Archives pour la catégorie Les lois de la vie

Avoir les honneurs du journal le 31 décembre …..

Monique Marie Ihry est dans le journal pour ses oeuvres le 31 décembre ….

De quoi bien finir l’année …

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Et bientôt un nouveau livre …

 

 

24 heures : Le progrés c’est nous …..

Fondapol, la fondation pour l’innovation politique, organisait le samedi 16 novembre à la mutualité française « 24 heures non stop ». Le thème global était « Le progrès, c’est nous ». Un des thèmes de cette journée était « 100 ans de santé sûre ».

 

Nicolas Bouzou, économiste, nous propose de soigner mieux et pour moins cher. Il nous propose surtout ses services via sa société Asteres.  La proposition du cabinet dans le domaine de la santé est résumée sur son site web par le schéma ci-dessous :

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Figure 1 : Proposition dans la santé du cabinet Asteres, source cabinet Asteres

Laurent Alexandre, l’un des deux créateurs du célèbre site Doctissimo, se lance dans un nouveau challenge avec d’une part le thème suivant : « La mort de la mort » qui fait référence au titre d’un ouvrage qu’il a publié en 2011. Il prône par ailleurs  la création de la société DNAvision dont l’objectif est de permettre à l’homme de vivre 1 000 ans !

 

Le coup de gueule de Yann Aubé, de la société Celtipharm est quant à lui beaucoup plus intéressant. Yann Aubé veut pouvoir utiliser les données médicales contenues dans les fichiers des caisses d’Assurances maladies. Malgré l’initiative « Open Data », ces données ne sont toujours pas accessibles. L’utilisation de ces données de santé pourrait réduire le nombre des 18 000 morts par an, décès sont liés à des erreurs médicales, des maladies nosocomiales, … Cela permettrait par ailleurs  d’économiser plus de 10 milliards d’euros, ce qui serait en soi positif eu égard à la situation actuelle des finances de la Sécurité sociale.

 

Étienne-Emile Baulieu s’intéresse dans son institut à la maladie d’Alzheimer. Ses travaux portent sur les hormones stéroïdes et leur impact sur la maladie. Le professeur avait montré l’importance du DHEA sur la qualité de la vie des personnes âgées. Parmi ces études, l’une d’entre elles concernant 280 personnes malades ayant entre 60 et 80 ans, traitées par 50 mg de DHEA par jour pendant une durée de un an et plus, a démontré une triple amélioration quant à : la qualité de la peau, de la libido et de la densité osseuse chez la femme ménopausée. La prégnénolone est le précurseur des hormones stéroïdiennes. Cette molécule donne naissance à toutes les autres hormones stéroïdes, tels que le cortisol, l’œstradiol, la progestérone, la testostérone mais aussi le DHEA. La prégnénolone est transformée de façon assez mal connue par le biais de réactions chimiques enzymatique (ce qui reste encore une hypothèse) afin de donner ces dérivés hormonaux. Son niveau dans le corps humain est le plus élevé entre 16 et 17 ans, puis son taux chute fortement pour atteindre son niveau le plus bas vers l’âge de 37 ans. Dans la conférence du Professeur Baulieu, elle apparaît comme une hormone clé dans le développement de la maladie d’Alzheimer.

 

La Faculté de Médecine de l’Université Stanford a publié une étude intéressante dans le Journal of Neuroscience daté du 13 juin 2012. Chez les femmes porteuses d’une variante génétique dite ApoE4, le cerveau montre des changements caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, changements visibles avant même qu’un premier  symptôme ne se manifeste. De plus,  les hommes et les femmes qui héritent de deux copies de cette variante génétique (une en provenance de chacun des deux parents) courent un risque très élevé pour ce qui est de contracter la maladie d’Alzheimer. La double possession concerne 2 % environ de la population, et 15 % des personnes sont porteuses d’une seule copie du gène ApoE4. L’étude montre l’existence d’une distinction entre hommes et femmes plus âgés en bonne santé porteurs de ce gène. Dans ce groupe, les femmes et non les hommes, montrent des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Cependant, pour trois femmes qui seront atteintes, on ne comptera que deux hommes.

