Archives pour la catégorie POLITIQUE

EMS, ODM, « fabless », …..non non, ce n’est pas des fables mais de la réalité

Enterprise Manufacturing Services

 

Les Enterprise Manufacturing Services (EMS) se sont développées avec la croissance de la logique « fabless » ou entreprises sans production dont le promoteur français a été Serge Tchuruk.

 

   Le « fabless »

 

Le terme « fabless » a été lancé en juin 2001 par Serge Tchuruk. Dans une conférence organisée par le Wall Street Journal, le numéro un d’Alcatel[1] lance le terme « fabless » pour évoquer le futur de son entreprise. Cette contraction des termes anglophones « fabrication » et « less » (traduit en français par ‘sans’) avait alors surpris et avait été qualifiée de « bombe ». Ce concept d’entreprise sans usine qui a eu son heure de gloire est remis au goût du jour actuellement.

 

La logique « Fabless » a été décriée et présentée comme une façon déguisée d’éviter aux grands groupes de licencier des salariés. En ce qui concerne Flextronics, l’unité de fabrication des téléphones mobiles Alcatel située à Laval (Mayenne) en France a été vendue en 2001 à Flextronics. Cette unité comptait alors 830 salariés. La décision de fermeture du site a été présentée au comité d’entreprise en octobre 2005, les licenciements se sont achevés au cours de l’année 2006. L’ancienne usine de Matra, devenue Nortel-Matra, puis Nortel à Châteaudun, a finalement été reprise par Flextronics en août 2005. Jabil a repris la production des PABX Alcatel en Europe et a fait l’acquisition en 2002 du site industriel de Brest qui comptait 1 200 personnes, l’usine n’avait plus quant à elle que 185 salariés.

 

  Les ODM

 

Les Original Design Manufacturer (ODM)  réalisent des activités de conception, validation, distribution et/ou service après-vente. Plus récemment, les EMS proposent souvent en complément leurs services. Certains EMS ayant fait le choix de devenir des ODM sont devenus des « marques propres » ou à part entière ; citons notamment les deux entreprises taïwanaises ACER (informatique) et HTC (téléphones mobiles).

 

 Les EMS de l’électronique

 

En ce qui concerne les Enterprise Manufacturing Services (EMS), elles se sont développées dans l’électronique du fait de la montée en puissance de l’Asie dans ces domaines. Dans ce cas, les EMS sont des Electronic manufacturing services (EMS). On en distingue deux sortes :

 

- elles fabriquent seulement des circuits imprimés (Printed Circuit Board Manufacturer  du nom anglais de PCB (Printed Circuit Board) ou circuits imprimés ,

- elles produisent de l’assemblage de circuits imprimés et des  sous-ensembles (PCBA, A pour Assembly). Les donneurs d’ordre sont alors nommés Original Equipement Manufacturer (OEM).

 

Actuellement, ces sociétés d’électronique constituent un élément  important des filières de production utilisant l’électronique.

 

 

 

 

Les « Electronic Manufacturing Services » les plus connus sont :

 

Actia Group

All Circuits (issu de MSL et de l’activité EMS de Sagem Communications)

Asteelflash (France)

Benchmark Electronics

Celestica

Enics (Suisse)

Eolane (France)

Flextronics (qui a racheté Solectron)

Jabil

Hon Hai Precision Industries (ou encore Foxconn), le leader

Lacroix Electronics (numéro trois  français)

New Kinpo Group

Plexus

Sagem Industries

Sanmina-SCI

Selha

Shenzhen Kaifa Technology

Tronico

Universal Scientific Industrial Co., Ltd. (USI)

VIDEOTON Holding (Hongrie)

Zollner Elektronik Group (leader Allemand)

 

Encadré  : Les EMS

 


[1]  Alcatel, devenue Alcatel-Lucent depuis sa fusion avec l’américain en 2006, a certes conservé des usines, par exemple à Eu (Normandie) ou Calais (Nord). La société comptait 80 000 salariés dans le monde, contre plus du double en 1995 avant le plan.

Les tentatives de solution pour maintenir la démocratie

Nous nous proposons de regarder les conséquences des beaux discours sur la démocratie participative, mode de démocratie associé ou non à des technologies modernes de communication. Nous nous situons ici dans la lignée de Guy Debord, lequel, dans son essai Commentaires sur la société du spectacle, met en avant l’arrivée d’un « spectaculaire » intégré qui est le mélange du spectaculaire diffus (démocraties occidentales) et du spectaculaire concentré (stalinisme, fascisme et nazisme). Ce ne serait que l’aboutissement d’un capitalisme qui est la mise en œuvre de la légitimation d’une vision unique de la vie via des outils de communications (Debord, 1988).

La démocratie participative en échec

 

L’échec tout relatif de la démocratie participative est à mettre en parallèle avec l’explosion des discours qui l’on accompagnée. Une des raisons de cet échec a été la difficulté ou l’absence de volonté pour mettre en place les outils associés. Une autre raison est qu’elle répond peu aux attentes des citoyens et se faufile dans les mythes de la démocratie. Le psychologue Hervé Bokobsa y retrouve la peur, la prévention et la société de la preuve (Bokobza, 2006, Salgues, 2013). La peur est à l’origine de cette société sécuritaire qui fait l’essentiel du contenu des médias, la peur est fondée sur des impressions, des suggestions. La prévention consiste alors dans la mise en place de moyens de sécurité. Notons cette vérité patente, la vidéo-surveillance n’empêche pas les crimes ; elle les déplace, ou facilite la vie des policiers par le biais d’une hausse du taux d’élucidation. La preuve est attendue mais elle fait l’objet de deux « malheurs ». Ou elle n’arrive jamais, mais ce n’est pas grave aux yeux de ceux qui détiennent le pouvoir, car l’action est mise en place ; ou bien elle existe mais elle est dévoyée. L’affaire du Médiator est typique de l’échec de l’État dans le domaine de la santé publique. Les règles sont respectées. Il faut prouver que le médicament est utile, c’est un fait ; et ensuite, si des acteurs en détournent son usage, qu’advient-il ?

