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D’Hippocrate à e-ppocr@te, les systèmes d’information en santé et l’éthique … un nouvel ouvrage

ISTE Editions vous annonce la parution d’un nouvel ouvrage sous la direction de Bruno Salgues dans la collection Systèmes d’information, web et informatique ubiquitaire dirigée par Jean-Charles Pomerol

Les systèmes d’information en santé et l’éthique
d’Hippocrate à e-ppocr@te


Jérôme BérangerEconomiste et gestionnaire de santé, Jérôme Béranger est consultant sénior et chercheur associé (PhD) pour la société Keosys. Ses recherches portent sur l’éthique et la sociologie des systèmes d’information destinés à l’e-santé, les m-health et les Big data.
Le livre est disponible en ebook au prix de 9,90 euros (prix réservé aux particuliers).
Le livre est disponible en  version papier au prix de 69 euros.
La numérisation exponentielle des données médicales a entraîné une transformation de l’exercice de la médecine. Cette évolution soulève notamment une nouvelle complexité des problèmes entourant les NTIC en santé. Le bon usage de ces outils de communication – la télémédecine, l’e-santé, les m-health, les Big data médicaux – doit permettre d’améliorer la qualité du suivi et de la prise en charge des patients pour un système d’information à « visage humain ».Face à ces enjeux, Les systèmes d’information en santé et l’éthique analyse sous un angle déontologique la relation médecin-patient, le partage, la transmission et le stockage de l’information médicale, établissant les repères d’une éthique propre à la numérisation de l’information médicale. S’appuyant sur des recommandations de bonnes pratiques étroitement associées à des valeurs, cette modélisation développe des outils de réflexion et présente les clés pour comprendre les enjeux décisionnels qui tiennent compte à la fois des contraintes technologiques et du caractère complexe de la réalité humaine en médecine.
Sommaire1. L’émergence de l’information médicale face aux enjeux de l’éthique personnelle et sociétale
2. La communication dans la relation médecin-patient orientée autour de la décision médicale
3. Le traitement de l’information médicale dans le droit
4. La modélisation éthique : de la conception à l’utilisation du système d’information
5. Les applications de ce modèle éthique
6. Les changements environnementaux indispensables entourant les SI en santé
7. L’organisation des SI tournée vers l’éthique et la connaissance médicale partagée
8. Une médecine personnalisée orientée vers l’éthique418 pages – Mars 2015
Ouvrage papier – broché
ISBN 978-1-78405-070-2

 

Pour acheter l’ouvrage : http://iste-editions.fr/products/les-systemes-d-information-en-sante-et-l-ethique

Pour acheter et consulter d’autres ouvrages écrits ou dirigés par Bruno Salgues: http://salgues.sopixi.fr/

Pour toute information complémentaire, merci de nous contacter à info@iste-editions.fr

Retrouvez toutes nos publications sur le site http://iste-editions.fr/

Les rencontres du progrès médical, le SNITEM et les dispositifs médicaux

Organisé par le SNITEM, les rencontres du Progrès Médical ont eu lieu le Jeudi 27 novembre 2014 à l’Institut Pasteur, 28 rue du Docteur Roux, Paris 75015, Hall CISS. Ce texte reprend l’essentiel des présentations qui se sont déroulées à cette occasion.

Le SNITEM et les dispositifs médicaux

Le SNITEM[1] est le syndicat professionnel des fabricants de dispositifs médicaux[2]. Les dispositifs médicaux sont à la convergence de cinq groupes de technologies comme le décrit le tableau ci-dessous.