 

À ce stade, nombreux médicament comme les statines sont utilisés pour lutter contre le cholesterol. Ces molécules ont pour effet de diminuer la synthèse de prégnénolone. Ne seraient-elles pas à l’origine de l’augmentation des cas de maladie d’Alzheimer ? Ces résultats, dont les premiers sont assez anciens, ne sont pas négligeables en termes de qualité de vie pour les personnes âgées (peut-être notamment pour ce qui est de la femme de plus de 70 ans).

 

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Figure 2 : Modèle de la recherche en médecine (on centre ou pas le titre comme plus haut ou pas ?)

 

 

Le diabète est l’une des ces maladies chroniques que nous propose de traiter Séverine Sigrist. Directrice du Centre européen d’étude sur le diabète, elle a fondé la start-up Defymed avec l’ambition de créer un pancréas bio-artificiel. Un beau projet en perspective !

 

La mutuelle Matmut nous propose d’entreprendre autrement et selon deux axes : mettre en place des solutions à l’efficacité démontrée, et par ailleurs servir les hommes. Cette approche a été présentée par Arnaud Chneiweiss.

 

Dans le premier cas, il explique l’exemple des centres de santé Matmut dont l’efficacité est construite sur une idée simple. Il s’agit de construire une chaîne de production de soin la plus intégrée possible. Cette intégration est valable dans la chaîne de prélèvement pour l’analyse biologique, aussi bien que dans les applications informatiques. Pour les médecins recevant les patients, s’ils ont à faire face à des cas difficiles, une « hotline d’expertise » est à leur disposition.

 

Pour servir les sociétaires, a été imaginé un produit mutualiste simple qui permet trois consultations par an sans qu’il ne reste quoi que ce soit à la charge de ce dernier. Cela permet de servir des populations socialement ou financièrement peu favorisées.

 

Watchfrog est le nom de la start-up fondée par Barbara Demeneix, Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle. Cette start-up part de la récession du crétinisme dans notre civilisation, récession liée à un constat assez ancien et elle s’insurge contre le phénomène des perturbateurs hormonaux.  Sans un minimum d’hormones thyroïdiennes au bon moment, le têtard de grenouille reste une larve et le bébé humain se retrouve atteint de crétinisme. Ce phénomène de crétinisme étant désormais bien connu, les enfants sont testés dès la naissance et sont traités en conséquence.

 

Un problème nouveau vient de ce que l’on nomme un « perturbateur endocrinien ». Les molécules thyroïdiennes ressemblent à celle des plastifiants, des pesticides, de certains retardants. Elles concernent environ 84 000 produits  de base couramment utilisés. À ce ceci, s’ajoute le manque d’iode dans notre alimentation actuelle.

 

La communauté ne craint-elle pas ce phénomène de crétinisme ? Telle est la question posée par Barbara Demeneix sur ce sujet, sujet qui reste en soi complexe. Un premier travail avait été couronné de succès en 2001 avec la mise au point d’une méthode de fluorescence qui a été largement améliorée dès 2006, puis plébiscitée le 7 février  2013 dans un article de Scientific American. Actuellement 1 enfant sur 6 serait contaminé, ceci étant dû en grande partie au phénomène de l’exposition des femmes au PCB. Une telle exposition correspond à 10 points de Q. I.  perdus pour les enfants en gestation. Il en est de même pour les pesticides et les « retardeurs de flamme[1] ». C’est l’homologie de structure qui fait que ces produits remplacent l’hormone thyroïdienne. Eu égard aux enjeux financiers et économiques que représentent ces molécules, un premier travail serait de faire un criblage des matières les plus dangereuses.

 

Alors que le pourcentage de crétinisme diminue, la chercheuse constate l’augmentation de l’autisme. Si l’autisme augmente, la France passera de 6 millions  d’enfants « doués » (dotés de capacités supérieures à la moyenne) à seulement 2 millions d’enfants doués, ce qui représentera un coût, sans compter les effets sociaux qui en résulteront.