 

L’e-sollicitation

 

L’évolution des systèmes techniques de communication permet de mettre en place une e-sollicitation qui est l’avancée la plus fréquente des organisations, des villes,  des régions et des pays les plus avancés. À la fin des années 90, les exemples de Thouars et d’Agde ont été les plus décrits dans la presse. Il s’agit de mettre au point et d’utiliser des outils de dialogue orientés du citoyen vers les gouvernants. Là et hélas, le syndrome de l’ampoule grillée a frappé ! Les Maires n’ont pas été réélus et les fonctionnaires locaux ont été décriés.

 

Qu’en est-il ? Un citoyen qui s’aperçoit qu’une ampoule ne s’allume plus dans un réverbère situé dans la rue considère que ce fait est plus important pour lui que le débat et les choix politiques en cours. Il fait remonter cette information importante pour sa vie locale via le site de la Mairie ou de la Collectivité territoriale. Malheureusement, elle n’aboutit pas à la bonne personne, cette dernière avertit le bon service, lequel envoie le « bon de réalisation » au prestataire[1] choisi par les élus qui répare la dite lampe dans un délai certes raisonnable,  mais non immédiat. C’est ce délai que le citoyen espérant avoir une réponse immédiate à sa demande n’accepte pas et cela conduit à la sanction de l’élu et à de vives critiques auprès des fonctionnaires ! Le début de la transparence n’a pas été couronné de succès. Par ailleurs, l’exemplarité de l’action du Maire d’Agde menée auprès des gitans alors qu’il tentait de leur inculquer des règles de vivre-ensemble et de les former a été vivement critiquée par l’opposition de l’époque, comme si l’opposition désirait que cette population reste dans le registre des parias. Cette transparence révèle des hypocrisies et du non-dit, lesquels sont eux-mêmes parfois et malheureusement la source de la mise en place d’autres formes de politique ou de réglementation que nous aborderons par la suite (exemple de la « bittomania urbaine[2] », ou encore de la montée d’extrémisme.

 

L’État-procédure

 

Le mythe de la « e-democratie » s’est vu transformé par l’État créateur des procédures. Chaque gouvernement nous annonce la simplification de la vie administrative par des procédures informatisées. Cela fonctionne, si et seulement si vous rentrez dans les cases. Ces dernières masquent des actions non démocratiques et sont très utiles pour le maintien de structures ou d’hommes au pouvoir. D’autant plus que dans ce cas, ce n’est pas le gouvernant qui va faire une erreur mais la machine. Citons également ce système qui permet d’accueillir des entreprises performantes mais dont il faut,  pour l’utiliser ce dispositif, disposer d’un code SIRET, ce qui exclut de fait les autres entreprises européennes. Signalons aussi dans le même registre, l’impossibilité pour les entreprises ne disposant pas d’un établissement en France de répondre à des appels d’offre européens lancés par notre pays, ou bien encore le rejet systématique par les administratifs des réponses dans lequel apparait un citoyen européen  non français car leur logiciel ne sait pas les traiter[3] !

 

Les outils techniques associés permettent de donner du pouvoir à des personnes de faible niveau. L’exemple des agents de sécurité dans les aéroports en est l’un des exemples les plus pertinents. Ces outils techniques permettent de passer du statut de gouvernement à des actions réalisées par les sociétés privées[4].  Ils transforment la relation avec le citoyen en « gestion », ce qui conduit parfois au pire : la marchandisation.

 

À ceci s’ajoute l’utilisation par la société consumériste de la peur à des fins commerciales. Signalons la phrase de Zygmunt Bauman qui affirme que le consumérisme se fonde sur un désapprentissage. Illustrons-là par le biais de l’exemple suivant. Il s’agit d’une agence immobilière du Sud de la France qui construit des lotissements avec gardien et services payants de sécurisation et annonce dans sa plaquette et sa publicité urbaine de 4 mètres sur 3 : « Il faut bien lutter contre la démission de l’État qui ne protège pas ses citoyens ». Beau programme !

 

L’État adore la procédure et l’informatique sait (mal) faire, donc tout va bien !

 

Comment utiliser la vision de Toni et Hardt dans nos démocraties confisquées par les médias, la représentation, les attentes sécuritaires et le pouvoir de l’argent ? Bien entendu, dans le but de faire autrement. Cela impose que l’on  s’aligne sur ce qui est devenu une nécessité, soit la coopération des individus entre eux. Les citoyens utilisent les réseaux pour eux, pour leurs relations. Facebook, etc. sont des outils vedette en la matière.

 

La  réalisation reste complexe. Il s’agit de modifier le rôle des médias d’une part. Autrement dit, comment dissocier le pouvoir normatif des médias des autres formes de leur pouvoir ? Sinon, le citoyen va se trouver en face du message suivant : « Tout le monde fait cela, pourquoi pas toi ? », ce qui contribuera à revenir à l’individualisme néolibéral d’une armée de pingouins-hommes aux ordres des injonctions marchandes et gouvernementales. Ensuite, il faut lutter contre ce que Negri et Hardt nomment le pouvoir répressif, celui qui est souvent issu des attentes sécuritaires.

 

Pour cela, il faut concevoir une théorie de l’évasion. Les technologies de sécurité nous rendent visibles, donc vulnérables. D’où la nécessité de se rendre invisible, d’où les débats sur l’identité numérique, laquelle a été immédiatement mise sur la table par les politiques libéraux qui désirent mettre en place des interdictions.



[1] La réduction du nombre de fonctionnaires à souvent conduit à la disparation du fonctionnaire, employé payé au minimum qui faisait ce travail. Il a été remplacé par une entreprise privée qui en général agit sur bon  de commande. À titre d’exemple, La ville de Sète vient de signer un Partenariat Public Privé (PPP) avec le groupement Citelum-Sogetralec pour la gestion et la modernisation de l’éclairage public. Le coût total pour la ville est de 58 723 700 € TTC à rembourser sur vingt ans, à raison de 2,5 millions d’euros par an dont environ 1,5 millions de matériel et 1 millions d’emplois, ce qui correspond en coût complet à environ l’emploi de 20 fonctionnaires.

