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Les rencontres du progrès médical, le SNITEM et les dispositifs médicaux

Organisé par le SNITEM, les rencontres du Progrès Médical ont eu lieu le Jeudi 27 novembre 2014 à l’Institut Pasteur, 28 rue du Docteur Roux, Paris 75015, Hall CISS. Ce texte reprend l’essentiel des présentations qui se sont déroulées à cette occasion.

Le SNITEM et les dispositifs médicaux

Le SNITEM[1] est le syndicat professionnel des fabricants de dispositifs médicaux[2]. Les dispositifs médicaux sont à la convergence de cinq groupes de technologies comme le décrit le tableau ci-dessous.

Technologies Contenus
Industrie de la mécanique Robotique

Optique

Mécanique

Matériaux

Industrie du logiciel Logiciels et programmes
Industrie des biotechnologies Bio-marqueurs

Bio-médicaments

Génétique

Nanotechnologies

Industrie pharmaceutique Produits combinés de médicament et service

Vérification de l’observance

Industrie de l’électronique Téléservices

Microélectronique

Technologie de l’information et de la diffusion, dont RFID

Simulation

 

Tableau 1 : Technologies nécessaires des dispositifs médicaux


[1] Le syndicat SNITEM regroupe des entreprises industrielles du secteur des dispositifs médicaux. Pour en savoir plus : http://www.snitem.fr/

[2] La Directive européenne 93/42/CEE définit le dispositif médical comme  » un instrument, appareil, équipement ou logiciel destiné par son fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins notamment de diagnostic, prévention, contrôle, traitement, atténuation d’une maladie ou d’une blessure « .

Mêmes « les echos » en parlent!

Un article élogieux dans les échos pour notre projet « Village » que nous développons avec Altera dans le cadre des appels à projet du grand emprunt…

lesechosaltera29mai2013

Extrait du Jounal Les Echos daté du 29 Mai 2013

Les enjeux de l’évaluation des pratiques en santé

Lise Rochaix, Professeure des Universités en Sciences Economiques, Université Aix-Marseille 2, Responsable de la Commission d’évaluation économique et de santé publique à la Haute Autorité de Santé,  a présenté les enjeux de l’évaluation de la valeur des thérapeutiques non médicamenteuses.  La haute autorité se situe dans le domaine du curatif et cherche à faire un recueil de bonnes pratiques limitées dans un prime abord aux seules pratiques validées. Il  en résulte que ces analyses sont centrées sur les professionnels, et a contrario, elles utilisent le patient comme observation.

La Haute Autorité de Santé cherche à passer de l’évaluation d’une technologie, d’un médicament, d’un acte, d’un dispositif médical à l’évaluation d’une intervention  complexe.  Il  s’agit dans un premier temps de faire la preuve de l’efficience d’une pratique et non pas d’un de ses éléments. Dans, le même temps, en France, il convient de garantir l’accès de tous à des soins de qualité.

Cette action introduit différentes questions. L’approche se situe dans l’étude du comportement humain comme une relation entre les fins et les moyens qui ont des usages alternatifs. Cette forme d’efficience microéconomique consiste tout d’abord à obtenir un maximum de résultats avec les moyens mobilisés, il s’agit d’efficience productive. La seconde question est de comprendre si le système de santé  a produit des interventions  qui correspondent aux besoins : c’est l’efficience allocative. L’efficience macroéconomie est tout autre. Elle doit répondre à la première question : quelle taille pour le secteur de santé aujourd’hui et demain ? La seconde question est de savoir ce que l’on « prend » dans d’autres domaines comme l’éducation, l’environnement,  si on met davantage d’argent dans la santé. C’est la notion de coût d’opportunité. Je me permets de faire remarquer que l’approche proposée ne tient pas compte du « bien vivre ».

L’impact budgétaire est vu comme un impact « financeur » attendu de l’adoption de la nouvelle technologique, c’est-à-dire l’impact sur les institutions qui vont payer les nouvelles pratiques. Parfois, cela revient à comparer des pratiques existantes, parfois, cela repose sur des modèles épidémiologiques. Mais dans tous les cas, ces analyses visent à informer de manière transparente le financeur sur les conséquences financières de ses décisions  d’investissement.