 

« Santé active » est un programme des Caisses d’assurance maladie, lesquelles doivent faire face à une butée des possibilités assurantielles avec une dette sociale de 160 milliards d’euros qui provient principalement du développement des affections chroniques. Patrick Négaret, un des Directeurs de caisse, a présenté le programme « Santé Active ». Il s’agit de faire en sorte que l’on soit, selon ses termes,  dans une « situation de santé  active et pas assurance maladie ». La caisse a créé des outils pour cela : éléments de communication ou ateliers de coaching sur des thèmes comme la santé du dos, la santé du cœur, … Sur la population concernée par ce programme, on a pu montrer une diminution des dépenses de soin. Ce programme est associé avec des outils de santé en ligne, un programme de retour à domicile, ainsi que le programme national Sophia (ce programme a été mis en œuvre par les sociétés Altran et Healthways[2]). « Sophia » est l’un des plus importants programmes européens d’accompagnement personnalisé des patients atteints de maladies chroniques, principalement en ce qui concerne le diabète.

 

Pour les programmes de construction et d’infrastructure, Patrick Négaret propose de prendre en compte l’impact santé et non seulement l’impact écologique. Il donne plusieurs exemples, dont celui qui consiste à améliorer un parcours urbain : on dénombre alors moins de chutes et par conséquent moins de chirurgie orthopédique !

 

Arnaud Munnich s’intéresse quant lui au handicap chez l’enfant. Il vient de créer la « fondation imagine », un institut sur les maladies génétiques. Pour lui, des occasions de valoriser la recherche ont été perdues, car l’archaïsme de la recherche en agence paralyse l’innovation. Le bâtiment de la fondation, construit par l’architecte Nouvel, est adossé à l’hôpital Necker enfant malade.Cette fondation s’intéressera aux 20 000 enfants atteints de maladies rares. Pour lui, son institut représente en soi la preuve que l’on peut attirer les meilleurs chercheurs sur ce type de thème en France.

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

Sur la journée « le progrès c’est nous » : www.leprogrescestnous.fr et la fondation pour l’innovation politique qui est l’organisateur : www.fondapol.org/

 

Sur Alzheimer : lire l’article de Baulieu E.E., Robel P., Fellous A., Duchossoy Y., Fontaine-Lenoir V., David S., « MAPREG: toward a novel approach of neuroprotection and treatment of Alzheimer’s disease », J. Mol. Neurosci., 2004, 24(1):63-5, review.

Pour la société Asteres : http://www.asteres.fr

Pour la société Celtipharm : http://www.celtipharm.org

Pour le programme de la CNAM « santé active » : http://www.masanteactive.com

Sur le diabète : http://www.ceed-diabete.org

Pour DNAvision : http://www.dnavision.com

Pour l’Institut Beaulieu : http://www.institut-baulieu.org

Pour la mutuelle Matmut ; http://www.matmut.fr

Pour la société Watchfrog : http://www.watchfrog.fr

 

 



[1] Ce sont des produits introduits dans des matières pour retarder leur inflammation.

[2] La Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), a attribué à Altran et Healthways l’assistance à maîtrise d’œuvre de son programme d’accompagnement « Sophia » pour une durée de 4 ans en mars 2011.

Comment changer le comportement des gens ?

Parmi les challenges du monde digital global  relatif au contenu et à la créativité, notons celui de la création de contenus aptes à faire changer de style de vie des personnes.

 

De manière spontanée, on pense à ce type de changement avec des objectifs marketing, mais il est aussi très important de construire des contenus  en relation avec des raisons de santé publique ou encore la création de contenus destinés à des programmes de prévention en matière d’accidents de la route pour les jeunes conducteurs. Dans ce dernier cas, les contenus seront construits avec les éléments issus d’analyses d’accidents et pourront prendre la forme de jeux. Les slogans « C’est quand vous mangez dans votre voiture que les accidents arrivent » ou « c’est quand vous conduisez en utilisant votre mobile dans la voiture que les accidents se produisent » ne seront plus des messages sous forme publicitaire sinon les résultats de la « découverte » et  des « connaissances acquises » par ceux qui vont utiliser ces nouveaux outils de l’Internet.