[2] Il s’agit d’installer des plots ou bittes d’amarrage sur les trottoirs et d’autres lieux afin d’empêcher les véhicules de passer ou de se garer.

[3] Les logiciels informatiques de marché public imposent aux personnes physique l’introduction de leur numéro de sécurité sociale et elle refuse par exemple et par conséquent le numéro d’identification d’un habitant du pays car son numéro ne commence pas par 1 ou bien 2 !

[4] Le nombre de ces agents privés est tenu secret officiellement, et ce pour des raisons de sécurité. Le nombre révélé pendant la grève de décembre 2011 serait de 10 000 agents. Selon un rapport de 2006 (www.aeroportsdeparis.fr, Sûreté aéroportuaire intitulé « La qualité au service du client », 20 avril 2006), à Roissy, 180 personnes employées du groupe Aéroport de Paris en assurent la coordination.

 

Extrait d’une communication

6éme rencontres
Actualité de la Pensée de Marx et nouvelles pensées critiques
Les 4, 5, 6 décembre 2013 à l’Université Montesquieu (Bordeaux4)
« Demain le monde !? Horizons de civilisation »
Amphithéâtre « Manon Cormier », près de l’IEP (Sciences_Po Bordeaux)
et  le 7 décembre au 15-17 Rue Furtado à Bordeaux (Près Gare St-Jean)

Pourquoi la démocratie est-elle confisquée ?

Dans l’ouvrage intitulé Déclaration. Ceci n’est pas un manifeste, les hommes sont définis selon quatre axes : l’endetté, le médiatisé, le représenté, le sécurisé, axes que nous reprendrons par la suite. Ce qui est le plus important est de noter l’existence d’une forme de confiscation de la démocratie ou encore de perversion démocratique.

 

LA politique confisque la démocratie

 

Même sans reprendre les exemples de ces auteurs, il est devenu presque public d’observer comment LA politique confisque la démocratie. Commençons par l’exemple des communautés de commune, des agglomérations et d’autres structures de coopération communale.  Jusqu’à présent, nous n’avons pas élu nos représentants à la tête de ces structures ; ils ont été désignés parmi des élus dans d’autres communes. Le problème est que ces intercommunalités concentrent l’essentiel des moyens économiques, et donc des moyens d’action. La sécurité routière a été traitée par le pouvoir administratif sans qu’il n’y ait un vrai débat. Comme je le souligne dans mon livre Avenir d’un redressement, tout le raisonnement est focalisé sur l’idée de centrer la réglementation sur la vitesse. C’est une absurdité démontrée par un passage aux limites ; si la vitesse atteint zéro, il n’y aura plus d’accidents de circulation. L’argument utilisé ne résiste pas à une étude fine de quelques accidents. La réduction du nombre des morts sur la route est plus en rapport avec une amélioration de la qualité de la voiture qu’avec cette réduction de vitesse.

 

La perversion démocratique

 

La perversion démocratique est également une forme de confiscation. L’exemple des grandes surfaces est révélateur. Depuis la loi Royer, tous les textes sont « favorables » aux grandes surfaces alors qu’ils sont censés les restreindre. En limitant leurs surfaces par des procédures contraignantes, on gèle les situations et ce gente de magasin est devenu plus concurrentiel car leur chiffre d’affaires au m2 augmente. L’utilisation de l’expression « repos dominical » au lieu de celui de « repos hebdomadaire » est dans le même registre car elle vise les grandes surfaces sans l’avouer ostensiblement. Dans ce débat, il faut noter le glissement sémantique du vocabulaire. Que penser de cette notion dans un État qui se dit laïque, dans lequel les kabbalistes ont pour jour du seigneur le jeudi, les musulmans le vendredi, les juifs le samedi, et bien entendu les catholiques le dimanche ?

 

Soyons clair, l’exemple de l’évaluation universitaire via l’AERES que je cite également dans mon livre ne prend pas en compte la modernité. Pire, les indicateurs et objectifs utilisés sont incohérents avec les annonces politiques…

Des représentants qui ne représentent plus personne

 

Prenons l’exemple de l’UNEF (Syndicat des étudiants français). Fin des années 60, l’UNEF et son président Michel Moussel se félicitaient d’atteindre 100 000 adhérents pour 300 000 étudiants, soir 1 sur 3. En 2012, pour ce qui est de l’UNEF du congrès de Montpellier, le syndicat n’avait plus que 31 000 adhérents alors que l’on comptait plus de 3 millions d’étudiants. Nous pourrions prendre des exemples similaires avec les syndicats ouvriers, … Les commissions et conseils qui interviennent dans le recrutement des dirigeants aux fonctions universitaires ou politiques sont des moyens utilisés par les politiques au pouvoir pour se maintenir. Souvent, le système est fondé sur l’hypocrisie, parfois à la limite de la corruption.

 

La « non-réponse » à la question DES politiques traduit des formes de démission du pouvoir laissant à des obscures commissions construites de façon adéquate la possibilité de prendre les décisions que le politique a choisies (ou parfois de contrecarrer celles-ci). Nous pourrions faire une analyse identique en ce qui concerne les votes de nos parlementaires. Ils se rallient plus aux choix des gouvernements qu’ils ne construisent par eux-mêmes des législations. Souvent les votes sont liés aux partis, seuls quelques députés sont présents et ils votent à la place de leur collègue. Le problème découle du niveau de représentation réelle. Ne faudrait-il pas imposer des quotas de présence aux députés et aux sénateurs pendant les votes, quotas qui devraient être de l’ordre de la majorité des deux tiers ?

Le constat version Tony et Hardt

 

Bien que l’approche de Tony et Hardt soit souvent contestée et ce surtout du fait qu’elle s’attaque par la multitude à la notion marxiste de « lutte des classes », nous analyserons les conséquences de leurs propos dans les lignes qui suivent.

Les événements localisés

 

Ce que nous apprennent Tony et Hardt dans leur dernier livre est une analyse des mouvements comme le « printemps arabe » et « Occupy wall street ». Ces groupes créent rapidement leur propre gouvernance qui passe par l’utilisation des moyens technologiques. Ces moyens technologique permettent de mettre en place des luttes singulières (et non individuelles), qui sont indexées sur les contraintes locales. Ces luttes sont des stratégies de campement que l’on retrouve ces jours-ci dans les événements d’Ukraine.