La santé peut s’analyser de différentes façons. Cela peut être une approche par le coût de la maladie qui consiste à évaluer la mobilisation des ressources qu’elle demande. Ces analyses peuvent évoluer vers des approches  coût-efficacité ou une comparaison des stratégies considérées pour une efficacité donnée : gain en nombre de mois, d’années, de vie gagnée. Une analyse coût/utilité est possible, cela peut revenir à comparer les stratégies. Nous pouvons ainsi  utiliser des approches comme le Qalys. Les années gagnées  peuvent être mesurées par des questionnaires comme EQ-5D.  Enfin, les préférences individuelles sont mesurées par des arbitrages comme celui de la longévité : time trade off, la probabilité de survie : technique de « standard gamble ».

Ces approches ne permettent pas de tout résoudre. Notons par exemple le prix exorbitant des médicaments orphelins ou encore le renforcement des inégalités sociales de santé. De nouveaux besoins apparaissent comme celui de la dépendance. Enfin, l’impact global de la volonté de réduction des déficits publics peut introduire une réflexion sur les choix d’investissements.

Le message de la Haute Autorité de Santé pourrait être : mieux soigner, mieux dépenser, mieux discerner. Pour cela, il faudra  rendre plus perceptible l’effet de bouclage entre les choix individuels et publics ainsi que les résultats finaux de ce bouclage.

 

Source :

 

Lise Rochaix est venue s’exprimer dans le cadre de la 2ème  édition du CongrEpsylon qui s’est déroulé le 5 avril 2013 au Corum à Montpellier. http://www.lab-epsylon.fr/. Elle est professeure des Universités en Sciences Economiques, Université Aix-Marseille 2, Responsable de la Commission d’évaluation économique et de santé publique à la Haute Autorité de Santé. L’intervention de Lise Rochaix avait pour titre : Les enjeux de l’évaluation de la valeur des thérapeutiques non médicamenteuses.   Ce texte n’est pas un résumé de sa présentation, ce sont des notes avec des commentaires critiques.

Bibliographie : Rapport d’orientation sur le développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées, validé en avril 2011 : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1059795/fr/developpement-de-la-prescription-de-therapeutiques-non-medicamenteuses-validees?xtmc=&xtcr=2

L’éducation pour la santé

L’éducation pour la santé est souvent une volonté des puissances publiques et une déclinaison des politiques de santé publique. La question est toujours identique : comment favoriser l’efficacité des messages de santé ?

Pascal Gygax, de l’Université de Fribourg, a présenté une étude concernant la prévention en matière de tabagisme.

Qui a décidé de mettre ces messages inscrits sur les paquets de cigarettes ? C’est une commission de « personnes » qui décident ce que l’on écrit. Les termes choisis par cette commission sont basés sur l’intuition ainsi que sur des données existantes, celles qui proviennent des études réalisées à propos du tabagisme. Souvent, on ne dispose pas d’informations spécifiques pour un pays ou pour un langage, la commission utilise alors des données en provenance d’autres pays.

Pascal Girax a étudié la relation entre les expositions au message et le comportement d’un individu. L’efficacité du message s’analyse dans le processus de lecture, car il faut que la « personne réceptive » intègre les informations. Ensuite, il faut tenir compte du lien entre les attitudes et le comportement. Nous savons actuellement que des attitudes positives ne conduisent pas à des comportements positifs. Nous disposons de théories pour décrire le processus de lecture. Celles-ci nous apprennent que le système humain transforme l’information. L’homme crée des représentations qui sont de plus adaptatives. Il ne retient que ce qu’il a transformé.

Le travail expérimental de Pascal Gygax se résume à des tests de création de messages. L’expérimentation a eu lieu sur des élèves de 7ème  et 9ème année et 2ème  de gymnase de l’enseignement Suisse. La recherche est fondée sur des tests de psycholinguistique. On cherche à déterminer quelle est l’information qui a le plus de chance d’être traitée. Plusieurs questions en résultent :

-          Quelle est l’information ?

-          Quel est l’effet de la variation de la cible (effet négatif sur soi, sur les autres, pour l’exemple du tabac) ?

-          Quel est l’argument (effet de la sévérité, du temps, ou combien de temps dure le problème quand il survient) ?

-          Quelle est la dépendance de l’âge dans la sensibilité au message ?

-          Qu’est-ce qui se passe dans les représentations ?

-          Quel est le rôle des attitudes ?

-          Quel est l’impact des habitudes (forme de tabagisme, consommation d’alcool, fumeurs sociaux, attitudes envers le tabagisme) ?