 

Autre exemple, un projet consiste à faire en sorte que les gens soient plus « verts » dans la vie en Inde  afin d’éviter d’augmenter le taux de pollution urbain. La méthodologie a été utilisée de manière identique.

 

Ces nouveaux outils fondés sur des jeux et des simulations sont plus efficaces en termes de politique publique que les messages publicitaires classiques.

 

Le Patient Certificate Scheme (PCS) est donc une approche nouvelle. Il s’agit de permettre aux personnes de devenir plus conscientes des risques afin que ces dernières prennent les mesures nécessaires pour leur santé ou pour favoriser un comportement plus social. Le but est de promouvoir le bien-être de tous à long terme, mais avec une productivité accrue et dans un monde meilleur, ce qui est en soi une équation complexe.

 

Il s’agit d’une boîte à outils qui se nourrit d’informations sur mesure,  de modes de communication incitatifs. Cette approche met l’accent sur l’individu. Elle lui présente de nouveaux moyens pour générer des motivations personnelles. Ce sont des nouvelles façons de se servir des informations et des technologies de communication (TIC) dans le but de renforcer la responsabilisation de chacun et de changer les comportements destructifs qu’adoptent certains. LearnforLife est une entreprise soutenue par PCS Ltd. Elle est chargée de préparer, organiser, lancer et mettre en œuvre les outils et les actions.

 

Source : Présentation d’Ingrid Anderson au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

Pour en savoir davantage : Patient Certificate Scheme, LearnforLife®,  Postal adress: PO Box 298, 201 22 Malmö, Sweden, Tel :  +46-(0)40-176502, Fax :  +46-(0)40-176501, mail :info@patientcertificate.com, site web : http://www.patientcertificate.com/

Comprendre la virtualisation

Le tableau ci-dessous fait une analyse de la virtualisation

 

Eléments d’analyse Virtualisation du poste de travailVDI ou Virtual Desktop Infrastructure Virtualisation des applications BYODBring your own device  ou Apportez vos appareils personnels
Nom court VDI étendue VDI Standard Publication native Isolation des applications Tablettes, Smartphone
Contenu Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system personnalisé Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system mutualisé Exploitations d’applications centralisées sur client lourd ou sur poste VDI Chaque application est isolée dans une bulle dans  le serveur. La partie cliente est installée et simulée sur les postes
Avantages Liberté de la personnalisation de l’environnementMise en œuvre assez simple Facilité d’utilisationPeu de difficultés et d’interaction entre les applications

Déploiement facile et immédiat

Maintenance et mise à jour très bonne

Traite facilement l’hétérogénéité des serveurs

Administrables à distance

 

Utilisation unitaire assez simpleTraite individuellement les applications difficiles

Sécurité des données

Utilisable par des personnes très mobiles
Inconvenients Multitude d’environnements à gérerDemande des méthodologies de déploiement Peut poser des difficultés de mises en œuvre de certaines applications Maintenance et mise  à jour complexeLicence des logiciels surcouche des serveurs

Interaction complexe ente les applications

Restriction d’usage des applications
Rapport au coût Rapport coût simplicité excellentCoût des infrastructures de communication plus élevé Coût plus élevé Parc installé plus important Coût initial et d’exploitation plus importants
Contraintes Administration à distance quasiment impossible Puissance nécessaire pour supporter les nouvelles applications de plus en plus consommatrices Problématique de connexionRestriction parfois liée à la taille de l’écran

Contrainte de connexion

Usage Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Demande des développeurs pour créer et gérer les applications Simple lorsque l’on est en mobilitéLimitation à la bureautique

 

Tableau 5 : Différences entre diverses solutions de poste de travail

Sources :

