Archives pour la catégorie Monde nano

Connaissez-vous le NIA


Le NIA est en fait une nouvelle danse. Elle se veut en harmonie avec la terre, « on salue le ciel », « on dessine sur la terre ». Cette danse serait une réaction douce à l’aérobic et c’est pour cela qu’elle porterait son nom : « Not Impact Aerobic ». Née dans les années 80 en Amérique, en Californie comme dit l’histoire, qu’il faudrait vérifier, cette danse à la posture définie voudrait se nommer maintenant « Now I Am », traduit brutalement par « Maintenant Je Suis », quoiqu’il en soit, la presse française commence à en parler.

Le site nianow.com vous propose de devenir professeur de cette discipline créée par Debbie Rosas et Carlos Rosas, qui disposerait de 2000 professeurs licenciés répartis selon un système de ceinture. Il faut 500 dollars pour adhérer, ce qui doit être complété par des achats.

Une filiale existe en France. Elle devient depuis quelques temps la coqueluche de la presse française, des magasines : Elle, Marie France, Avantage, Esprit Femme, mais aussi Le Monde ! Et tous en disent du bien, témoignage de pratiquant à la clef !

Pour information : Nia International Headquarters, 918 SW Yamhill, 3rd Floor, Portland, OR 97205, tel : (503) 245-9886, TelToll-free: (800) 762-5762, Fax: (503) 245-2159, email: info@nianow.com, site web: http://www.nianow.com

 

Antenne française: http://www.nianow.fr, email : info@nianow.fr, téléphone: 06 25 80 73 28

La nécessaire information du public sur les nanotechnologies

Pour Corinne Pelluchon, il est difficile d’être informé sur les nanotechnologies et donc de les comprendre. Pour aboutir à des décisions, il faudra donc faire des efforts. Etienne Klein en convient. Peu de français connaissent les nanosciences et ce n’est pas aux scientifiques de juger les normes du futur, c’est au monde social et, c’est bien là que sont les difficultés.

Comment nous projetons-nous dans l’avenir ? Ou quel type de monde construisons-nous ? Telle serait la question qui permettrait au public de s’informer sur ces technologies. Pour Jean Claude Anseilem, ce n’est pas original, c’est la même chose que d’autres progrès scientifiques.

La question de l’information est cruciale car nous sommes dans le domaine de la recherche. Pour Etienne Klein « Quand la recherche ne promet pas d’applications, elle est vue comme une danseuse, quand elle a des applications, elle est considérée comme source de tous les maux ». Il faudra se rendre compte que « Faire des savoirs a de la valeur ».

Dans le cadre de cette nécessaire information, Corinne Pelluchon pose la question d’un droit qui sert à gérer le désordre et qui doit servir pour les nanotechnologies, alors que la réflexion sur les biens propres, (en particulier la connaissance), est plus avancée. Une réflexion sur les biens externes conduit à réfléchir sur le contexte social, question que l’on ne pose pas toujours. Les textes d’intellectuels et les outils ne sont pas suivis d’effets ou d’actions, ce qui génère la situation actuelle et en particulier les attentes sans lendemain de solutions facilement explicables.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

Politique et nanoscience, une approche complexe

La relation entre politique et nanoscience  est complexe

Pour Corine Pelluchon, la question de la pauvreté n’est pas celle de la famine. Poser le problème de la famine revient à s’interroger sur notre capacité à fonctionner. « On a beau avoir des techniques mais il faudra développer les structures sociales pour cela et la capacité à les développer ».

La question importante des nanosciences est de savoir quels moyens on met dans ces nouvelles technologies et qui a les moyens de payer. Etienne Klein reste optimiste : « l’entièreté » du genre humain. Je ne partage pas ses sentiments car en ce moment, les écarts d’accès aux nouvelles technologies augmentent entre les pays pauvres et riches.

Jean Claude Ameisen semble balayer toute volonté du politique. « On mesure l’importance de l’innovation au degré de surprise qu’elle provoque », affirme-t-il, balayant ainsi toute idée de régulation politique.

Je ne suis pas non plus en accord avec ces scientifiques, en observant les ressources affectées par certains Etats comme le Canada, à ces nouvelles approches. Il s’agit principalement de la recherche effectuée à l’Université de Toronto, du centre Mars ou du laboratoire de recherche sur l’ordinateur quantique à Waterloo. Là aussi, Etienne Klein réfute cet argument en affirmant que la France avait de bons laboratoires, de bons chercheurs.