L’étude a été réalisée sur la base de questionnaires standardisés ATS. American Thoracic Society (ATS) a mis au point en effet des questionnaires qui servent de référence dans ce domaine. Le résultat majeur de cette étude est qu’il n’y a pas de message qui fonctionne ! Pascal Gygax fait remarquer qu’il y a des difficultés à publier ce qui ne marche pas ! Il s’est donc intéressé à des points complémentaires.

En ce qui concerne la confiance dans l’arrêt de consommation de tabac, les jeunes pensent à plus de 90 % qu’ils sont en mesure de s’arrêter de fumer, mais beaucoup pensent qu’ils continueront toujours à fumer dans cinq ans. Pour eux, la fumée passive est plus dangereuse que la fumée active. La recherche des facteurs explicatifs procure davantage de résultats. La perception du risque donne un facteur de 50, contre 22 pour l’ivresse et 3 pour la consommation régulière d’alcool. Cependant, le plaisir de fumer conduit à un facteur négatif de 14, ceci étant lié au fait que les non-fumeurs considèrent que fumer procure du plaisir. Le fait de fumer ne produit pas d’effet sur la désirabilité sociale.

Les messages sont persuasifs pour ceux qui ne fument pas. La notion de plaisir de fumer est à revoir, et cela pourrait être une piste pour des messages futurs. La notion entre fumées actives versus fumées passives est aussi une piste à creuser, car les messages relatifs à la fumée passive ont été bien acceptés. Avoir déjà fumé une cigarette peut changer le traitement de l’information. Il en résulte que des stratégies en amont pourraient être envisagées.

Enfin, il faudrait également considérer l’adolescent en fonction de réseaux de comportements. À ce titre, je propose personnellement que l’on construise un concept pouvant reprendre ces phénomènes que sont l’alcoolisme et le tabagisme chez les jeunes.

Source :

Pascal Gigax est venu s’exprimer dans le cadre de la 2ème  édition du CongrEpsylon qui s’est déroulé le 5 avril 2013 au Corum à Montpellier. http://www.lab-epsylon.fr/. L’intervention de Pascal Gygax, Département de Psychologie, Université de Fribourg avait pour titre : « ‘La fumée tue’… mais les ados s’en fichent ».

Pour en savoir plus :

Site de l’université de Pascal Gigax :

http://www.unifr.ch/psycho/site/research/psycholinguistique/pages-personnelles/pascal-gygax

La ville de Caldes de Malavella

Caldes de Malavella est une ville d’eau en Catalogne

Les fouilles archéologiques attestent que, Depuis la Préhistoire puis durant les périodes romaines jusqu’à nos jours, le secteur autour de Caldes de Malavella a été sans interruption habité. Cela ne fait aucun doute que c’est l’éruption de l’eau chaude qui a fait l’attraction principale de ce secteur. Dans ce village, vous pouvez trouver les vieux thermes romains, mais également deux thermes modernes, la Balneari Prats et la Balneari Vichy Catalan. Au XV° siècle, un hôpital a été construit. La famille Prats a créé les bains en 1840 en canalisant l’eau de la fontaine de la Mine. Les bains Vichy Catalan sont nés quelques années plus tard. Le Dr. Modest Furest Roca vérifia les propriétés de l’eau et acheta la source en 1881. La mise en bouteille de l’eau a commencé dès 1889.

Je vous conseille aussi de rendre visite à la Pastisseria Bomboneria Buhigas, où l’on fabrique des Galetes Vichy excellent, une sorte de biscuit avec l’eau locale, et des turrons.

 

Balneari Prats, Plaça Sant Esteve, 7, 17455 Caldes de Malavella (Girona), Espagne, Tél : 972 47 00 51, Fax: 972 47 22 33, email: info@balneariprats.com, site web http://www.balneariprats.com/

 

Balneari Vichy Catalan, Av. Dr. Furest, 32 / E-17455 Caldes de Malavella (Girona) , Espagne/ Tél : +34 972 470 000 / Fax +34 972 472 299, email : balneario@vichycatalan.es, site web : http://www.balneariovichycatalan.com/

 

Pastisseria Bomboneria Buhigas, Cami Termes Romanes 57, Tél : 972 47 00 06, 17455 Caldes de Malavella (Girona), http://www.pastisseriabuhigas.com