Technologies Contenus
Industrie de la mécanique Robotique

Optique

Mécanique

Matériaux

Industrie du logiciel Logiciels et programmes
Industrie des biotechnologies Bio-marqueurs

Bio-médicaments

Génétique

Nanotechnologies

Industrie pharmaceutique Produits combinés de médicament et service

Vérification de l’observance

Industrie de l’électronique Téléservices

Microélectronique

Technologie de l’information et de la diffusion, dont RFID

Simulation

 

Tableau 1 : Technologies nécessaires des dispositifs médicaux


[1] Le syndicat SNITEM regroupe des entreprises industrielles du secteur des dispositifs médicaux. Pour en savoir plus : http://www.snitem.fr/

[2] La Directive européenne 93/42/CEE définit le dispositif médical comme  » un instrument, appareil, équipement ou logiciel destiné par son fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins notamment de diagnostic, prévention, contrôle, traitement, atténuation d’une maladie ou d’une blessure « .

L’exemple de servicisation : Komatsu

L’exemple de la société Komatsu[1] est emblématique, car il a permis à cette entreprise de devenir le leader et donc de détrôner Caterpillar.

 

Komatsu a équipé ses camions et ses pelleteuses d’équipements pour suivre les opérations à distance et permettre le management de la flotte. L’offre nommée Komtrax est une application mobile, compatible avec iPhone, iPad et les Smartphones Android. Elle permet donc de gérer à distance, de façon proactive et en tout temps, un parc d’équipements mobile de la société (camions, pelleteuses, équipements de chantier. Parmi les données relevées, notons les heures d’utilisation (SMR), la consommation de carburant, des codes d’alerte  en particulier des pannes, le suivi des déplacements  et des itinéraires, ainsi que la localisation par GPS.

 

 

 

 

Ce texte doit beaucoup a mes discussions avec Yoshio Tanaka, Professeur de dynamiques des technologies au  département du  Management des Technologie (MOT), Université des sciences de Tokyo au cours du Global Forum « Shaping the Future 2013, Driving the digital future, strategies to grow stronger communities and businesses », les 28 et 29 octobre 2013, Palazzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie.



[1] Komatsu est une marque déposée. Komtrax est une marque déposée de Komatsu America Corp., qui est un concessionnaire autorisé de Komatsu Ltd.

Comment changer le comportement des gens ?

Parmi les challenges du monde digital global  relatif au contenu et à la créativité, notons celui de la création de contenus aptes à faire changer de style de vie des personnes.

 

De manière spontanée, on pense à ce type de changement avec des objectifs marketing, mais il est aussi très important de construire des contenus  en relation avec des raisons de santé publique ou encore la création de contenus destinés à des programmes de prévention en matière d’accidents de la route pour les jeunes conducteurs. Dans ce dernier cas, les contenus seront construits avec les éléments issus d’analyses d’accidents et pourront prendre la forme de jeux. Les slogans « C’est quand vous mangez dans votre voiture que les accidents arrivent » ou « c’est quand vous conduisez en utilisant votre mobile dans la voiture que les accidents se produisent » ne seront plus des messages sous forme publicitaire sinon les résultats de la « découverte » et  des « connaissances acquises » par ceux qui vont utiliser ces nouveaux outils de l’Internet.

 

Autre exemple, un projet consiste à faire en sorte que les gens soient plus « verts » dans la vie en Inde  afin d’éviter d’augmenter le taux de pollution urbain. La méthodologie a été utilisée de manière identique.

 

Ces nouveaux outils fondés sur des jeux et des simulations sont plus efficaces en termes de politique publique que les messages publicitaires classiques.

 

Le Patient Certificate Scheme (PCS) est donc une approche nouvelle. Il s’agit de permettre aux personnes de devenir plus conscientes des risques afin que ces dernières prennent les mesures nécessaires pour leur santé ou pour favoriser un comportement plus social. Le but est de promouvoir le bien-être de tous à long terme, mais avec une productivité accrue et dans un monde meilleur, ce qui est en soi une équation complexe.

 

Il s’agit d’une boîte à outils qui se nourrit d’informations sur mesure,  de modes de communication incitatifs. Cette approche met l’accent sur l’individu. Elle lui présente de nouveaux moyens pour générer des motivations personnelles. Ce sont des nouvelles façons de se servir des informations et des technologies de communication (TIC) dans le but de renforcer la responsabilisation de chacun et de changer les comportements destructifs qu’adoptent certains. LearnforLife est une entreprise soutenue par PCS Ltd. Elle est chargée de préparer, organiser, lancer et mettre en œuvre les outils et les actions.