Philipe Houdy fait même dans le triomphalisme. Parmi ces zones, USA et Canada, Europe, Asie, la « communauté scientifique française est l’une des meilleures du monde » et, elle réaliserait une recherche fondamentale excellente. De plus, les français sont excellents dans l’assemblage et il ne faut pas demander à des gens qui ont des cultures fondamentales d’aller ailleurs en terme de champ, ce qui lui permet encore d’améliorer ce qui devient du chauvinisme triomphant sans réelle expertise globale.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

Le discours positif des nanosciences

Il y a un discours autour des nanosciences qui est hyper-prometteur, un discours « hype », celui qui décrirait dans un horizon proche l’émergence d’une nouvelle civilisation. Mais dans les faits, les progrès sont très modestes, d’où un deuxième débat sur le projet de cette « nano-civilisation »

Il y aussi des discours positifs dans le développement. Comment maîtrise-t-on les déséquilibres dans les technologies et par exemple la coupure entre pays riches et pays pauvres ? Les nanotechnologies doivent permettre l’accès à des eaux polluées lorsque l’on sait par exemple que l’arsenic est piégé par des nanomolécules de fer.

L’autre type de discours positif est celui du développement durable. En quoi ces technologies participent-elles au développement durable ? Pour Philippe Houdy, c’est ce que l’on essaye de faire lorsque l’on cherche à avoir des matériaux qui auront de bonnes propriétés ou qui pourront permettre d’aller dans le sens écologique. Il s’agit du développement d’avions plus légers par exemple, ou aussi de systèmes électroniques qui chauffent moins.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

Quels débats pour les nanosciences ?

Etienne Klein veut s’intéresser aux risques des nanoparticules tout en limitant les effets. A la question : « Sont-elles dangereuses ? », la réponse est alors évasive car la toxicologie est plus complexe, car ce n’est pas la dose qui fait effet mais la forme, car le rapport entre la surface et le volume est différent d’avec les autres molécules classiques. Il propose alors de poser la question autrement : « quel est le genre de société que nous voulons construire et comment construire cette société ? ». Les scientifiques semblent d’ailleurs botter en touche en affirmant tout de go que « les nanotechnologies n’ajoutent pas de nouveaux problèmes mais exacerbent les risques existants ». Jean Claude Ameisen fait le parallèle avec les produits qui nuisent au cerveau. Il cite l’exemple de la ritaline, anti-dépresseur qui rend aussi des services. Prendre cette posture, cela évite de se poser la question des priorités qui est le plus souvent de l’ordre du politique.

Pour Corine Pelluchon, pour bien raisonner autour de ces nanotechnologies, il faut avoir une réflexion critique sur les pratiques qui doivent aboutir à des repères pour bien se conduire. Cette question est double : il s’agit d’une réflexion sur les fins et les choix. Traduit en termes de nanotechnologies, il s’agit d’une double réflexion sur les applications et sur l’échelle. Il faut éviter les travers de cette approche pour ne pas fonder une éthique sur des réflexions religieuses ; il est possible selon elle, de voir l’impact des ces technologies sur le social. Il s’agira alors d’une réflexion sur les pratiques dans la société. Ces pratiques sont nécessaires à la résolution de problèmes de justice, d’égalité, de famille (et d’autres valeurs, …).

Les professionnels de santé utilisateurs de nanotechnologies rappellent que les nanosciences médicales n’ont pas changé la vision que l’on a du vivant. Dans ce domaine, le choix de nanoparticules comme vecteur se situe dans la volonté d’améliorer la relation entre le malade et le médicament. Ce changement de ce point de vue risque selon moi d’oublier des pans complets de risque.

Philippe Houdy pose la question différemment : « Qu’est-ce qui est dangereux ? ». Il utilise un exemple pour cela. Imaginons un volcan qui explose, des milliers de molécules sont émises, et parmi celles-ci des nanomolécules. Celles-ci existent depuis très longtemps de manière naturelle et industrielle. Ces émissions ne sont pas intentionnelles mais réelles.

Depuis peu, les scientifiques en fabriquent des intentionnelles. Elles se retrouvent dans des objets par insertion dans eux-mêmes : la silice dans le pneu, l’amiante dans les bétons. Mais, la première réflexion sur l’amiante date de 1898, alors que les mesures de protection sont récentes et donc posent le problème de savoir comment ne pas recommencer cela. Philippe Houdy fait remarquer que les risques les plus graves sont dans  les usines qui fabriquent ces produits. Il propose de généraliser cette approche aux nanotechnologies.