 

Ces mouvements sont très différents des mouvements altermondialistes qui étaient quant à eux nomades. Ils mettent en place de nouvelles formes d’action politique. Il s’agit de luttes pour le commun, non seulement le bien commun, mais aussi le vivre-ensemble. C’est une contestation de l’impact de la loi de la propriété privée, sans être opposée cependant à la propriété et surtout la propriété publique. C’est une lutte permanente contre des formes de pouvoir de l’État, État qui se manifeste selon différentes formes, par des répressions, des peurs, des biopouvoir ou des installations de vidéosurveillance.

 

L’État antérieur était « le dépositaire de la volonté générale ». Il devient « le garant de l’intérêt général à travers le fonctionnement d’un service public responsable de la mise en œuvre de textes votés par la représentation nationale. » (Jean Louis Laville, 2005)

 

Il est intéressant de noter que les rassemblements se font dans les points focaux au sens géographique du terme, c’est-à-dire les endroits où l’on se rendait spontanément pour rencontrer quelqu’un. Introduire cette idée permet à la fois de relativiser l’influence des réseaux de télécommunication et d’affirmer que ces acteurs font des bons choix afin de rassembler le maximum de personnes.

 

Les conditions de la vie

 

Tony et Hardt ont défini quelque situations : les endettés, les médiatisés, les sécurisés.

 

L’endettement est une condition nécessaire à la vie sociale. Il est pratiquement impossible de vivre sans s’endetter. La culpabilité de ne pas posséder ou de faire est une forme de vie qui se résout par l’endettement. Il faudrait dé-potentialiser notre subjectivité à ce sujet, mais est-ce possible ? Cet endettement permanent change la donne dans l’approche propriétaire. La richesse apparaît davantage par le biais de la rente que par celui du profit. La rente est la valeur moyenne de l’exploitation du développement social.

 

 

 

Le médiatisé

 

Les citoyens ont  plus que nécessaire accès à l’information, aux moyens de communiquer, à la possibilité d’exprimer une opinion. La situation n’est pas seulement informationnelle. Le problème n’est pas d’amener les gens à s’exprimer, mais de trouver des moments de silence pour qu’ils aient quelque chose à dire  (Gilles Deleuze). La distinction entre temps libre et temps de travail intervient également dans cette notion d’homme ou de femme médiatisés pour lesquels les outils de communication permettent de prolonger le temps de travail à la maison.

 

Le sécurisé

 

Les technologies sécuritaires sont de plus en plus puissantes pour s’infiltrer dans la société, dans nos vies, dans nos corps (biopouvoir). L’homme est le sujet de la sécurité, il n’en est plus l’acteur. Nous sommes dans une société où les prisonniers et les gardiens sont les mêmes personnes. Il s’agit de vivre dans l’espoir d’éviter la punition en provenance de menaces extérieures. Cela se traduit par la nécessité de construire des murs et des cloisonnements (Brown, 2010, Salgues, 2013), mais aussi la nécessité d’asseoir le pouvoir sur une peur sociale généralisée, une peur plus « intentionnelle » ou une peur plus perçue que réelle, dans le sens où elle n’existe pas en réalité[1].

 

Le représenté

 

Vouloir intervenir dans le débat pousse rapidement à l’exclusion ; vous devenez un obstacle à la démocratie, vous osez discuter des choix démocratiques. De toute façon, le pouvoir des finances et celui de l’argent se mettent également en travers de certaines décisions, d’autant plus que ces derniers contrôlent les médias. On retrouve cette obstruction des médias à des formes émergentes de démocratie qui se résument en quelques idées. La première se définit comme un isolement par la crainte des représailles. Nous aboutissons à une société sans intelligence, manipulée par le « cirque médiatique »[2], mais dont le « normal » au sens statistique du terme devient la norme à respecter. L’homme singulier dont nous avons parlé ne doit pas exister, car il est remplacé par l’homme individualisé issu des statistiques et respectueux de l’ordre néolibéral. Toute opposition doit être combattue ! Avec cette évolution, va de pair un effondrement des structures de représentation.

 

Du constat aux solutions

 

L’observation des conditions de vie aboutit à un triste constat. Nous sommes en face d’hommes qui acceptent une privation de leurs capacités humaines, tout en restant médiatisés avec une conscience aliénée, ce qui est le propre de la société néolibérale.

 

Les solutions sont alors apparemment simples :

 

• Il s’agit d’avoir un devenir-singulier par opposition au devenir-individuel qui est issu quant à lui de la normativité statistique.

• Le processus de subjectivation commence par le refus, il faut reconnaître le réel.

• Il faudrait redéfinir le lien social qui ne passe pas seulement par l’argent, et par conséquent les initiatives comme les Systèmes d’Échanges Locaux (SEL) et autres monnaies locales qui sont à saluer. Le bitcoin, cette monnaie « non-étatique », en est un autre exemple.

• La coopération et l’interdépendance productive est une nécessité.

• Il s’agit alors de produire de nouvelles vérités avec des médias, des vérités qui ne sont que des outils. Ces nouvelles vérités se rapprocheront de la notion de formations afin que les citoyens puissent participer aux débats scientifiques dans lesquels ils sont exclus par le couple formé par les experts supposés et les gouvernants qui sont supposé décider, ils se retranchent régulièrement derrière des subterfuges pour ne pas réaliser les projets.



[1] Le modèle le plus courant est de produire la peur de se faire attaquer de nuit ; les citoyens ne sortent par conséquent plus, bien qu’il n’y ait aucun risque. Puis, ceux qui sortent sont considérés comme des délinquants car ils osent bafouer le non-écrit et non-réglementé qui est l’interdiction de sortie. La peur devient ainsi une interdiction de fait.

[2] En 1967, Guy Debord publiait l’ouvrage intitulé La société du spectacle chez Buchet-Chastel, ce livre a eu un fort retentissement avec les événements de mai 68, de nombreux auteurs et notamment Giorgo Agamben ont pu souligner  l’exactitude des prédictions.

