Archives pour la catégorie SIANA 2009

SIANA Nanchang a débuté aujourd’hui

SIANA 2009 en Chine a commencé aujourd’hui par les cérémonies de lancement.

Voici une photo et le texte de mon discours.

lancementsianananchang.jpg

SIANA est dévoilé aux yeux du public aujourd’hui à 15h (heure locale)

Permettez-moi de vous remercier de votre accueil à tous, les réalisateurs de SIANA en Chine, mais aussi le gouvernement de la province du Jangxi, le gouvernement municipal de la ville de Nanchang, et la  société TellHow qui ont permis la réalisation de cette manifestation.

Lorsque je suis venu pour une première fois dans les équipes de TellHow, j’avais offert un livre dont j’étais l’auteur, il représentait l’histoire d’une norme qui s’appelle le GSM pour Groupe Special Mobile, qui est le nom original de cette technologie qui a été créé par quelques fonctionnaires entre 1981 et 1988. A cette période, on nous prenait pour des fous et des artistes… Les grands cabinets d’audit et de conseil de l’époque prévoyaient une taille de marché de 70 000 mobiles pour l’an 2000 dans les deux grands pays européens que sont la France et l’Allemagne. A cette date, il y en avait 50 millions dans ces deux pays! Une erreur totale de prévision pour ceux qui se disaient « experts en technologie » ! En 2009, 2 humains sur 3 sur la planète ont un téléphone mobile dans la poche. Quel succès pour cette technologie de fous et d’artistes ! Souhaitons que les technologies numériques que nous évoquons aujourd’hui dans SIANA aient le même succès commercial. Cet exemple me permet de donner un  des objectifs de SIANA, tracer l’avenir en faisant se rencontrer des artistes, des ingénieurs et des managers… Que les ingénieurs et les technocrates n’explorent pas seuls le monde que nous préparent les technologies numériques. La force des artistes est de porter un regard critique sur ce monde.

SIANA est avant tout, un laboratoire pour le futur ! C’est aussi pourquoi je suis heureux d’être ici en Chine à Nanchang. L’art doit ouvrir sur des réflexions, c’est le leitmotiv de SIANA, faire de l’art pour définir le futur !  Mais, c’est aussi la base d’une vaste activité que les américains appellent « entertainment ».Doit-on alors croire en Andy Warhol « Gagner de l’argent est un art, travailler est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit. »
 

SIANA Semaine des Arts Numérique, dont la première édition a eu lieu en 2005, est un partenariat entre une école de management et d’ingénieurs l’Institut National des Télécommunications, la ville d’Evry, qui sera représentée cette année  par Hervé Perard, maire adjoint d’Evry et le théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry, avec Monica Guillouet Gélys. SIANA a été créée avec cette volonté de rencontres, de discussions, d’échanges comme je souhaite qu’elle ait lieu ici a Nanchang en Chine comme elle a eu lieu il y a quelques mois au Brésil. Le dialogue est important, pour se comprendre et il se place dans le présent. Là encore, je ne peux résister à utiliser une citation de Pablo PICASSO, qui a été un des premiers artistes de la mondialisation présent en France, comme au Japon ou au Brésil « Il n’y a en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais »

Il y a un fait important dans SIANA, c’est que les artistes puissent expliquer leurs œuvres, c’est aussi pour cela que l’on organise des workshops ou les « élèves » apprennent à utiliser des outils, là encore, je souhaite citer un philosophe français, Alain, qui à  écrit dans son livre Minerve ou De la sagesse  « Le petit mot «Je ferai» a perdu des empires. Le futur n’a de sens qu’à la pointe de l’outil. Prendre une résolution n’est rien; c’est l’outil qu’il faut prendre. ». C’est l’outil numérique qu’il nous faut donc prendre, quitte à revisiter son imaginaire. SIANA nous a permis d’explorer les interactions entre la mobilité et la globalisation en 2007. Pour 2009, nous avons eu envie d’explorer le thème de l’imaginaire des technologies numériques, car chacun, artiste, ingénieur et manager est porteur d’une vision du monde par le numérique… c’est celui de cet imaginaire que l’on retrouve dans les Cosplay et dans les dessins animés.