 

Source : Présentation d’Ingrid Anderson au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

Pour en savoir davantage : Patient Certificate Scheme, LearnforLife®,  Postal adress: PO Box 298, 201 22 Malmö, Sweden, Tel :  +46-(0)40-176502, Fax :  +46-(0)40-176501, mail :info@patientcertificate.com, site web : http://www.patientcertificate.com/

Comment faire une politique de l’Internet performante ?

L’OCDE a dans son champ de compétence l’économie de l’Internet

 

Comment faire une politique efficace de l’Internet ? Telle est la question à laquelle l’OCDE a essayé de répondre en se focalisant sur trois points :

 

- la productivité,

- l’innovation et croissance,

- la création d’emplois.

 

Ces trois points ont été mis en avant en fonction du principe selon lequel les technologies de l’Internet sont des « créateurs » d’activité.  C’est pour cette raison que l’OCDE s’est lancée en 2011 dans la production de recommandations sur les principes pour faire une politique Internet (Internet Policy Making Principle).  L’organisation internationale a défini 14 principes, qui ont été révélés par l’observation des bonnes pratiques dans ce domaine.

 

 

Version anglaise (original) et traduction  en français

Promote and protect the global free flow of information; Promouvoir et protéger le flux libre (gratuit) et global d’informations
Promote the open, distributed and interconnected nature of the Internet; Promouvoir la nature ouverte, distribuée et connectée d’Internet
Promote investment and competition in high speed networks and services; Promouvoir l’investissement et la concurrence avec des réseaux à très haut débit et des services
Promote and enable the cross-border delivery of services; Promouvoir et permettre la fourniture de  services transfrontaliers
Encourage multi-stakeholder co-operation in policy development processes Encourager la coopération de multi-partie-prenante dans des processus politiques de développement
Foster voluntarily developed codes of conduct Favoriser des codes de conduite volontairement développés
Develop capacities to bring publicly available, reliable data into the policy-making process Développer des capacités pour fournir des données publiquement disponibles, fiables dans le processus décisionnaire
Ensure transparency, fair process, and accountability Assurer la transparence, les processus justes et la responsabilité
Strengthen consistency and effectiveness in privacy protection at a global level Renforcer la cohérence et l’efficacité dans la protection de vie privée à un niveau global (mondial)

 

Maximise individual empowerment Maximiser la responsabilisation individuelle
Promote creativity and innovation Promouvoir la créativité et l’innovation
Limit Internet intermediary liability Limiter la responsabilité des intermédiaires en ce qui concerne Internet
Encourage co-operation to promote Internet security Encourager la coopération pour  promouvoir la sécurité sur Internet
Give appropriate priority to enforcement efforts Donner la priorité appropriée pour favoriser l’action

 

 

L’organisation  recommande aux pays membres de les mettre en place. La Colombie, le Costa Rica, la Lituanie ont adopté les mêmes principes que les pays de l’OCDE.

 

 

Source : présentation de Jorgen Abild Andersen, OCDE, au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

 

Pour en savoir davantage : http://www.oecd.org/internet/ieconomy/49258588.pdf

 

 

Aprés le Huffington Post, l’atelier, deux articles sur le Phone Block ou je suis cité!