 

22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Systancia est un éditeur de logiciel de virtualisation de postes de travail et d’applications. Systancia,  Actipolis III,  3, rue Paul Henri Spaa , 68390 Sausheim, site web : http://www.systancia.com/, mail : info@systancia.fr

 

« Faites » Noailles

Si vous ne connaissez pas Noailles, c’est un quartier de Marseille situé à l’est de la Canebière, juste au dessus du vieux port. Ce quartier a été rendu célèbre tant par la présence des marins qui venaient s’encanailler, que par les échecs de Casanova. Cet endroit est devenu récemment un grand supermarché international aux couleurs et aux saveurs d’épices réputé dans la ville de Marseille.

 

Les « faites de Noailles » se sont déroulées le 21 septembre 2013. Ce jeu de mots « Faites » a également un sens car les habitants ont non seulement envie de faire la fête, mais ils souhaitent également changer le quartier et par conséquent la vision péjorative que l’on a de celui-ci. Certains osent même parler de quartier « en recomposition » !

 

Cette journée était comportait des portes ouvertes, des démonstrations de recyclage et des expériences scientifiques effectuées par les petits débrouillards. Mais le grand spectacle était celui des jeunes alternant danses Hip-hop et slam. Enfin, l’attraction de cette journée était les grapheurs qui ont envahi les murs du quartier avec des œuvres qu’il convient d’aller voir. Ainsi par exemple, un vieux portail de garage entièrement tagué est-il devenu une œuvre composée de trois lions. Allez vous promenez dans le quartier, rue de l’Arc, rue d’Aubagne et rue du Musée, cela vaut le déplacement !

Introduction du livre : Télésanté, espoir du monde rural

Le présent ouvrage reflète un moment précis de l’histoire du système de santé, celui où l’attente pour les services de télémédecine dans les zones rurales, mais aussi plus largement dans tout le pays, s’amplifie rapidement. Les auteurs ont participé à la manifestation RuraliTIC qui s’est tenue à Aurillac les 12 et 13 septembre 2012. D’autres ont réagi aux propos de ces auteurs. Organiser des ateliers pour la télémédecine pouvait paraître encore risqué il y a peu. Souvent, les responsables locaux, élus, administrateurs, responsables associatifs ou entreprises, considéraient la santé comme un domaine spécialisé, hors de leur responsabilité sinon bien sûr de leurs besoins. Ils pensaient que la télémédecine était au mieux un outil technique pour les professionnels et les responsables d’établissements, au pire un moyen d’évacuer les questions difficiles de l’accès aux soins pour les zones rurales ou les quartiers dits difficiles en évoquant des substituts pauvres et d’ailleurs illusoires. Tel n’est manifestement plus le cas, et la preuve en a été la fréquentation importante des ateliers comme l’intérêt des discussions qui s’y sont prolongées. Cette tendance nouvelle se vérifie partout : chacun comprend que la santé n’est pas qu’une affaire personnelle ou technique mais un enjeu social fondamental, qu’elle porte sur l’ensemble du mode de vie et des relations au sein d’un territoire. Chacun voit aussi les possibilités de techniques informatique et télécom et l’importance de les exploiter non pour se substituer à un  système de santé devenu inaccessible, mais au contraire pour en faciliter l’accès, permettre aux acteurs de santé du territoire de s’y maintenir, assurer un maillage bien plus efficace allant du domicile au Centre hospitalier universitaire, de l’éducation thérapeutique des citoyens à la connaissance médicale la plus avancée.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) appliquées au secteur de la santé recouvrent de multiples applications et terminologies : « télésanté », « télémédecine », « téléexpertise », « téléconsultation », etc. L’ensemble des actes et services de santé assurés à distance grâce aux technologies de l’information et de la communication est appelé télésanté. Celle-ci comprend la télémédecine qui a été officiellement définie dans la Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009, « elle met en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. ». Ce livre ne discutera ni des définitions, ni des avantages relatifs de l’une ou l’autre solution.