 

Extrait d’une communication

6éme rencontres
Actualité de la Pensée de Marx et nouvelles pensées critiques
Les 4, 5, 6 décembre 2013 à l’Université Montesquieu (Bordeaux4)
« Demain le monde !? Horizons de civilisation »
Amphithéâtre « Manon Cormier », près de l’IEP (Sciences_Po Bordeaux)
et  le 7 décembre au 15-17 Rue Furtado à Bordeaux (Près Gare St-Jean)

 

Les différents sens du mot politique

En guise d’introduction, revenons tout d’abord sur le sens du mot « politique ». Politique est un mot polysémique par excellence. Il représente tour à tour :

 

-          des notions de civilité que l’on retrouve dans le terme grec politikos, et que je nomme « LES politiques » dans le sens où l’on parle des politiques de sécurité aussi bien au niveau de l’État que dans des organisations ;

-          un mode de fonctionnement d’une société, politeia en grec. « LE politique », dans le sens que je défends, c’est ce qui permet aux hommes et aux femmes de vivre ensemble. Dans nos nations, liberté et égalité en sont les deux principes fondamentaux ;

-          enfin, ce sont des pratiques du pouvoir : politikè. Dans ce cas, LA politique désigne les fonctions autour du pouvoir, le terme fonction étant pris au sens managérial du terme.

 

Les ouvrages de Negri et Hardt[1]  sont le point de départ de ces analyses. Multitudes et  leur nouvel ouvrage intitulé Déclaration. Ceci n’est pas un manifeste nous parlent de démocratie confisquée, ce qui représente en fait une situation actuelle.

 

Ce texte est une forme de proposition et doit être le sujet de discussion.



[1] Nous utiliserons tout le long de ce texte les livres de Negri et Hardt comme références, nous prenons en compte la contestation autour de cet ouvrage et en partie l’abandon de la notion de « luttes des classes ».  Nous utilisons principalement : Déclaration, ceci n’est pas un manifeste et  Raisons d’agir, 2013.*

 

 

 

Extrait d’une communication

6éme rencontres
Actualité de la Pensée de Marx et nouvelles pensées critiques
Les 4, 5, 6 décembre 2013 à l’Université Montesquieu (Bordeaux4)
« Demain le monde !? Horizons de civilisation »
Amphithéâtre « Manon Cormier », près de l’IEP (Sciences_Po Bordeaux)
et  le 7 décembre au 15-17 Rue Furtado à Bordeaux (Près Gare St-Jean)

 

24 heures : Le progrés c’est nous …..

Fondapol, la fondation pour l’innovation politique, organisait le samedi 16 novembre à la mutualité française « 24 heures non stop ». Le thème global était « Le progrès, c’est nous ». Un des thèmes de cette journée était « 100 ans de santé sûre ».

 

Nicolas Bouzou, économiste, nous propose de soigner mieux et pour moins cher. Il nous propose surtout ses services via sa société Asteres.  La proposition du cabinet dans le domaine de la santé est résumée sur son site web par le schéma ci-dessous :

fondapol2013-1

 

Figure 1 : Proposition dans la santé du cabinet Asteres, source cabinet Asteres

Laurent Alexandre, l’un des deux créateurs du célèbre site Doctissimo, se lance dans un nouveau challenge avec d’une part le thème suivant : « La mort de la mort » qui fait référence au titre d’un ouvrage qu’il a publié en 2011. Il prône par ailleurs  la création de la société DNAvision dont l’objectif est de permettre à l’homme de vivre 1 000 ans !

 

Le coup de gueule de Yann Aubé, de la société Celtipharm est quant à lui beaucoup plus intéressant. Yann Aubé veut pouvoir utiliser les données médicales contenues dans les fichiers des caisses d’Assurances maladies. Malgré l’initiative « Open Data », ces données ne sont toujours pas accessibles. L’utilisation de ces données de santé pourrait réduire le nombre des 18 000 morts par an, décès sont liés à des erreurs médicales, des maladies nosocomiales, … Cela permettrait par ailleurs  d’économiser plus de 10 milliards d’euros, ce qui serait en soi positif eu égard à la situation actuelle des finances de la Sécurité sociale.

 

Étienne-Emile Baulieu s’intéresse dans son institut à la maladie d’Alzheimer. Ses travaux portent sur les hormones stéroïdes et leur impact sur la maladie. Le professeur avait montré l’importance du DHEA sur la qualité de la vie des personnes âgées. Parmi ces études, l’une d’entre elles concernant 280 personnes malades ayant entre 60 et 80 ans, traitées par 50 mg de DHEA par jour pendant une durée de un an et plus, a démontré une triple amélioration quant à : la qualité de la peau, de la libido et de la densité osseuse chez la femme ménopausée. La prégnénolone est le précurseur des hormones stéroïdiennes. Cette molécule donne naissance à toutes les autres hormones stéroïdes, tels que le cortisol, l’œstradiol, la progestérone, la testostérone mais aussi le DHEA. La prégnénolone est transformée de façon assez mal connue par le biais de réactions chimiques enzymatique (ce qui reste encore une hypothèse) afin de donner ces dérivés hormonaux. Son niveau dans le corps humain est le plus élevé entre 16 et 17 ans, puis son taux chute fortement pour atteindre son niveau le plus bas vers l’âge de 37 ans. Dans la conférence du Professeur Baulieu, elle apparaît comme une hormone clé dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

 

La Faculté de Médecine de l’Université Stanford a publié une étude intéressante dans le Journal of Neuroscience daté du 13 juin 2012. Chez les femmes porteuses d’une variante génétique dite ApoE4, le cerveau montre des changements caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, changements visibles avant même qu’un premier  symptôme ne se manifeste. De plus,  les hommes et les femmes qui héritent de deux copies de cette variante génétique (une en provenance de chacun des deux parents) courent un risque très élevé pour ce qui est de contracter la maladie d’Alzheimer. La double possession concerne 2 % environ de la population, et 15 % des personnes sont porteuses d’une seule copie du gène ApoE4. L’étude montre l’existence d’une distinction entre hommes et femmes plus âgés en bonne santé porteurs de ce gène. Dans ce groupe, les femmes et non les hommes, montrent des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Cependant, pour trois femmes qui seront atteintes, on ne comptera que deux hommes.

