Archives pour la catégorie Inde

Atman versus Brahman

Les peuples de l’Inde ont une vision particulière de l’écriture. Ainsi, écrire, c’est tenter d’unifier l’âtman de l’éléphant d’Asie au brahman du texte qui préexiste. L’atman représente selon Trois points fondamentaux. Le brahman permet d’apercevoir l’absolu objectif. A l’inverse, l’âtman conduit à l’absolu subjectif. C’est ainsi que les penseurs hindous vont découvrir une vérité plus essentielle encore : l’identité profonde du braham et de l’âtman. Cette identité est l’absolu véritable, ou l’âtman-brahman

Pour mieux comprendre :

Âtman (parfois orthographié âtmâ) :

1. Principe essentiel à partir duquel s’organise tout être vivant.
2. Être central au-dessus de la nature, calme, inaffecté, par les mouvements de la Nature, mais soutenant leur évolution tout en ne s’y mêlant pas ; l’Un qui soutient le Multiple (Shrî Aurobindo).
3 Souffle vital.

Brahman :

1. Les textes védiques.
2. Puissance mystérieuse grâce à laquelle les rites sont efficaces.
3. Le Sacré.
4. L’Absolu.
5. La seule Réalité, dont la manifestation (Mâyâ) n’est qu’une illusion.
6. La Conscience qui se connaît en tout ce qui existe, l’existence supracosmique qui sous-tend le cosmos, le Moi cosmique (Aurobindo).

Sources :

Définitions extraites du Vocabulaire de l’hindouisme de Jean Herbert et Jean Varenne, Dervy, 1985.

Challaye Félicien, Les Philosophes de l’Inde, Presses universitaires de France, 1956

Ganesh…

Un défilé Ganesh avait lieu à Paris ce dimanche. Mais, je n’y étais pas. En effet, les communautés venues de l’Inde et de sa région vénèrent Ganesh, le dieu à tête d’éléphant qui est le personnage le plus populaire du panthéon hindou.

La célébration de ganesh pose inexorablement le problème de la disparition des éléphants. Nous le traiterons dans un autre blog.

L’Inde des logiciels

Le marché des logiciels en Inde atteint 22,6 milliards de $ en 2005, dont 17,7 destiné à l’exportation. Il est porté par les entreprises locales comme par les firmes multinationales. Ainsi, IBM dispose de 43000 personnes en Inde, dans 14 villes. Wipro, Infosys et Tata consulting services sont les leaders locaux de ce marché…

Impact de « e-market places » sur les chaînes logistiques intégrées…

L’activité d’achat peut créer de la valeur, tel est le point de départ de l’analyse de Sam Dzever. Le e-procurement est la façon de procéder à des achats par des voies électroniques. Cela permet d’optimiser les achats en supprimant des aller-retour inutiles et en réduisant les coûts de recherche des informations. Cette dernière action est réalisée par des accès à des sites d’information. Il est alors clair que ce type de solution impose des coûts, ceux de la mise en place des outils mais quelle apporte des bénéfices.

Source :

Communication de Sam Dzever, Helsinski School of Economics au XII th Euro Asia International Research Seminar, Université de Barcelone, Barcelone, 1 et 2 juin 2006

L’inde va-t-elle prendre le dessus sur la vielle Europe

L’Europe industrielle est bien malade. En déplaise à notre premier Ministre, les déclinologues ne se sont pas trompés. Mital, firme fondée en Inde attaque notre fleuron sidérurgique.

Résumons la situation.

Mittal Steel, numéro un mondial de l’acier, a annoncé, vendredi 27 janvier, une offre publique d’achat (OPA) sur le numéro deux, Arcelor à 28,11 euros l’action soit 27 % de plus que le cours de Bourse). Cette offre, considéré comme hostile, valorise Arcelor à 18,6 milliards d’euros.

Arcelor.

Arcelor est une société luxembourgeoise mais cotée à Paris. Elle est dirigée par un Français, Guy Dollé. Elle est née en 2002 de la fusion de l’espagnol Aceralia, du luxembourgeois Arbed et du français Usino. Son capital est à 81 % sur le marché. Son noyau dur (seuls actionnaires stables) sont l’Etat luxembourgeois (5,6 %), le groupe lui-même (4,2 %) et la Wallonie (3,2 %).

Parmi les 95 000 salariés d’Arcelor, 30 000 sont en France. La production d’acier de 50 millions de tonnes en 2005 a conduit à un chiffre d’affaires de 30 milliards d’euros. La firme qui affiche une implantation dans 60 pays réalise 77 % des activités en Europe (Union européenne) et seulement 7,8 % dans le reste du monde, 7,6 % en Amérique du Nord, 7,1 % en Amérique du Sud.