Je terminerai ce discours par une petite blague, une citation de Paul Auster, auteur moins connu, dans son ouvrage « Moon Palace », « Une fois qu’on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière ». Cet auteur né aux Etats-Unis a passé une grande partie de sa vie en France il est plus connu pour son autre ouvrage, « La cité de verre », qui est l’œuvre qui parle du futur qu’il convient de lire…

Alors, souhaitons que SIANA, qui est une invitation à la rencontre, une invitation à écouter, une invitation à la réflexion, soit le lieu de naissance de nouvelles technologies, que SIANA rencontre un vif succès populaire en Chine, et qu’il soit porteur, tant sur le plan de la vie artistique que de celui des affaires de grandes et belles réalisations !

Etre interdisciplinaire dans la mondialisation

Ana Lucia Gazzolla, directrice exécutive de l’Institut Inhotin et ancienne présidente de l’UFMG (Université Fédérale de Minas Girais) s’est lancée dans une de ses conférences dans un plaidoyer pour la culture, y compris la culture scientifique.

 

Elle pose en introduction deux problèmes. Le premier consiste à situer la culture dans la mondialisation et dans la localisation de celle-ci. En passant, elle se livre à une critique de la marchandisation et l’accord général des services qui veut introduire l’enseignement dans la sphère marchande. Le second problème provient de la situation particulière du Brésil. Dans un pays qui possède 15 millions d’analphabètes, et où 50% de l’enseignement est privé, le problème de l’accès à la connaissance est réel.

 

Ana Lucia Gazolla cite Ortega Y Gasset, « la culture, c’est ce qui protège du massacre vital ». Pour elle, le problème consiste à passer la frontière de la connaissance, qui se situe dans la zone d’incertitude, c’est celle de la formalisation. A l’inverse, elle se plait à rappeler que la culture n’est pas seulement les discussions, ou l’écriture mais les sciences et technologies. Pour elle, ces objectifs ne peuvent être atteints qu’avec des politiques publiques volontaristes et généreuses qui dépassent la seule régulation que les états mettent en place en général.

 

Ana Lucia Gazolla nous propose de consolider les actions interdisciplinaires ou plutôt transdisciplinaires, « ce sera bénéfique » dit-elle. Elle cite alors quelques exemples, la question de l’environnement et de l’éducation à l’environnement en est un. Elle voit la nécessité de proposer des doctorats en bioinformatique. Mais il ne faut non plus négliger la relation au marché et à l’économie, il y a des besoins d’incubateurs et d’instruments pour faire arriver l’innovation au marché. Des processus d’agrégation et de mise en valeur des processus  produits sont indispensables selon elle, c’est aussi de mettre en place des systèmes d’innovation. C’est aussi un problème de culture, mais de culture institutionnelle. C’est ainsi que de nouvelles connaissances vont créer de nouvelles cultures  y compris institutionnelles. D’autres questions sont nécessaires à investiguer comme celle de l’applicabilité de la technologie, qui passe par des interrogations sur les normes et les modèles de développement.

 

Pour Evablo Vilela, secrétaire adjoint de l’Etat de Minas Girais à la Science, technologie et enseignement supérieur,  il sera nécessaire de mettre en œuvre des politiques non seulement qui font en sorte qu’il y ait diffusion des connaissances dans la population mais qui aussi le garantisse.  L’essentiel est l’actualisation, de faire des avancées permanentes dans les connaissances.

 

Les universités ne sont pas capables de répondre car elles font de l’intellectualisme passif. L’université est trop hégémonique. « Il faut déstabiliser » dit  Ana Lucia Gazzolla. Ainsi, il faut reconstruire la connaissance en gérant la déstructuration précédente. C’est une transformation, pas un démantèlement, mais il s’agit de répondre aux défis de la déstabilisation graduelle.

 

Il faut transformer la culture de la spécialisation par une culture interdisciplinaire, cela passera par des débats, des débats et des débats, dit-elle…

 

Intelligence, solidarité doivent remplacer les comportements hégémoniques !