 

À ce stade, nombreux médicament comme les statines sont utilisés pour lutter contre le cholesterol. Ces molécules ont pour effet de diminuer la synthèse de prégnénolone. Ne seraient-elles pas à l’origine de l’augmentation des cas de maladie d’Alzheimer ? Ces résultats, dont les premiers sont assez anciens, ne sont pas négligeables en termes de qualité de vie pour les personnes âgées (peut-être notamment pour ce qui est de la femme de plus de 70 ans).

 

fondapol2013-2

Figure 2 : Modèle de la recherche en médecine (on centre ou pas le titre comme plus haut ou pas ?)

 

 

Le diabète est l’une des ces maladies chroniques que nous propose de traiter Séverine Sigrist. Directrice du Centre européen d’étude sur le diabète, elle a fondé la start-up Defymed avec l’ambition de créer un pancréas bio-artificiel. Un beau projet en perspective !

 

La mutuelle Matmut nous propose d’entreprendre autrement et selon deux axes : mettre en place des solutions à l’efficacité démontrée, et par ailleurs servir les hommes. Cette approche a été présentée par Arnaud Chneiweiss.

 

Dans le premier cas, il explique l’exemple des centres de santé Matmut dont l’efficacité est construite sur une idée simple. Il s’agit de construire une chaîne de production de soin la plus intégrée possible. Cette intégration est valable dans la chaîne de prélèvement pour l’analyse biologique, aussi bien que dans les applications informatiques. Pour les médecins recevant les patients, s’ils ont à faire face à des cas difficiles, une « hotline d’expertise » est à leur disposition.

 

Pour servir les sociétaires, a été imaginé un produit mutualiste simple qui permet trois consultations par an sans qu’il ne reste quoi que ce soit à la charge de ce dernier. Cela permet de servir des populations socialement ou financièrement peu favorisées.

 

Watchfrog est le nom de la start-up fondée par Barbara Demeneix, Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle. Cette start-up part de la récession du crétinisme dans notre civilisation, récession liée à un constat assez ancien et elle s’insurge contre le phénomène des perturbateurs hormonaux.  Sans un minimum d’hormones thyroïdiennes au bon moment, le têtard de grenouille reste une larve et le bébé humain se retrouve atteint de crétinisme. Ce phénomène de crétinisme étant désormais bien connu, les enfants sont testés dès la naissance et sont traités en conséquence.

 

Un problème nouveau vient de ce que l’on nomme un « perturbateur endocrinien ». Les molécules thyroïdiennes ressemblent à celle des plastifiants, des pesticides, de certains retardants. Elles concernent environ 84 000 produits  de base couramment utilisés. À ce ceci, s’ajoute le manque d’iode dans notre alimentation actuelle.

 

La communauté ne craint-elle pas ce phénomène de crétinisme ? Telle est la question posée par Barbara Demeneix sur ce sujet, sujet qui reste en soi complexe. Un premier travail avait été couronné de succès en 2001 avec la mise au point d’une méthode de fluorescence qui a été largement améliorée dès 2006, puis plébiscitée le 7 février  2013 dans un article de Scientific American. Actuellement 1 enfant sur 6 serait contaminé, ceci étant dû en grande partie au phénomène de l’exposition des femmes au PCB. Une telle exposition correspond à 10 points de Q. I.  perdus pour les enfants en gestation. Il en est de même pour les pesticides et les « retardeurs de flamme[1] ». C’est l’homologie de structure qui fait que ces produits remplacent l’hormone thyroïdienne. Eu égard aux enjeux financiers et économiques que représentent ces molécules, un premier travail serait de faire un criblage des matières les plus dangereuses.

 

Alors que le pourcentage de crétinisme diminue, la chercheuse constate l’augmentation de l’autisme. Si l’autisme augmente, la France passera de 6 millions  d’enfants « doués » (dotés de capacités supérieures à la moyenne) à seulement 2 millions d’enfants doués, ce qui représentera un coût, sans compter les effets sociaux qui en résulteront.

 

« Santé active » est un programme des Caisses d’assurance maladie, lesquelles doivent faire face à une butée des possibilités assurantielles avec une dette sociale de 160 milliards d’euros qui provient principalement du développement des affections chroniques. Patrick Négaret, un des Directeurs de caisse, a présenté le programme « Santé Active ». Il s’agit de faire en sorte que l’on soit, selon ses termes,  dans une « situation de santé  active et pas assurance maladie ». La caisse a créé des outils pour cela : éléments de communication ou ateliers de coaching sur des thèmes comme la santé du dos, la santé du cœur, … Sur la population concernée par ce programme, on a pu montrer une diminution des dépenses de soin. Ce programme est associé avec des outils de santé en ligne, un programme de retour à domicile, ainsi que le programme national Sophia (ce programme a été mis en œuvre par les sociétés Altran et Healthways[2]). « Sophia » est l’un des plus importants programmes européens d’accompagnement personnalisé des patients atteints de maladies chroniques, principalement en ce qui concerne le diabète.

 

Pour les programmes de construction et d’infrastructure, Patrick Négaret propose de prendre en compte l’impact santé et non seulement l’impact écologique. Il donne plusieurs exemples, dont celui qui consiste à améliorer un parcours urbain : on dénombre alors moins de chutes et par conséquent moins de chirurgie orthopédique !

 

Arnaud Munnich s’intéresse quant lui au handicap chez l’enfant. Il vient de créer la « fondation imagine », un institut sur les maladies génétiques. Pour lui, des occasions de valoriser la recherche ont été perdues, car l’archaïsme de la recherche en agence paralyse l’innovation. Le bâtiment de la fondation, construit par l’architecte Nouvel, est adossé à l’hôpital Necker enfant malade.Cette fondation s’intéressera aux 20 000 enfants atteints de maladies rares. Pour lui, son institut représente en soi la preuve que l’on peut attirer les meilleurs chercheurs sur ce type de thème en France.