 

Dans un contexte de baisse de la démographie médicale, de hausse des maladies chroniques et de vieillissement de la population, les TIC permettent que soient prodigués des soins à distance rendant contingente l’interaction physique entre le médecin et le patient. La télésanté est donc perçue comme une solution pertinente sur des territoires où l’offre de soins est déficitaire. Selon le décret d’application de la loi, qui limite du reste son objet à la seule télémédecine, il s’agit de dématérialiser la consultation (téléconsultation), la prescription (téléprescription), l’expertise (téléexpertise), la surveillance (télésurveillance), l’assistance (téléassistance) et la régulation médicale. Dans le monde rural, la situation est exacerbée. Le plus souvent, s’ajoute la faible performance et même l’absence des réseaux qui pourraient être support de ces utilisations. De plus, le sanitaire y est étroitement associé au médico-social et au social, ce que le cadre réglementaire actuel ne permet toujours pas de traiter de façon satisfaisante. Ce livre ne discutera pas non plus de l’importance relative de ces actes et de leur vitesse successive de dématérialisation.

 

Avant, l’expertise médicale était liée et limitée aux sites de présence du médecin. Ou le client venait voir le médecin, ou le médecin rendait visite au client. La télémédecine rend disponible l’expertise médicale en tout lieu. La télésanté étant la problématique au champ d’une santé élargie faisant une large part au social. Tout l’intérêt de cet ouvrage est de traiter de ces deux questions. Par opposition au chapitre précédent, ce point est au cœur de l’ouvrage.

 

Plusieurs évolutions sont inévitables. Tout d’abord, la médecine devient une pratique médiatisée, et la relation sera nécessairement différente entre le malade et son médecin. Ensuite, cette situation va conduire à une internationalisation à la fois dynamisante et contraignante. A terme, le malade pourra se situer dans la campagne prés d’Aurillac et le médecin au Canada. Enfin, les nouvelles coopérations rendent inéluctables des changements organisationnels. Si ces trois aspects sont pris en compte, la télémédecine peut être un élément clé pour apporter des solutions aux problèmes actuels de la santé. Nous avons ajouté dans ce texte des expériences et des réflexions provenant de nos amis canadiens et africains.

Mais, alors que les grands programmes nationaux pour le déploiement technique et pratique sont lancés, force est de constater que, bien qu’ils se concentrent sur la télémédecine ou le cadre réglementaire fourni est plus avancé,  ce cadre n’est pas encore assez mature ou respecté tant du point de vue  juridique, que du point de vue financier ou technique, ou même de la protection des droits des patients : trop de contradictions, trop de changements rapides pour être pris en compte, à la fois trop de rigueur et de complexité et trop de souplesse… Et l’on serait finalement en droit de se demander si le lancement officiel de la télémédecine en France a trop tardé ou au contraire, s’il est tout simplement prématuré.

 

Cet ouvrage collectif abordera dans un premier temps les applications numériques pour la santé avant d’en voir les contraintes puis les différentes approches possibles sur le plan économique comme celui des méthodes.

Ils ont participé à cet ouvrage coordonnée par Bruno Salgues et Norbert Paquel

Jeannot Allouche, Gérard Amigues, Christelle Aupetit-Berthelemot, Jean-Pierre Bastard Laurent Billonnet, Jean Cassagnes  Jacques Cinqualbre, Caroline Conti, José Côté, Jean-Michel Dumas, Romain Endelin, Jean-Paul Fortin, Marie-Pierre Gagnon, Michel Habrias, Marie Marsaux, Guy Paré, Joy Raynaud, Stéphane Saint-Amand, Robert Picard, Michel Tchonang Linze, Amélie Trépanier, Damien Uhlrich, Pierre Ygrié, Olivier Zablocki

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Face à la vieillesse, les mutuelles devront changer !