Et voila pour les liens:

http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/13/phonebloks-concept-telephone-realisable_n_3919397.html?utm_hp_ref=france

 

http://www.atelier.net/trends/articles/personnalisation-hardware-mobile-tendance-un-mouvement-durable_424847

Bonne lecture…

 

 

Comprendre la virtualisation

Le tableau ci-dessous fait une analyse de la virtualisation

 

Eléments d’analyse Virtualisation du poste de travailVDI ou Virtual Desktop Infrastructure Virtualisation des applications BYODBring your own device  ou Apportez vos appareils personnels
Nom court VDI étendue VDI Standard Publication native Isolation des applications Tablettes, Smartphone
Contenu Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system personnalisé Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system mutualisé Exploitations d’applications centralisées sur client lourd ou sur poste VDI Chaque application est isolée dans une bulle dans  le serveur. La partie cliente est installée et simulée sur les postes
Avantages Liberté de la personnalisation de l’environnementMise en œuvre assez simple Facilité d’utilisationPeu de difficultés et d’interaction entre les applications

Déploiement facile et immédiat

Maintenance et mise à jour très bonne

Traite facilement l’hétérogénéité des serveurs

Administrables à distance

 

Utilisation unitaire assez simpleTraite individuellement les applications difficiles

Sécurité des données

Utilisable par des personnes très mobiles
Inconvenients Multitude d’environnements à gérerDemande des méthodologies de déploiement Peut poser des difficultés de mises en œuvre de certaines applications Maintenance et mise  à jour complexeLicence des logiciels surcouche des serveurs

Interaction complexe ente les applications

Restriction d’usage des applications
Rapport au coût Rapport coût simplicité excellentCoût des infrastructures de communication plus élevé Coût plus élevé Parc installé plus important Coût initial et d’exploitation plus importants
Contraintes Administration à distance quasiment impossible Puissance nécessaire pour supporter les nouvelles applications de plus en plus consommatrices Problématique de connexionRestriction parfois liée à la taille de l’écran

Contrainte de connexion

Usage Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Demande des développeurs pour créer et gérer les applications Simple lorsque l’on est en mobilitéLimitation à la bureautique

 

Tableau 5 : Différences entre diverses solutions de poste de travail

Sources :

 

22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Systancia est un éditeur de logiciel de virtualisation de postes de travail et d’applications. Systancia,  Actipolis III,  3, rue Paul Henri Spaa , 68390 Sausheim, site web : http://www.systancia.com/, mail : info@systancia.fr

 

Le Système d’information peut-il contribuer au développement durable ?

Le Système d’information peut-il contribuer au développement durable ? Tel est l’objectif de « l’opération framboise »

 

« L’opération framboise » est le nom de code pour l’introduction d’ordinateurs « Raspberry » au sein du groupe hospitalier Le Creuzot-Monceau.

 

Après avoir fait un bilan économique d’une centralisation des opérations, il fallait trouver également une solution pour remplacer le parc. Le constat a été rapidement établi. Un « ordinateur-tour » coûte entre 400 à 500 euros. Un portable coûte plus de 600 euros. Un Raspberry coûte 40 euros ; avec la connectique, clavier et écran, le prix atteint 150 euros.

 

La question principale a été de donner davantage d’autonomie à l’utilisateur. Pour cela, certaines questions se sont posées. Comment équiper des chariots mobiles et  passer d’un coût de 4 000 euros  à 1 500 euros ?

Comment répondre à la mobilité à l’intérieur et hors de l’établissement ? Comment faciliter le partenariat ?

 

En termes de système d’information, il s’agissait de répondre à des nouveaux usages et à l’évolutivité du parc. En même temps, deux objectifs complémentaires étaient visés : renforcer la haute disponibilité, sécuriser les données. La virtualisation du poste de travail a été la solution retenue.

 

Il s’agissait donc d’une virtualisation étendue du poste de travail (VDI  pour  Virtual Desktop Infrastructure). Cette virtualisation a essayé de profiter du système d’exploitation  à  disposition (OS ou Operating System)  afin de personnaliser l’environnement de chacun. Il a été possible d’admettre une logique BYOD  (abréviation de l’anglais « Bring your own device » ou « Apportez vos appareils personnels »).

 

Avec cette logique, l’utilisation de ce type de système pourrait être étendue à la surveillance et la sécurité des locaux, à la connexion de lecteurs de carte RFID (de l’anglais radio frequency identification) et aux badgeuses horaires.