Jean Claude Ameisen désire poser le problème dans des termes plus économiques. « Comment avoir le maximum de bénéfices et le minimum de risques ? ». C’est pour cela que ce scientifique estime que les interfaces avec les machines centres sur les cerveaux doivent être réfléchies. Avec les nanotechnologies, nous disposons de la possibilité de manipuler le cerveau. Il s’agit de fait concret. Dans les laboratoires, il est possible actuellement de  « construire » des « rats robots » que l’on oriente au grès du chercheur…

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

Les applications de nanosciences


Les applications de nanosciences sont multiples:

Les nanosciences des physiciens

Les physiciens cherchent à fabriquer des objets. La naissance de l’électronique de spin : Albert Fert a montré que l’électron tourne sur lui-même dans un sens ou un autre. Il a été utilisé pour mettre en place des systèmes de stockage de données. Il est alors possible d’imaginer des millions d’enregistrements de la taille de l’électron.

Les chimistes classiques avant tout

Les chimistes aiment s’occuper des molécules. Ils en construisent donc qui sont de véritables cages chimiques qui peuvent capturer d’autres molécules. Ces molécules pourront se libérer de leur cage « sur ordre ». Elles auront ainsi la capacité de faire des réactions chimiques au bon endroit. Les nanotechnologies permettent aussi de fabriquer des capteurs dans la dimension du nanomètre et donc de faire des mesures inédites. Enfin et à titre d’exemple, l’or nanométrique devient réactif alors que l’or normal est très stable. Des assemblages, atome par atome, permettraient de réaliser des catalyseurs.

Les nanos, espoir dans la santé.

Les nanoparticules ont une application réelle en servant de vecteur de médicament. Heureusement que les chimistes sont passés par là. Ces objets peuvent servir de marqueur de cellule, pour tuer des cellules cancéreuses par agitation sans entrer dans le membre malade.

L’avenir de l’informatique

Une autre application des particules quantiques est la mise au point de cryptographie quantique qui est déjà utilisable. Il s’agit de mettre en place des systèmes de téléportations d’état quantique. Les recherches vont dans le sens de construction des ordinateurs quantiques, ce sont des systèmes qui ont des états quantiques de superposition, donc la machine devient massivement parallèle.

Les nanos pour un usage quotidien

Etienne Klein donne des exemples d’applications mécaniques comme : l’intégration dans des objets, les raquettes de tennis pour leurs données ; des caractéristiques de type ressort. L’intégration de nanoparticules d’argent dans les tissus est réalisée pour leur donner des propriétés bactériennes.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

Les nanosciences, c’est quoi ?

Bienvenue dans le monde de la nanodimension, vous y trouverez des nanotechnologies, nano-objets qui proviennent des nanosciences. Mais qu’est-ce tout cela ? Philippe Houdy rappelle que les nanosciences sont une invention récente des années 80, qui se sont d’abord focalisées sur des nano-objets de carbone.

Etienne Klein pose le débat sur les nanosciences se situant dans une frontière. Les nanoparticules sont gigantesques en revanche face aux atomes, aux molécules. Cette échelle du nanomètre est intermédiaire entre le monde de la physique quantique qui est apparue dans les années 20 et la physique classique. Dans ce domaine, les connaissances sont solides et anciennes. Dans les nanodimensions, la physique est encore classique et, on peut les bricoler comme des objets classiques mais ces objets ont des particularités intéressantes. Les nanotechnologies sont à la frontière entre le monde quantique et le monde du réel. L’idée est alors de construire des nano-objets qui ont des propriétés qui vont bien.

L’idée possible, car non réalisée dans la réalité, serait de mettre en place des assemblages qui seraient capables de s’adapter.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

Nano, bio, télé et cognition

Plusieurs technologies sont en train de vivre une révolution :

- les nanotechnologies qui commencent d’ores et déjà à être commercialisées avec des propriétés fascinantes ;

- les biotechnologies qui permettent de modifier mais également de construire des cellules vivantes comme des usines à notre service ;

- les télécommunications mobiles, avec une multiplication par 1000 des débits en 6 ans et, qui poussent vers une « informatique » partout et tout le temps ;

- les neurosciences qui permettent depuis peu de voir le cerveau en fonctionnement et, ouvrent un champ immense de découvertes dans son fonctionnement ;

- les sciences cognitives qui nous font pénétrer au cœur des fonctions mêmes de notre pensée.

Ces technologies, se croisent et s’hybrident pour transformer notre environnement comme jamais, pour le meilleur… et pour le pire. Le plus souvent, le choix de notre avenir est laissé à ceux qui en comprennent les enjeux.

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France