Source : Conférence d’Ana Lucia Gazzolla, directrice exécutive de l’Institut Inhotin à Belo Horizonte, le 26 juin 2009

Corticos le specatcle….

CORTIÇOS   est un spectacle inspiré du roman « O Cortiço », d’Aluísio Azevedo interprété par la Cie. Luna Lunera

Metteur en scène : Tuca Pinheiro

Interprètes / Créateurs : Cláudio Dias (Dieu et João Romão) ;  Débora Vieira (Piedade de Jesus) ; Júlia Guimarães (Pombinha) ;  Marcelo Souza e Silva (Diable, Bertoleza et Rita Baiana) ;  Rômulo Braga (Jerônimo)

Texte original du synopsis : Júlia Guimarães, Marcelo Souza e Silva, Rômulo Braga et Zé Walter Albinati

Version en français :  Zé Walter Albinati  -  Révision : Corinne Imbs

Connaissez vous Aluisio Azevedo?

Aluísio Azevedo est un romancier brésilien né à São Luís, Maranhão 1857, mort à Buenos Aires 1913. Considéré comme l’initiateur du roman naturaliste au Brésil, il publia son premier roman, Uma lágrima de mulher (Une larme de femme) à 23 ans; son second, O Mulato (Le mulâtre) créa une polémique vu le thème racial qu’il abordait. A partir de ce moment, installé à Rio, il écrivit presque chaque année un roman, en plus de collaborer à des journaux et avec son frère Artur à des revues théâtrales. Révolté par les injustices sociales, influencé par Zola et Eça de Queiroz, il se sert alors de ses écrits pour attaquer les préjugés raciaux et le problème des esclaves.

Ses ouvrages les plus connus sont O Mulato (Le mulâtre – 1881), Casa de Pensão (La Pension – 1884) et surtout O Cortiço (1890), qui représentent le meilleur d’une œuvre qui excelle dans l’abordage des groupes plus que dans la création des personnages.

Le Roman :

Azevedo Aluísio, Botafogo, une cité ouvrière (O Cortiço, 1890), roman, traduit du portugais par Henry Gunet, introduction de André Rousseaux, Club Bibliophile de France, Paris, 1953

La pièce de théâtre


CORTIÇOS,  spectacle inspiré du roman « O Cortiço », d’Aluísio Azevedo,a été joué par la Cie. Luna Lunera  pendant SIANA 2009 à Brésil

Corticos au théâtre: un résumé du texte!

CORTIÇOS est un spectacle inspiré du roman « O Cortiço », d’Aluísio Azevedo, il a été joué par la Cie. Luna Lunera  pendant SIANA 2009 à Brésil.

Voici le résumé

À la fin du XIXe siècle, les “cortiços” étaient une façon d’agglomérer

des logements précaires pour accueillir les populations défavorisées :

un ancêtre de la ‘favela’ dans les bas-quartiers de Rio de Janeiro.

Accueil du public. Pombinha est une jeune femme qui écrit des lettres dictées par d´autres personnes. Pudique, elle se soumet à l’éducation conservatrice de sa mère.

Prologue – Aube dans le “cortiço”. Pombinha parle de son quotidien « toujours en dehors de ce monde ». Son nom signifie “petite colombe”. Elle sait écrire, ce qui n’est pas le cas de la majorité des autres habitants du “cortiço”. Tous chantent la chanson Alvorada (“Aube”, une samba du compositeur brésilien Cartola). « L’aube sur le contreforts du bidonville, quelle beauté ! Personne ne pleure. Il n’y a pas de tristesse. Personne ne sent les déceptions… »

Scène I – La Genése. Le Diable narre la création du Monde et de l’Homme, du “cortiço” et… des quartiers aisés : « Dans cette solitude insupportable, Il (Dieu) voulait créer quelque chose de différent (…) » Il chante une version sui generis de la samba de carnaval Aquarela Brasileira (“Aquarelle Brésilienne”, de Silas de Oliveira), qui énumère les beautés du Brésil. « Voyez ce merveilleux décor. C’est un épisode mémorable, qu’un artiste, dans un rêve génial, a choisi pour ce Carnaval. Et la rue, comme un podium, sera une toile : le Brésil à la façon d’une aquarelle. » Dieu annonce : « Et Dieu a créé le monde en écoutant de la samba ! »

Scène II – Le “cortiço ” et ses multiples personnages. L’acteur qui interprète « Dieu » jouera aussi João Romão, un commerçant venu du Portugal. Il était pauvre, mais très astucieux et ambitieux. L’acteur qui a joué « le Diable » fera aussi la cuisinière Bertoleza, qui vit en concubinage  avec  João Romão.  Elle pense qu’elle est ex-esclave,  affranchie par João Romão.