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

Sur la journée « le progrès c’est nous » : www.leprogrescestnous.fr et la fondation pour l’innovation politique qui est l’organisateur : www.fondapol.org/

 

Sur Alzheimer : lire l’article de Baulieu E.E., Robel P., Fellous A., Duchossoy Y., Fontaine-Lenoir V., David S., « MAPREG: toward a novel approach of neuroprotection and treatment of Alzheimer’s disease », J. Mol. Neurosci., 2004, 24(1):63-5, review.

Pour la société Asteres : http://www.asteres.fr

Pour la société Celtipharm : http://www.celtipharm.org

Pour le programme de la CNAM « santé active » : http://www.masanteactive.com

Sur le diabète : http://www.ceed-diabete.org

Pour DNAvision : http://www.dnavision.com

Pour l’Institut Beaulieu : http://www.institut-baulieu.org

Pour la mutuelle Matmut ; http://www.matmut.fr

Pour la société Watchfrog : http://www.watchfrog.fr

 

 



[1] Ce sont des produits introduits dans des matières pour retarder leur inflammation.

[2] La Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), a attribué à Altran et Healthways l’assistance à maîtrise d’œuvre de son programme d’accompagnement « Sophia » pour une durée de 4 ans en mars 2011.

Comment changer le comportement des gens ?

Parmi les challenges du monde digital global  relatif au contenu et à la créativité, notons celui de la création de contenus aptes à faire changer de style de vie des personnes.

 

De manière spontanée, on pense à ce type de changement avec des objectifs marketing, mais il est aussi très important de construire des contenus  en relation avec des raisons de santé publique ou encore la création de contenus destinés à des programmes de prévention en matière d’accidents de la route pour les jeunes conducteurs. Dans ce dernier cas, les contenus seront construits avec les éléments issus d’analyses d’accidents et pourront prendre la forme de jeux. Les slogans « C’est quand vous mangez dans votre voiture que les accidents arrivent » ou « c’est quand vous conduisez en utilisant votre mobile dans la voiture que les accidents se produisent » ne seront plus des messages sous forme publicitaire sinon les résultats de la « découverte » et  des « connaissances acquises » par ceux qui vont utiliser ces nouveaux outils de l’Internet.

 

Autre exemple, un projet consiste à faire en sorte que les gens soient plus « verts » dans la vie en Inde  afin d’éviter d’augmenter le taux de pollution urbain. La méthodologie a été utilisée de manière identique.

 

Ces nouveaux outils fondés sur des jeux et des simulations sont plus efficaces en termes de politique publique que les messages publicitaires classiques.

 

Le Patient Certificate Scheme (PCS) est donc une approche nouvelle. Il s’agit de permettre aux personnes de devenir plus conscientes des risques afin que ces dernières prennent les mesures nécessaires pour leur santé ou pour favoriser un comportement plus social. Le but est de promouvoir le bien-être de tous à long terme, mais avec une productivité accrue et dans un monde meilleur, ce qui est en soi une équation complexe.

 

Il s’agit d’une boîte à outils qui se nourrit d’informations sur mesure,  de modes de communication incitatifs. Cette approche met l’accent sur l’individu. Elle lui présente de nouveaux moyens pour générer des motivations personnelles. Ce sont des nouvelles façons de se servir des informations et des technologies de communication (TIC) dans le but de renforcer la responsabilisation de chacun et de changer les comportements destructifs qu’adoptent certains. LearnforLife est une entreprise soutenue par PCS Ltd. Elle est chargée de préparer, organiser, lancer et mettre en œuvre les outils et les actions.

 

Source : Présentation d’Ingrid Anderson au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

Pour en savoir davantage : Patient Certificate Scheme, LearnforLife®,  Postal adress: PO Box 298, 201 22 Malmö, Sweden, Tel :  +46-(0)40-176502, Fax :  +46-(0)40-176501, mail :info@patientcertificate.com, site web : http://www.patientcertificate.com/

Comment faire une politique de l’Internet performante ?

L’OCDE a dans son champ de compétence l’économie de l’Internet

 

Comment faire une politique efficace de l’Internet ? Telle est la question à laquelle l’OCDE a essayé de répondre en se focalisant sur trois points :

 

- la productivité,

- l’innovation et croissance,

- la création d’emplois.

 

Ces trois points ont été mis en avant en fonction du principe selon lequel les technologies de l’Internet sont des « créateurs » d’activité.  C’est pour cette raison que l’OCDE s’est lancée en 2011 dans la production de recommandations sur les principes pour faire une politique Internet (Internet Policy Making Principle).  L’organisation internationale a défini 14 principes, qui ont été révélés par l’observation des bonnes pratiques dans ce domaine.

 

 

Version anglaise (original) et traduction  en français

Promote and protect the global free flow of information; Promouvoir et protéger le flux libre (gratuit) et global d’informations
Promote the open, distributed and interconnected nature of the Internet; Promouvoir la nature ouverte, distribuée et connectée d’Internet
Promote investment and competition in high speed networks and services; Promouvoir l’investissement et la concurrence avec des réseaux à très haut débit et des services
Promote and enable the cross-border delivery of services; Promouvoir et permettre la fourniture de  services transfrontaliers
Encourage multi-stakeholder co-operation in policy development processes Encourager la coopération de multi-partie-prenante dans des processus politiques de développement
Foster voluntarily developed codes of conduct Favoriser des codes de conduite volontairement développés
Develop capacities to bring publicly available, reliable data into the policy-making process Développer des capacités pour fournir des données publiquement disponibles, fiables dans le processus décisionnaire
Ensure transparency, fair process, and accountability Assurer la transparence, les processus justes et la responsabilité
Strengthen consistency and effectiveness in privacy protection at a global level Renforcer la cohérence et l’efficacité dans la protection de vie privée à un niveau global (mondial)

 

Maximise individual empowerment Maximiser la responsabilisation individuelle
Promote creativity and innovation Promouvoir la créativité et l’innovation
Limit Internet intermediary liability Limiter la responsabilité des intermédiaires en ce qui concerne Internet
Encourage co-operation to promote Internet security Encourager la coopération pour  promouvoir la sécurité sur Internet
Give appropriate priority to enforcement efforts Donner la priorité appropriée pour favoriser l’action

 

 

L’organisation  recommande aux pays membres de les mettre en place. La Colombie, le Costa Rica, la Lituanie ont adopté les mêmes principes que les pays de l’OCDE.

