien le plus précieux et ainsi que pour João Romão, propriétaire de la buanderie. Pombinha est déjà fiancée, mais ne se mariera pas tant qu’elle n’aura pas eu ses premières règles. On parle aussi du voisin de la haute société, M. Miranda, qui est devenu baron.

Scène V – Solitude. Pombinha commente la “solitude” des personnages et même la solitude du public. L’acteur au haut de l’escalier préfère parler de ce qu’il considère “sérieux” aujourd’hui.

Scène VI – Dimanche au “cortiço”. Un déjeuner au “cortiço” dans un climat de fête. La samba. Tous s’entraînent pour le Carnaval.

Scène VII – “Saudade”. Face à la culture brésilienne, Jerônimo manifeste de la nostalgie (on dit saudade en portugais) de sa patrie. João Romão n’en ressent aucune. Les acteurs énumèrent leurs nostalgies personnelles et des gens qui leur manquent beaucoup. Pombinha lit une lettre de Bruno, l’un des habitants du “cortiço” qui regrette de s’être séparé de sa femme, qui l’avait trahi.

Scène VIII – “Saudade” de Rita Baiana (femme originaire de l’Etat de Bahia). Rita sera jouée ici par le même acteur qui a joué Bertoleza et le Diable. Cette femme habite de temps en temps au “cortiço” et ensorcelle Jerônimo avec la samba et sa danse séduisante. Jerônimo délire sur les mystères de la terre brésilienne, totalement amoureux de la belle Rita Baiana.

Scène IX – La lettre de Piedade. Piedade essaye de sortir Jerônimo de son délire amoureux. La chanson Acontece commence (“Ça arrive”, de Cartola). « Oublie notre amour, je t’en prie… Parce que cela arrive dans la vie… » Pombinha lit l’une des lettres dictées par le public dans le prologue. Piedade demande à Pombinha d’écrire une lettre à Dieu en parlant de la froideur de son mari. João meurt de jalousie de la réussite du baron.

Scène X – Rita et Jerônimo. Jeu de séduction, relation et Rita domine Jerônimo. Le Diable réapparaît et raconte que Jerônimo préfère la mulâtre Rita à sa femme blanche Portugaise.

Scène XI – Désespoir de Piedade. Dieu incite Piedade à danser désespérément la samba pour reconquérir son homme. « Danse, femme ordinaire, avec déchanché, avec langueur… »

Scène XII – Les règles de Pombinha. Pour la première fois, Pombinha monte sur la scène centrale et raconte des épisodes tragiques du “cortiço” en présence de sa marraine, la courtisane Léonie (personnifiée par trois acteurs). Léonie harcelle sexuellement Pombinha. Pombinha va enfin avoir ses premières règles.

Scène XIII – L’Apocalypse. La décadence du “cortiço”. Pombinha se lance dans cette vie dissolue. Elle deviendra aussi courtisane. Jerônimo assimile les habitudes de certains Brésiliens paresseux, les plaisirs de la chair et sombre dans l’alcool. Piedade se noie dans sa désillusion. João veut se débarasser de Bertoleza pour se marier avec la fille du baron. Bertoleza revendique ses droits. Après avoir découvert qu’elle est toujours esclave, elle préfère se suicider au lieu de se rendre à la police. Le Diable réapparaît et réfléchit sur cette mort. « Dieu est effrayé lorsqu’il voit que sa création n’était pas si bonne. Ceci l’amène à créer la mort, pour ravir de nos regards le caractère de la perfection absolue. Après la mort, nous deviendrons nous aussi une image au regard des survivants. C’est le regard de la mort qui détruit le corps et qui transforme le corps en image. »

Scène XIV – Ascension de João Romão. Comme un dieu, João Romão donne des ordres au “cortiço” : « Je veux de la propreté ici ! ». Mais la vie recommence… On écoute à nouveau une samba, Amor Proibido (“L’Amour Interdit”, de Cartola.) « Tu sais que je vais partir avec les yeux remplis d’eau et avec le coeur brisé. »

04/07/2009 : Alphonso Lingis rencontre Carlos Camargos Mendonça

Alphonso Lingis rencontre  Carlos Camargos Mendonça   

Mediador: César Guimarães – UFMG

 

 

Alphonso Lingis

 


Alphonso Lingis é filósofo, escritor e  tradutor americano, atualmente professor Emérito de Filosofia na Pennsylvania State University. Suas áreas da especialização incluem a fenomenologia, o existentialismo, a filosofia moderna, e ética. Mesclando a femenologia da percepção de Merleau-Ponty com a ética de Levinas (Lingis é um tradutor inglês de ambos os filósofos), Lingis afirma que os imperativos éticos vêm não somente de outros seres humanos, mas igualmente dos animais, das plantas, e mesmo dos objetos inanimados.

 

Lingis obteve grande sucesso como conferencista devido a seu estilo de escrita cativante e igualmente pela atmosfera da arte do desempenho de suas leituras. Durante suas falas públicas geralmente aparece com um figurino ou fala entre a música de fundo estranha ou gritos gravados, frequentemente na escuridão total.