Stéphane Junique, Président d’Harmonie services mutualistes, affirme volontiers que les mutuelles doivent changer. Pour lui,  il s’agirait d’intervenir par des approches de conventionnement pour réduire les restes à charge. Conséquence directe,  il faut prendre en compte l’idée que le coût puisse être réduit.  Pour cela, il devient indispensable d’offrir des services de soin et d’aide de proximité. C’est pour cette raison que la mutuelle Harmonie a créé dix centres de rééducation de la vision et de l’écoute.

François Bellanger, Représentant la confédération française des retraités, aime rappeler que l’assurance maladie obligatoire rembourse en moyenne en-deçà de 50 %  (si l’on ne tient pas compte des gens qui sont financés à100 %). Dans certains cas, c’est pire car seulement 4 % des dépenses d’optique sont remboursées.

Pour Stéphane Junique, l’enjeu de la prévention est essentiel. Moins de chute, moins d’accidents idiots, tels  est le leitmotiv. La prévention en matière de perte d’autonomie serait  plus facile à mettre en place que cela ne paraît, encore faut-il avoir envie de la mettre en place.

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

 

Que veulent nos aînés ?

Nos anciens désirent être autonome, rester responsable, et ont envie de « fabriquer du projet ».

Autonomie, responsabilité, envie de  «  fabriquer du projet » sont les résultats de l’enquête de Vivavoice  sur les 70 ans et plus et sur les personnes entre 40 et 70 ans. François Miquet-Marty  a présenté les résultats en commençant par une réflexion de vocabulaire.  Personnes âgées, séniors, sont des termes anciens datant du XIIe  siècle qui  étaient vus alors de façon positive. Le travail a consisté à écouter ces populations à travers deux grandes enquêtes. L’a priori d’un  « grand âge » oublié n’est pas vrai à la lecture des résultats, au contraire les notions de vieillesse autonome et de source de joie ressortent. Être âgé, c’est d’abord un sentiment de déclin pour 48 % des personnes interrogées et ce bien avant l’âge (18 %), la dépendance (15 %), la retraite (14 %) et une détresse psychologique (13 %). La césure  du grand âge est claire, pour 54 % des personnes interrogées, on est vraiment âgé lorsque l’on n’est plus autonome, et selon 44 % des gens quand  on perd ses facultés physiques et mentales.

Cette enquête révèle deux vieillesses, celle de l’autonomie et celle de la dépendance.

À 70 ans on peut refaire sa vie, loin du sentiment de déclin. Ainsi  89 % des personnes se déclarent heureuses. 5 1 % ont peur de ne plus être autonome, 47 % craignent la maladie et 34 %  les troubles de la mémoire.  Cette génération du baby boum est attachée aux valeurs de liberté, d’indépendance. Ainsi l’autonomie n’est pas proclamée à l’égal d’une solitude. Parmi ces personnes, 44 % veulent avoir du temps à consacrer à leurs proches, mais elles ne désirent pas  vivre avec la famille (principalement avec les enfants). Pour la tranche d’âge des 40-70 ans, 86 % des  enfants estiment que leur père est heureux, et 78 % d’entre eux pensent que leur mère l’est également.

La préparation de la vieillesse est polymorphe et passe pour l’essentiel par la création de relations.

En ce qui concerne la prise en charge, 59 %  des 40-70 ans  et 70 %  des plus de 70 ans estiment qu’elle est insuffisante. Respectivement 55 % et 66 % estiment que ce sont les pouvoirs publics qui doivent y répondre.  Sur la population totale, 87 % cherchent à rester dans leur résidence avec de l’aide,  seulement 14 % accepteraient de déménager chez leurs enfants, et 51 % pensent aller en établissement spécialisé.

Les personnes âgées veulent rester chez elles, ce qui pose des problèmes d’aménagement et ouvre une ère de services. Pour la ministre Michèle Delaunay, « Ce n’est pas l’âge qui fait la vieille ». Elle rappelle que 92 % des ressortissants de son ministère sont en forme, ce qui fait que seulement 8 % sont en perte d’autonomie.