« L’ Homme » deviendra le Portugais Jerônimo. Sa femme s’appellera Piedade de Jesus. Ils s’installent à la maison numéro 35. João Romão, propriétaire du “cortiço” et d’une carrière de pierres, commente la vie des nouveaux habitants avec Bertoleza: « C´est une blanchisseuse compétente. C´est un homme très fort et dévoué qui pourra travailler à la carrière… »

Scène III – Le travail dans le “cortiço”. Jerônimo et Piedade se rappellent les symboles de leur terre indigène et, ensuite, chantent l’hymne du Portugal. Ils travaillent ainsi que João Romão et Bertoleza. Loin de Bertoleza, João comptabilise leurs gains et rêve d´une vie meilleure. Près d’elle, il se lamente à cause de sa supposée misère.

Scène IV – Les blanchisseuses. Tous les acteurs jouent aussi les blanchisseuses et commentent la vie des habitants du “cortiço”. L’eau est leur bien le plus précieux et ainsi que pour João Romão, propriétaire de la buanderie. Pombinha est déjà fiancée, mais ne se mariera pas tant qu’elle n’aura pas eu ses premières règles. On parle aussi du voisin de la haute société, M. Miranda, qui est devenu baron.

Scène V – Solitude. Pombinha commente la “solitude” des personnages et même la solitude du public. L’acteur au haut de l’escalier préfère parler de ce qu’il considère “sérieux” aujourd’hui.

Scène VI – Dimanche au “cortiço”. Un déjeuner au “cortiço” dans un climat de fête. La samba. Tous s’entraînent pour le Carnaval.

Scène VII – “Saudade”. Face à la culture brésilienne, Jerônimo manifeste de la nostalgie (on dit saudade en portugais) de sa patrie. João Romão n’en ressent aucune. Les acteurs énumèrent leurs nostalgies personnelles et des gens qui leur manquent beaucoup. Pombinha lit une lettre de Bruno, l’un des habitants du “cortiço” qui regrette de s’être séparé de sa femme, qui l’avait trahi.

Scène VIII – “Saudade” de Rita Baiana (femme originaire de l’Etat de Bahia). Rita sera jouée ici par le même acteur qui a joué Bertoleza et le Diable. Cette femme habite de temps en temps au “cortiço” et ensorcelle Jerônimo avec la samba et sa danse séduisante. Jerônimo délire sur les mystères de la terre brésilienne, totalement amoureux de la belle Rita Baiana.

Scène IX – La lettre de Piedade. Piedade essaye de sortir Jerônimo de son délire amoureux. La chanson Acontece commence (“Ça arrive”, de Cartola). « Oublie notre amour, je t’en prie… Parce que cela arrive dans la vie… » Pombinha lit l’une des lettres dictées par le public dans le prologue. Piedade demande à Pombinha d’écrire une lettre à Dieu en parlant de la froideur de son mari. João meurt de jalousie de la réussite du baron.

Scène X – Rita et Jerônimo. Jeu de séduction, relation et Rita domine Jerônimo. Le Diable réapparaît et raconte que Jerônimo préfère la mulâtre Rita à sa femme blanche Portugaise.

Scène XI – Désespoir de Piedade. Dieu incite Piedade à danser désespérément la samba pour reconquérir son homme. « Danse, femme ordinaire, avec déchanché, avec langueur… »

Scène XII – Les règles de Pombinha. Pour la première fois, Pombinha monte sur la scène centrale et raconte des épisodes tragiques du “cortiço” en présence de sa marraine, la courtisane Léonie (personnifiée par trois acteurs). Léonie harcelle sexuellement Pombinha. Pombinha va enfin avoir ses premières règles.