 

 

 

 Carlos Camargos Mendonça

 


 

 

Doutor em Comunicação e Semiótica pela Pontifícia Universidade Católica de São Paulo (2007) com período sanduíche em Universidad Complutense de Madrid, Carlos Mendonça é diretor do Departamento de Comunicação Social da Faculdade de Filosofia e Ciências Humanas da UFMG.

 

 


Datas: 04.07.09

Horário: 9h – 12h

Local: Auditório UFMG

Endereço: Avenida Afonso Pena, 1.534, Centro – Belo Horizonte

  

 

03/07/2009: Patrice Flichy rencontre Rodrigo Minelli à SIANA Brésil

Patrice Flichy et Rodrigo Minelli seront dans la même conférence à  SIANA Brésil

 

 

Mediadora: Beatriz Brethas, UFMG

 

 

Patrice Flichy

 

Patrice Flichy é professor de Sociologia na Universidade Paris Est, pesquisador do LATTS, diretor da revista Réseaux e antigo responsável do laboratório de Sociologia do CNET (atualmente Orange Labs).

Entre suas principais publicações estão : Une histoire de la communication moderne ( 1991) e o “O lugar das utopias na construçao technica – o caso da internet”, Tendancias XXI – audiovisual, telecomunicaçoes, multimedia n° 2 stembro 1997.

 

No livro L’imaginaire d’Internet (2001), P. Flichy mostra como os especialistas em informatica puderam transformar seus sonhos e seus projetos numa realização técnica. Imaginaram “uma sociedade digital” diferente da sociedade real, definindo um novo lugar para o indivíduo no cyberespace. Assim desempenharam papel decisivo na mobilização internautas. http://latts.cnrs.fr/site/p_lattsperso.php?Id=268

 

 

Rodrigo Minelli

 


É Doutor em Comunicação e Semiótica pela PUCSP e possui graduação em Ciências Sociais pela Universidade Federal de Minas Gerais (1988) e mestrado em Sociologia da Cultura pela Universidade Federal de Minas Gerais (1994). Atualmente é professor adjunto da Universidade Federal de Minas Gerais. Tem experiência na área de Comunicação, com ênfase em Comunicação, atuando principalmente nos seguintes temas: vídeo, videoarte, mídias móveis, arte eletrônica e novas tecnologias.

Discours de Bruno Salgues pour l’ouverture de SIANA Brésil

Bonjour,

Permettez-moi de vous remercier de votre accueil à tous, les réalisateurs de SIANA, le département de communication de l’UFMG et la compagnie de théâtre Luna Lunera, équipe Brésilienne de SIANA que j’ai appris à mieux connaître depuis mercredi matin… Mais aussi, tous nos partenaires USIMINAS, OI, Vallourec Mannesman Brésil, comite Minero de l’année de la France, Culture France, le Palais des Arts, Governo do Estado de Minas Gerais, Instituto Inhotim, Prefeitura Municipal de Belo Horizonte, sans qui SIANA n’aurait pas lieu…. Remercions aussi tous les artistes qui ont pris du temps pour SIANA Brésil. Je ne ferai pas la liste des personnes car je risquerais d’oublier quelqu’un…

Je souhaiterais remettre à l’équipe de Oi Futuro, ce cadeau, il représente l’histoire d’une norme qui s’appelle le GSM pour Groupe Special Mobile, qui est le nom original de cette technologie qui a été créé par quelques fonctionnaires entre 1981 et 1988, que l’on prenait à cette époque pour des fous et des artistes… Les grands cabinets d’audit et de conseil de l’époque prévoyaient une taille de marché de 70 000 mobiles pour l’an 2000 dans les deux grands pays européens que sont la France et l’Allemagne, ; A cette date, il y en avait 50 millions ! Une erreur totale de prévision pour ceux qui se disaient « experts en technologie » ! En 2009, 2 humains sur 3 sur la planète ont un téléphone mobile dans la poche. Quel succès pour cette technologie de fous et d’artistes !

[ Remise de l’ouvrage]

Cet ouvrage est maintenant obsolète, c’est pourquoi, il vaudra mieux le destiner au Musée de OI Futuro. Il est l’un des premiers ouvrages écrit sur ce sujet

Cet exemple me permet de donner un  des objectifs de SIANA, tracer l’avenir en faisant se rencontrer des artistes, des ingénieurs et des managers… Que les ingénieurs et les technocrates n’explorent pas seul le monde que nous prépare les technologies numériques. La force des artistes est de porter un regard critique sur ce monde.