 

Cette solution est dans une logique de développement durable. À chaque vente, la fondation qui a développé Raspberry verse une aide aux pays en voie de développement. La consommation d’énergie est de 2 Watt contre 50 à 100 Watt pour un ordinateur classique. En termes de coûts, cette solution permet de réaliser entre 5 et 30 % d’économie.

 

La virtualisation des applications a été  réalisée par le développement de briques technologiques. Elles doivent permettre la portabilité des usages et dédier des environnements

 

Que ce soit en ce qui concerne la virtualisation des postes de travail, tout comme celle des applications,  la limite est le coût des infrastructures de communication. Pour  1 000 postes de travail dans l’hôpital, 90 % de la population se connecte.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

Les 5 priorités de la stratégie des systèmes d’information de santé

 

Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, a présenté les cinq objectifs prioritaires de son action.

 

Objectif 1

 

Ce premier objectif concerne le déploiement du dossier médical personnel version 2 et des messageries sécurisées. Des systèmes d’information support de la coordination des soins doivent être mis en place. Il y a  une volonté de les déployer en parallèle. Le repérage des choix des professionnels sera alors la source ou la découverte de la bonne solution. À cette occasion, l’objectif est d’envoyer les lettres de sortie dans un délai raisonnable. En énonçant cet objectif, Philippe Burnel nous a laissés dans le flou de cette nouvelle version du DMP.

 

Objectif 2

 

Il s’agit d’aider le patient à s’orienter dans les systèmes de santé. La première étape a été la base de données sur le médicament. Elle se caractérise par une mise en cohérence des informations issues de différents services et agences. La capacité à coordonner les différents sites web, les services et les productions administratives existantes sera poursuivie.

 

Objectif 3

 

L’ouverture raisonnée des données de santé et sociales est l’un des objectifs. Le délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé définit trois types de données. Les données nominatives dont le cadre juridique est déterminé et qui ne sont partageables qu’entre les professionnels (c’est parfois limité aux professionnels de santé). Les données statistiques totalement anonymes ont pour vocation d’être diffusées. Les données apparemment nominatives, mais dont il est possible de re-identifier le patient, nécessiteront une régulation de l’accès.

 

Objectif 4

 

Le déploiement de la télémédecine est le quatrième objectif. Il correspond à la mesure 33 du Conseil de filière annoncé par le Président de la République. Il s’agit de favoriser le développement de la télémédecine. Il sera intégré dans l’article 29 du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

 

Objectif 5

 

Il s’agit de mettre en place des outils pour la réorganisation de vigilance et surtout d’augmenter le taux de collecte. C’est un vaste chantier de mise en œuvre, car il doit prendre en compte notamment des données sociales et des informations provenant des services qui n’ont pas pour vocation exclusive la santé.

 

Actions transverses

 

Les actions transverses concernent en premier lieu la poursuite de l’incitation, pour ce qui est des professionnels de santé, à utiliser les nouvelles technologies ainsi que la sécurité des systèmes d’information.

 

La directive européenne sur le flux transfrontalier, et en particulier l’article 14 qui s’impose à tous les pays dès novembre 2013, imposera un cadre de travail. Ce dernier comprend des points d’interopérabilité et l’identification des professionnels de santé, les problèmes de la nomenclature des soins. Il s’agira de déterminer un ensemble de données dont chaque État s’engage à faciliter le recueil et de rendre possible les prescriptions en ligne. Ce dossier de synthèse  minimum  sera basé sur les travaux du groupe epSOS[1] (epSOS – European Patients – Smart open Services). epSOS utilise la base SNOMED (Systematized NOmenclature of MEDical fields). Une recommandation porte sur le volet médical de synthèse. Il suffit par la suite de déposer ce recueil dans le DMP version 2 pour se mettre en conformité. La seule vraie difficulté concernera le codage dont on ne connaît pas de solution simple, et ce compte tenu du caractère fortement sémantique. Il y a une véritable divergence entre les pays européens, car, par exemple, la France n’utilise toujours pas SNOMED dont la dernière version n’est pas traduite en français.