Scène XIII – L’Apocalypse. La décadence du “cortiço”. Pombinha se lance dans cette vie dissolue. Elle deviendra aussi courtisane. Jerônimo assimile les habitudes de certains Brésiliens paresseux, les plaisirs de la chair et sombre dans l’alcool. Piedade se noie dans sa désillusion. João veut se débarasser de Bertoleza pour se marier avec la fille du baron. Bertoleza revendique ses droits. Après avoir découvert qu’elle est toujours esclave, elle préfère se suicider au lieu de se rendre à la police. Le Diable réapparaît et réfléchit sur cette mort. « Dieu est effrayé lorsqu’il voit que sa création n’était pas si bonne. Ceci l’amène à créer la mort, pour ravir de nos regards le caractère de la perfection absolue. Après la mort, nous deviendrons nous aussi une image au regard des survivants. C’est le regard de la mort qui détruit le corps et qui transforme le corps en image. »

Scène XIV – Ascension de João Romão. Comme un dieu, João Romão donne des ordres au “cortiço” : « Je veux de la propreté ici ! ». Mais la vie recommence… On écoute à nouveau une samba, Amor Proibido (“L’Amour Interdit”, de Cartola.) « Tu sais que je vais partir avec les yeux remplis d’eau et avec le coeur brisé. »

04/07/2009 : Alphonso Lingis rencontre Carlos Camargos Mendonça

Alphonso Lingis rencontre  Carlos Camargos Mendonça   

Mediador: César Guimarães – UFMG

 

 

Alphonso Lingis

 


Alphonso Lingis é filósofo, escritor e  tradutor americano, atualmente professor Emérito de Filosofia na Pennsylvania State University. Suas áreas da especialização incluem a fenomenologia, o existentialismo, a filosofia moderna, e ética. Mesclando a femenologia da percepção de Merleau-Ponty com a ética de Levinas (Lingis é um tradutor inglês de ambos os filósofos), Lingis afirma que os imperativos éticos vêm não somente de outros seres humanos, mas igualmente dos animais, das plantas, e mesmo dos objetos inanimados.

 

Lingis obteve grande sucesso como conferencista devido a seu estilo de escrita cativante e igualmente pela atmosfera da arte do desempenho de suas leituras. Durante suas falas públicas geralmente aparece com um figurino ou fala entre a música de fundo estranha ou gritos gravados, frequentemente na escuridão total.

 

 

 

 Carlos Camargos Mendonça

 


 

 

Doutor em Comunicação e Semiótica pela Pontifícia Universidade Católica de São Paulo (2007) com período sanduíche em Universidad Complutense de Madrid, Carlos Mendonça é diretor do Departamento de Comunicação Social da Faculdade de Filosofia e Ciências Humanas da UFMG.

 

 


Datas: 04.07.09

Horário: 9h – 12h

Local: Auditório UFMG

Endereço: Avenida Afonso Pena, 1.534, Centro – Belo Horizonte

  

 

03/07/2009: Patrice Flichy rencontre Rodrigo Minelli à SIANA Brésil

Patrice Flichy et Rodrigo Minelli seront dans la même conférence à  SIANA Brésil

 

 

Mediadora: Beatriz Brethas, UFMG

 

 

Patrice Flichy

 

Patrice Flichy é professor de Sociologia na Universidade Paris Est, pesquisador do LATTS, diretor da revista Réseaux e antigo responsável do laboratório de Sociologia do CNET (atualmente Orange Labs).

Entre suas principais publicações estão : Une histoire de la communication moderne ( 1991) e o “O lugar das utopias na construçao technica – o caso da internet”, Tendancias XXI – audiovisual, telecomunicaçoes, multimedia n° 2 stembro 1997.