 

 

Source : présentation de Jorgen Abild Andersen, OCDE, au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

 

Pour en savoir davantage : http://www.oecd.org/internet/ieconomy/49258588.pdf

 

 

Les cités des métiers, mondialisation d’un concept pour lequel le numérique est la clé !

La notion de cité des métiers a vu le jour à Paris, en 1993 à la cité des sciences de la Vilette.

 

Les cités des métiers sont définies par cinq critères :

 

-          être centré sur les besoins des personnes et être ouvert à tous,

-          être accessible largement (accès libre, self-service, confidentialité),

-          être dédié à tous les secteurs professionnels ou tout sujet,

-          être supporté par un large partenariat de conseil et de financement (incluant les principaux acteurs de l’emploi et du conseil),

-           fonder sur une interaction des différents types de support et de média (conseil, outils personnels et dynamique de groupe).

 

Les cités des métiers ont proliféré dans le monde.

 

Dates Principales évolutions
1999-2000 Première extension des cités des métiers : 4 en France, 2 en Italie
2001 10 cités dans 5 pays, création du CDM NGO Network, réseau des cités
2013 39 cités dans 9 pays et 80 centres associés

 

Tableau 1: Évolution du nombre des Cités des métiers

Les cités des métiers ont évolué avec les technologies. Il y a eu différentes étapes décrites dans le tableau ci-dessous.

 

Année Contenu
1995 Un endroit où l’on vient chercher des informations
1997 Donner des accès aux contenus de la maison et à des événements y compris depuis l’extérieur
2004 Début des applications mobiles
2008 Séparer ce qui est plus facile à faire en ligne et lors d’une  rencontre physique et par conséquent choisir la meilleure façon de répondre
2011 Approche de type Livings Labs
2012 Utilisation des réseaux sociaux
2014 Approche incubateurs de communauté avec des outils en ligne

 

Tableau 2: Évolution du fonctionnement des cités des métiers

 

L’approche « Living Labs » a été une phase importante dans le développement. Il s’agissait de compenser :

 

-          l’isolement lié à une plus grande utilisation des écrans,

-          la pseudo-convivialité créée par les réseaux sociaux,

-          l’effet du « trop d’information » ou encore d’infobesité.

 

Il fallait donc créer des situations d’apprentissage et d’échange. C’est pour cette raison que les cités des métiers ont mis en place des groupes de travail organisés en sessions, ainsi que des clubs, la réception d’utilisateurs à l’extérieur des locaux, des ouvertures le soir et des interviews de dernière minute avant la rencontre des recruteurs avec des self-feedback. Ces actions consistaient aussi dans la découverte des outils en ligne pour trouver des « jobs » sur Internet et sur les réseaux sociaux. Un certains nombre de clubs ont été créés. Ils correspondent à des populations particulières : travailleurs disqualifiés, migrants, malades chroniques et travailleurs âgés. L’idée dans ce cas est d’accueillir leurs réunions en facilitant leur mise en œuvre tout en laissant les acteurs se prendre en main. Il s’agit de créer un incubateur de communauté. L’approche suivante sera de construire des outils en ligne pour devenir encore plus efficace. La dernière action, en l’occurrence la plus récente, consiste à se demander comment utiliser  les réseaux sociaux pour cela.

 

Latinos Travailleurs de plus de 45 ans Contexte de perte d’emploi économique
Post Gradué universitaires Malades chroniques Religieux
Amélioration des compétences Trans-genre Artistes
Femmes créatrice d’entreprise Compétences provenant d’ailleurs Activités complémentaires

 

Tableau 3 : Exemple de type de groupes créés

 

Source : Intervention d’Olivier Las Vergans au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

 

Pour en savoir davantage : http://www.reseaucitesdesmetiers.com/

Le dîner de réception à la Préfecture de Trieste

Les menus de gala à la préfecture de Trieste sont, paraît-il, à la hauteur de la beauté de l’endroit. Imaginer une belle salle de réception avec à chacune des extrémités, une pièce qui serait à la fois un bureau et un boudoir des plus intimes qui soit !

 

Le menu du Global Forum :

 

Cooked Ham from Trieste in crust bread

San Daniele Ham DOP

Montasio Cheese frech and Aged

Cheese selection from Carso and Carnia with various honeys and mustards

Salami

Goose Salami

Typical Salami with vinegar

Anchovies “Trieste Style”

Purée of dried Cod

Pasta and Beans in Box

Pitina fromTramontina Valley

Tagliatelle with San Daniele

Pumkin Dumplings with Ricotta from Carnia

Ricotta Cream with Honey from Carso

Gubana with Grappa

Preznits

Salade de fruits

 

Bon, avec ce menu, si rien n’était digne de vous plaire, c’est que vous avez un palais trop délicat. En ce qui concerne les vins, ils étaient tous excellents. Par conséquent, je ne saurais vous conseiller… En voici la liste :

 

Ribolla Gialla Brut, Vigna Angeli, Prepotto

Vitovsak DOC Carso, Skerk

Merlot selezione DOC Collio, Vini Pascolo

Verduzoo Friulana DOC Friuli Colli Orientali, Rodaro Paolo

 

La soirée était animée comme il se doit par un orchestre de musique de chambre d’excellente facture. Il s’agissait du Zilanski Mariage Ensemble. Malheureusement, les échanges verbaux des convives ne permettaient guère de l’entendre, à moins de se trouver à proximité…

 

 

Source : Welcome Diner, Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

Au sujet de l’orchestre Zilansky Mariage Ensemble : https://www.facebook.com/pages/Zilansky-Ensemble/120776718111454, mail : zilansky@gmail.com, Téléphone : 349 289 75 35