L’autonomie est le vrai curseur. Malgré tout, les grandes craintes existent et sont là depuis longtemps comme celles liées au cancer puis au sida. La nouvelle frontière est Alzheimer, elle se vit de façon aussi dramatique et elle a été définie récemment. Ainsi, Alzheimer devient le nouveau point de basculement. Si l’on retarde  l’entrée dans la perte d’autonomie, on a gagné. C’est le maître mot de la loi que prépare la Ministre Michèle Delaunay qui appelle à  être responsable. La loi comportera un volet anticipation et prévention  afin de mettre en place de la domotique, de l’hygiène de vie, du plaisir, de la fierté et beaucoup de responsabilité.

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Cérémonie de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information

La Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information a lieu le 17 mai chaque année.

Le thème de l’année 2013 est « Les TIC au service de l’amélioration de la sécurité routière ». Ce thème est en lien avec la décennie d’action pour la sécurité routière des Nations-Unies, laquelle dédie la période 2011-2020 à l’amélioration de la sécurité routière dans le monde. Les Nations-Unies estiment que les accidents de la circulation font chaque année quelques 1,3 million de morts et entre 20 et 50 millions de blessés dans le monde. Les pays en développement sont les plus touchés. Les pertes économiques à l’échelle mondiale se chiffrent, selon les estimations, à 518 milliards dollars.

Il a été décidé de remettre un prix pour récompenser l’action de certains acteurs dans leur détermination à promouvoir la cause des TIC au service de l’amélioration de la sécurité routière. À cette occasion, l’Union Internationale des Télécommunications a décerné un prix à M. Ueli Maurer, Président de la Confédération suisse, à M. Volkmar Denner, Président du directoire de Robert Bosch GmBH, et à M. Jean Todt, Président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

 

« L’UIT a pris la tête des efforts déployés dans le monde entier pour élaborer les normes les plus avancées en matière de TIC concernant les systèmes de transports intelligents et la sécurité des conducteurs, qui utilisent aussi bien l’informatique que des technologies de communication, de positionnement et d’automatisation, y compris les radars à bord de véhicules, pour éviter les collisions. Elle élabore en outre des normes pour assurer la fiabilité des interfaces utilisateur et des systèmes de communication à bord des véhicules, ainsi que pour optimiser la conduite en supprimant les causes d’inattention liées à l’usage des technologies au volant ».

Pour en savoir davantage : http://www.itu.int

L’action du Forum des débats

Le Forum des Débats propose une ingénierie pour chaque débat  préparant une prise de décision pour toute collectivité, pour tout groupe.  Elle articule les  nombreuses phases de débats en présence et à distance, synchrones et asynchrones  lors de la création d’idées nouvelles et elle accompagne par le débat, le travail des acteurs ayant vu leur projet agréé par le collectif.

 

Le Forum des Débats apporte  gratuitement une ingénierie : concepts, méthodes et outils pour tous les débats qui échappent à une gestion marchande (cf privatisée)  comme ceux concernant l’éducation, la santé et la justice qui respectent sa démarche éthique.

 

Nos apports concernent :

 

a)  la co-conception de débats mêlant le présentiel, le distant, le synchrone et les différents temps de réflexion des participants ;

b)  une gestion des débats, respectant les quatre principes de collégialité, subsidiarité, secret et transparence, révolutionnant ainsi les réseaux sociaux du WEB ;

c) une représentation des débats qui cartographie et idéographie la dynamique du débat et l’émergence d’idées ;

d) l’identification, la visualisation  en temps réel des  oppositions entre parties prenantes ;

e) l’identification et la cartographie en temps réel  des formes d’argument (opinion – sentiment – raisonnement -…,  produites par les parties prenantes ;

f)  une restitution et une synthèse des débats ;

g) un suivi dans le temps des actions et des conséquences des résultats du débat. Ce suivi sera rendu public.

 

Le Forum des débats permet à des acteurs d’utiliser tout ou partie  de leur production dans la sphère marchande sous une forme contractuelle de type « logiciel libre » ou « creative common ».

 

 

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