Mittal Steel

Mittal Steel est une société de droit néerlandais, cotée à New York et à Amsterdam, mais dirigée depuis Londres par son président, Lakshmi Mittal, au passeport indien. Le groupe est détenu à 87,4 % par la famille indienne Mittal.

Les chiffres clés sont : 164 000 salariés, 59 millions de tonnes d’acier produits et 25 milliards d’euros de chiffres d’affaires est implanté dans 14 pays suite a des rachats successifs. A partir de 1976, sa première implantation est l’Indonésie. La politique de rachat devient fulgurante à partir de 1992, Mexique, Canada, Allemagne, Kazakhstan, Roumanie, Etats-Unis. Ainsi, 43 % des activités sont en Europe, 29 % en Amérique, 28 % dans le reste du monde.

Après les parfumeurs comme Marionnaud, la fabrication de l’électronique grand public de Thomson, … ne désespéreront pas de voir les emplois industriels se réduirent. C’est la suite de la perte de pouvoir capitalistique. En tout cas, deux choses peuvent être mises en avant. La situation est contraire à ce qui est déclamé fréquemment et enseigné parfois. La civilisation de services n’est pas la seule voie. Des acteurs économiques, il est vrai étrangers, considèrent que l’industrie manufacturière de base « a une certaine valeur ». Enfin, l’éloge de l’efficacité est ici présente. Un véritable entrepreneur agit vite et global. Il est plus efficace dans ses décisions stratégiques face à des décideurs, certes compétents, mais trop endormis avec le titre de champion national, centralisés dans ses décisions et complaisants envers ses partenaires.

Etre le meilleur ne suffit pas…

Bengalore recrute dans le monde …

Bengalore se présente comme une ville à la culture cosmopolite avec des facilités très importantes dans le domaine de la santé et de la formation. Elle y ajoute son climat agréable et ses possibilités multiple de se divertir. La ville dans un film nous invite à venir à Bengalore. « Européens, venez à Bengalore, tel est le message ».

Le secteur indien de l’industrie du software a des croissances de plus de 50% par an. Pendant les cinq dernières années, les exportations ont augmenté de 62%. L’Inde est le leader, car l’éducation est excellente, associée avec la langue anglaise. La qualité est partout de type ISO2001. Ils possèdent une connaissance de nombreuses plate-formes techniques et softwares qui existent. Le secteur vend pour 10 milliards de dollars US. L’exportation est pour 62% vers l’USA et le Canada, l’Europe représente 23,5%. La Silicon valley de l’Inde est Bengalore. Le début de cette évolution est le développement de Texas Instrument en 1984. En 2002, le chiffre de 1.000 entreprises est dépassé. La qualité est excellente, pour le programme de qualification CMM Level5 de Carnegie Mellon, le monde compte 71 entreprises, l’Inde de 52 et le Bengalore de 21.

Le parc, dit « Electronic City », de Bengalore, occupe plus de 150 hectares, qui intègre les grandes compagnies. Bengalore est, aussi, le nœud de fibre optique de l’Inde. L’Institut de technologie de Bangalore, dirigé par le professeur Sagatopan recrute à L’île de la Réunion; quatre élèves réunionnais sont déjà partis dans cette zone. Initialement, les coûts de communication étaient élevés et équivalents aux compagnies européennes. Les prix ont baissé d’au moins 40% avec l’apparition de la concurrence et ceci sans les aides gouvernementales.

Monsieur Malani Subrahmaniam, Directeur de SYNOVA et madame CEO de COVANSYS, ont dit oui à la participation et la coopération sud-sud. Covansys a 4800 employés, dont 4400 ont des taches de consultant et 1700 en Inde. La compagnie est ISO9000 et fonctionne autour de 30 managers de projet, elle travaille dans les applications bancaires, gouvernementales, techniques de communications. Ils se déclarent intéressés par les relations avec l’Europe. Sur le site de Bengalore, la firme General Electric dispose d’un centre de 1.000 personnes dont 700 doctorants. Ils veulent commencer par la France, car la zone francophone lui apportera d’avantage pour atteindre les autres pays européens. Ils cherchent aussi des entreprises partenaire dans les îles francophones. L’autre langue attendue est l’Espagnol. Ils ont déjà fait des coopérations avec le Japon et la Corée. Microsoft est présent à Bengalore

La valeur ajoutée attendue par ces recrutements est facile à comprendre. Les indiens doivent réaliser des programmes à partir d’un problème ou d’un cahier des charges, mettre en œuvre des projets à distance sous forme de sous-traitance, L’inde se propose de réaliser les produits imaginés par les entreprises françaises et qui ne pourraient être réalisé en Europe.

L’Inde comme la Malaysie prennent le leadership de la production des software.

Texte publié dans la lettre de Bruno Salgues numéro 8 le 20 juin 2002