 

 

 

Au sujet de SNOMED et ICD

 

SNOMED Clinical Terms (SNOMED CT) est le nom d’une nomenclature de santé. C’est une restructuration de SNOMED RT (Reference Terminology) développé par le College of American Pathologists et l’United Kingdom National Health Service (NHS) Clinical Terms plus connu sous le nom de Read Codes. La première version de cette nomenclature était connue sous le nom de Systematized Nomenclature of Pathology (SNOP). Cette nomenclature est la production  de l’International Health Terminology Standards Development Organisation (IHTSDO), organisation internationale non gouvernementale basée au Danemark. Pour en savoir davantage : http://www.ihtsdo.org

 

IHTSDO a passé un accord avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ou  World Health Organization, WHO) pour assurer un lien parfait entre la classification SNOMED CT et les WHO Classifications. La classification de l’OMS actuelle se nomme ICD-10 pour International Classification of Diseases version 10 (CIM ou Classification internationale des maladies en Français). La prochaine version ICD-11 est en cours de réalisation et devrait être valide en 2015.

 

L’histoire aurait commencé en  1893 lorsque Jacques Bertillon, un médecin français, propose une classification des causes de décès lors d’un congrès à Chicago aux États-Unis.  Cette classification a fait l’objet de cinq révisions décennales jusqu’en 1938. À la création de l’OMS en 1945, l’évolution et la mise à jour de cette classification sont à sa charge.  En 1948,  la sixième révision devient la Classification statistique internationale des maladies, ou CIM-6, elle introduit une classification des troubles mentaux. La version actuelle ICD-10 ou CIM 10 a été validée en mai 1990 et est utilisée depuis 1999. Elle comprend 155 000 codes différents et peut être utilisée dans les diagnostics, les procédures et les protocoles.

 

« L’ASIP Santé est propriétaire de la SNOMED V3.5 VF. Conformément à la loi n° 78.753 du 17 juillet 1978, cette nomenclature constitue une documentation publique. Elle est mise à disposition de ses utilisateurs potentiels, sous réserve de l’acceptation d’un contrat de licence. En l’espèce, cette licence est gratuite. »

Extrait du site de l’ASIP Santé : http://esante.gouv.fr/snomed/snomed/

 

La France n’est pas membre de SNOMED. Les pays européens membres de SNOMED sont la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la Lituanie,  l’île de Malte, les Pays-Bas,  la Pologne, le Royaume-Uni, la République slovaque et la République tchèque.

 

 

 

Encadré 1: Pour comprendre SNOMED et ICD

Source : Carrefour de la Télésanté organisé par le CATEL, le 23 et 24 octobre à Paris,  site web : http://www.carrefourtelesante.fr

 



[1] Pour en savoir plus : http://www.epsos.eu/

Dématérialisation des échanges au service des territoires de soin

Bien informer le patient est une préoccupation au cœur de certains hôpitaux.

 

La situation de départ à l’hôpital de Villefranche sur Saône

 

Hôpital de Villefranche sur Saône se considère comme un producteur de flux. C’est pour cela que la direction des systèmes d’information de l’hôpital a décidé de mener une réflexion sur les EAI  (Enterprise application integration). Un des premiers constats est de noter qu’il n’y a pas d’intérêt de raisonner sur flux internet, flux externe. L’hôpital a fait l’acquisition  du logiciel Antares v1. En 2010,  l’hôpital a investi dans Antares v2 avec une double logique EAI et EDI (Échange de données informatisées). Le projet s’est résumé à une reprise des flux de la plateforme, un transfert de compétences et d’assistance.

 

24 flux EDI

42 flux EAI

100 000 messages jours

9 gros partenaires externes connectés (CPAM, Trésorerie générale, Mutuelles, Établissement Français du sang, Hospitalis, Thériaque

25 applications connectées

 

 

Encadré 3 : Dimensionnement du projet

Le constat de départ est le suivant : 60 millions de personnes possèdent au moins un portable et 180 milliards de SMS sont envoyés par an. Cette solution de communication est donc populaire.