SIANA est avant tout, un laboratoire pour le futur ! C’est aussi pourquoi je suis heureux d’être ici à OI Futuro. L’art doit ouvrir sur des réflexions, c’est le leitmotiv de Siana, faire de l’art pour définir le futur ! Doit-on alors croire en Andy Warhol « Gagner de l’argent est un art, travailler est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit. »
 

SIANA Semaine des Arts Numérique, dont la première édition a eu lieu en 2005, est un partenariat entre une école de management et d’ingénieurs TMSP, la ville d’Evry représentée ici par Hervé Perard, maire adjoint d’Evry et le théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry. SIANA a été créée avec cette volonté de rencontres, de discussions, d’échanges comme je souhaite qu’elle ait lieu ici a Belo Horizonte comme à Nanchang en Chine dans quelques mois. Le dialogue est important, pour se comprendre et il se place dans le présent. Là encore, je ne peux résister à utiliser une citation de  Pablo PICASSO, qui a été un des premiers artistes de la mondialisation présent en France, comme au japon ou au Brésil « Il n’y a en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais »

Il y a un fait important dans SIANA, c’est que les artistes expliquent leurs œuvres, c’est aussi pour cela que l’on organise des workshops ou les « élèves » apprennent à utiliser des outils, la encore, je souhaite faire la citation  d’un philosophe français, Alain, qui à  écrit dans son livre Minerve ou De la sagesse  « Le petit mot «Je ferai» a perdu des empires. Le futur n’a de sens qu’à la pointe de l’outil. Prendre une résolution n’est rien; c’est l’outil qu’il faut prendre. ». C’est l’outil numérique qu’il nous faut prendre, quitte à revisiter son imaginaire. SIANA nous a permis d’explorer les interactions entre la mobilité et la globalisation en 2007. Pour 2009, nous avons eu envie d’explorer le thème de l’imaginaire des technologies numériques, car chacun, artiste, ingénieurs et managers est porteur d’une vision du monde par le numérique…

Je terminerai ce discours par une petite blague, une citation de Paul Auster, auteur moins connu, dans son ouvrage « Moon Palace », « Une fois qu’on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière ». Cet auteur né aux Etats-Unis a passé une grande partie de sa vie en France il est plus connu pour son autre ouvrage, la cité de verre, qui est l’œuvre qui parle du futur qui convient de lire…

Alors, souhaitons que SIANA, une invitation à la rencontre, une invitation à écouter, une invitation à la réflexion, soit le lieu de naissance de nouvelles technologies et que SIANA devienne aussi populaire que possible et que le Minas Girais soit un des porteurs de ce succès !

02/07/2009: Don Foresta débat avec Eduardo de Jesus & Carlos Henrique Falci à SIANA Brésil

Don Foresta

Don Foresta é artista e pesquisador especializado no estudo do uso de novas tecnologias como instrumento criativo. Há 25 anos, tem trabalhado no desenvolvimento da internet como ferramenta artística e, atualmente, coordena uma rede online para experimentação nas artes, na educação e na cultura. Com nacionalidades francesa e norte-americana, Foresta é graduado pela University of Buffalo (USA) e doutor em Ciências da Informação pela Sorbonne na França.

Nascido em Buffalo, Nova York, Don foresta é mestre em História pela Johns Hopkins, School of Advanced International Studies.  Doutor em Ciencias da Informação Universidade Paris II (Sorbonne-Panthéon), foresta é naturalizado francês desde 1996.
Em 1961, Foresta entra para o serviço diplomático americano. Várias funções lhe foram confiadas na África, em Washington e Paris. Após ter ocupado o posto de Director do Centro Cultural Americano em Paris de 1971 á 1976, deixa a função diplomática. Obtem então da Fundação Rockefeller uma bolsa para realizar sua primeira criação em vídeo para a Public Broadcasting Service em colaboração com o videasta Nam June Paik. Em 1976 Foresta cria o departamento arte-vídeo na Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs e, atualmente, é professor de interação multimidia na Ecole Nationale Supérieure d’Arts, Paris/Cergy. Foresta é também Pesquisador associado ao departamento de mídia comunicação da London School of Economics. http://www.donforesta.net/

 

Eduardo de Jesus

 


 

Eduardo de Jesus é graduado em Comunicação Social (PUC-Minas), mestre em Comunicação (UFMG) e doutorando na ECA-USP. É professor da Faculdade de Comunicação e Artes da PUC-Minas onde integra a equipe do CEIS – Centro de Experimentação em Imagem e Som. Faz parte do Conselho da Associação Cultural Videobrasil. Coordena e atua como curador dos projetos “Circuito mineiro de Audiovisual” e “Imagem-pensamento”.

 

 

 

 

 

Carlos Henrique Falci

 

Doutor em Literatura pela Universidade Federal de Santa Catarina, com a tese « Condições para a produção de cibernarrativas a partir do conceito de imersão ». Mestre em Ciências da Informação pela Universidade Federal de Minas Gerais (1997). Graduação em Comunicação Social – Publicidade e Propaganda pela Universidade Federal de Minas Gerais (1993). Atualmente é professor Adjunto III da Pontifícia Universidade Católica de Minas Gerais. Tem experiência na área de Comunicação, pesquisando principalmente os seguintes temas: ciberliteratura, narrativa hipertextual, criação literária em meio digital, arte digital e comunicação. Em 2002 organizou, conjuntamente com outros autores, o livro « Cultura em fluxo », pela Editora da PUC Minas.


Datas: 02.07.09

Horário: 9h – 12h

Local: Auditório UFMG

Endereço: Avenida Afonso Pena, 1.534, Centro – Belo Horizonte