 

Le projet a été le moment de mettre en œuvre une extension des partenaires et des applications. Le projet phare consiste à établir des communications avec le patient par SMS. Il a commencé par une observation des systèmes d’information existants. La première tâche a été de se poser la question : comment récupérer les numéros de téléphone portable. La recherche des solutions techniques s’est résumée à la tâche suivante : une contrainte s’imposait car le projet devait avoir un faible impact sur les secrétaires médicales. D’où l’idée de faire des expérimentations avant de se lancer. Celles-ci ont montré la possibilité de la faisabilité technique. Grâce aux solutions techniques, la possibilité d’extraire des flux d’information a été validée ainsi que le choix d’un fournisseur d’accès aux push SMS. Une extraction basique autour du dossier patient a été rendue possible par les logiciels.

 

Comment récupérer le numéro de portable ?

Quelle solution logicielle pour envoyer des SMS ?

Comment éviter une charge de travail supplémentaire pour les secrétariats médicaux ?

 

Encadré 4: Les points clés technologiques

 

Les grandes étapes du projet et ses conséquences

 

Le projet a commencé en 2011 par une expérimentation, le rappel de l’hospitalisation du patient avec un rappel en fin des soins. En mars 2012 : deux agendas pneumologie et  cardiologie ont basculé dans le système. En septembre 2012 : le service polysomnographie du sommeil demande à rentrer dans le système. Cette demande a été un signe du succès. L’envoi du code d’accès au parking par SMS pour l’ambulatoire a été ajouté. En novembre 2012, la consultation de pédiatrie a voulu rentrer dans l’offre. En 2013, une généralisation sur l’ensemble des agendas a marqué l’extension à tout l’hôpital.

 

Le principal bénéfice est en termes d’image que le public a de l’hôpital qui devient plus positive. Ce projet a eu une influence directe sur le patient. Cela s’est traduit principalement par une optimisation des rendez-vous, et surtout une baisse sensible des annulations, ce qui représente un bénéfice organisationnel, avec une optimisation des plannings et des flux de patient.

 

Les annulations des rendez-vous sont passées de 6-7 % à 3 %

Pour l’anesthésie, elles sont passées de 25 % à 3 %

Maintenant, elles représentent entre 4 à 5 %  pour ce qui est du secteur ambulatoire.

La perte due aux rendez-vous manqués pour un hôpital qui fait 8 700 opérations ambulatoires a été évaluée à la hauteur de 467 000 euros.

 

 

Encadré 5: Quelques chiffres sur l’impact de la solution

L’optimisation des ressources internes  a été un des points essentiels. Mais le SMS rassure le patient et il a permis d’humaniser la relation patient-hôpital.

 

La société Enovacom

 

Le credo de la société est le suivant : la dématérialisation doit être au service des usages. Enovacom crée une solution HL7 SIU, téléphone et CSV (format de carnet d’adresse) qui fonctionne dans le cadre du logiciel Antares V2. Ces demandes d’envoi SMS sont transmises à un service de routage qui fait la gestion des envois réalisés par la société. Cette plateforme assure les statistiques qui permettent par la suite une facturation à l’usage.  En ce qui concerne le coût : on règle un coût de prestation d’installation, puis la consommation. Le coût des  SMS est en fonction de leur consommation et du nombre de SMS envoyés par an. Cela représente 0,23 à 0,15 du SMS selon la volumétrie.

 

Le problème de confidentialité est un problème plus vaste. Tous les SMS sont visés par les services de la communication. Il y a moins d’informations sur le service que ce qui pourrait être donné, et ce pour des raisons de confidentialité. Pour l’usage que l’on en fait, c’est déjà un plus !

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Enovacom : 521 Avenue du Prado, BP 80 186 , 13268   Marseille Cedex 8, standard : + 33 (0) 4 86 670 000, fax : + 33 (0) 4 86 670 001, site web : http://www.enovacom.fr