 

No livro L’imaginaire d’Internet (2001), P. Flichy mostra como os especialistas em informatica puderam transformar seus sonhos e seus projetos numa realização técnica. Imaginaram “uma sociedade digital” diferente da sociedade real, definindo um novo lugar para o indivíduo no cyberespace. Assim desempenharam papel decisivo na mobilização internautas. http://latts.cnrs.fr/site/p_lattsperso.php?Id=268

 

 

Rodrigo Minelli

 


É Doutor em Comunicação e Semiótica pela PUCSP e possui graduação em Ciências Sociais pela Universidade Federal de Minas Gerais (1988) e mestrado em Sociologia da Cultura pela Universidade Federal de Minas Gerais (1994). Atualmente é professor adjunto da Universidade Federal de Minas Gerais. Tem experiência na área de Comunicação, com ênfase em Comunicação, atuando principalmente nos seguintes temas: vídeo, videoarte, mídias móveis, arte eletrônica e novas tecnologias.

Discours de Bruno Salgues pour l’ouverture de SIANA Brésil

Bonjour,

Permettez-moi de vous remercier de votre accueil à tous, les réalisateurs de SIANA, le département de communication de l’UFMG et la compagnie de théâtre Luna Lunera, équipe Brésilienne de SIANA que j’ai appris à mieux connaître depuis mercredi matin… Mais aussi, tous nos partenaires USIMINAS, OI, Vallourec Mannesman Brésil, comite Minero de l’année de la France, Culture France, le Palais des Arts, Governo do Estado de Minas Gerais, Instituto Inhotim, Prefeitura Municipal de Belo Horizonte, sans qui SIANA n’aurait pas lieu…. Remercions aussi tous les artistes qui ont pris du temps pour SIANA Brésil. Je ne ferai pas la liste des personnes car je risquerais d’oublier quelqu’un…

Je souhaiterais remettre à l’équipe de Oi Futuro, ce cadeau, il représente l’histoire d’une norme qui s’appelle le GSM pour Groupe Special Mobile, qui est le nom original de cette technologie qui a été créé par quelques fonctionnaires entre 1981 et 1988, que l’on prenait à cette époque pour des fous et des artistes… Les grands cabinets d’audit et de conseil de l’époque prévoyaient une taille de marché de 70 000 mobiles pour l’an 2000 dans les deux grands pays européens que sont la France et l’Allemagne, ; A cette date, il y en avait 50 millions ! Une erreur totale de prévision pour ceux qui se disaient « experts en technologie » ! En 2009, 2 humains sur 3 sur la planète ont un téléphone mobile dans la poche. Quel succès pour cette technologie de fous et d’artistes !

[ Remise de l’ouvrage]

Cet ouvrage est maintenant obsolète, c’est pourquoi, il vaudra mieux le destiner au Musée de OI Futuro. Il est l’un des premiers ouvrages écrit sur ce sujet

Cet exemple me permet de donner un  des objectifs de SIANA, tracer l’avenir en faisant se rencontrer des artistes, des ingénieurs et des managers… Que les ingénieurs et les technocrates n’explorent pas seul le monde que nous prépare les technologies numériques. La force des artistes est de porter un regard critique sur ce monde.

SIANA est avant tout, un laboratoire pour le futur ! C’est aussi pourquoi je suis heureux d’être ici à OI Futuro. L’art doit ouvrir sur des réflexions, c’est le leitmotiv de Siana, faire de l’art pour définir le futur ! Doit-on alors croire en Andy Warhol « Gagner de l’argent est un art, travailler est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit. »
 

SIANA Semaine des Arts Numérique, dont la première édition a eu lieu en 2005, est un partenariat entre une école de management et d’ingénieurs TMSP, la ville d’Evry représentée ici par Hervé Perard, maire adjoint d’Evry et le théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry. SIANA a été créée avec cette volonté de rencontres, de discussions, d’échanges comme je souhaite qu’elle ait lieu ici a Belo Horizonte comme à Nanchang en Chine dans quelques mois. Le dialogue est important, pour se comprendre et il se place dans le présent. Là encore, je ne peux résister à utiliser une citation de  Pablo PICASSO, qui a été un des premiers artistes de la mondialisation présent en France, comme au japon ou au Brésil « Il n’y a en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais »

Il y a un fait important dans SIANA, c’est que les artistes expliquent leurs œuvres, c’est aussi pour cela que l’on organise des workshops ou les « élèves » apprennent à utiliser des outils, la encore, je souhaite faire la citation  d’un philosophe français, Alain, qui à  écrit dans son livre Minerve ou De la sagesse  « Le petit mot «Je ferai» a perdu des empires. Le futur n’a de sens qu’à la pointe de l’outil. Prendre une résolution n’est rien; c’est l’outil qu’il faut prendre. ». C’est l’outil numérique qu’il nous faut prendre, quitte à revisiter son imaginaire. SIANA nous a permis d’explorer les interactions entre la mobilité et la globalisation en 2007. Pour 2009, nous avons eu envie d’explorer le thème de l’imaginaire des technologies numériques, car chacun, artiste, ingénieurs et managers est porteur d’une vision du monde par le numérique…

Je terminerai ce discours par une petite blague, une citation de Paul Auster, auteur moins connu, dans son ouvrage « Moon Palace », « Une fois qu’on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière ». Cet auteur né aux Etats-Unis a passé une grande partie de sa vie en France il est plus connu pour son autre ouvrage, la cité de verre, qui est l’œuvre qui parle du futur qui convient de lire…

Alors, souhaitons que SIANA, une invitation à la rencontre, une invitation à écouter, une invitation à la réflexion, soit le lieu de naissance de nouvelles technologies et que SIANA devienne aussi populaire que possible et que le Minas Girais soit un des porteurs de ce succès !

02/07/2009: Don Foresta débat avec Eduardo de Jesus & Carlos Henrique Falci à SIANA Brésil

Don Foresta

Don Foresta é artista e pesquisador especializado no estudo do uso de novas tecnologias como instrumento criativo. Há 25 anos, tem trabalhado no desenvolvimento da internet como ferramenta artística e, atualmente, coordena uma rede online para experimentação nas artes, na educação e na cultura. Com nacionalidades francesa e norte-americana, Foresta é graduado pela University of Buffalo (USA) e doutor em Ciências da Informação pela Sorbonne na França.

Nascido em Buffalo, Nova York, Don foresta é mestre em História pela Johns Hopkins, School of Advanced International Studies.  Doutor em Ciencias da Informação Universidade Paris II (Sorbonne-Panthéon), foresta é naturalizado francês desde 1996.
Em 1961, Foresta entra para o serviço diplomático americano. Várias funções lhe foram confiadas na África, em Washington e Paris. Após ter ocupado o posto de Director do Centro Cultural Americano em Paris de 1971 á 1976, deixa a função diplomática. Obtem então da Fundação Rockefeller uma bolsa para realizar sua primeira criação em vídeo para a Public Broadcasting Service em colaboração com o videasta Nam June Paik. Em 1976 Foresta cria o departamento arte-vídeo na Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs e, atualmente, é professor de interação multimidia na Ecole Nationale Supérieure d’Arts, Paris/Cergy. Foresta é também Pesquisador associado ao departamento de mídia comunicação da London School of Economics. http://www.donforesta.net/

 

Eduardo de Jesus

 


 

Eduardo de Jesus é graduado em Comunicação Social (PUC-Minas), mestre em Comunicação (UFMG) e doutorando na ECA-USP. É professor da Faculdade de Comunicação e Artes da PUC-Minas onde integra a equipe do CEIS – Centro de Experimentação em Imagem e Som. Faz parte do Conselho da Associação Cultural Videobrasil. Coordena e atua como curador dos projetos “Circuito mineiro de Audiovisual” e “Imagem-pensamento”.

 

 

 

 

 

Carlos Henrique Falci

 

Doutor em Literatura pela Universidade Federal de Santa Catarina, com a tese « Condições para a produção de cibernarrativas a partir do conceito de imersão ». Mestre em Ciências da Informação pela Universidade Federal de Minas Gerais (1997). Graduação em Comunicação Social – Publicidade e Propaganda pela Universidade Federal de Minas Gerais (1993). Atualmente é professor Adjunto III da Pontifícia Universidade Católica de Minas Gerais. Tem experiência na área de Comunicação, pesquisando principalmente os seguintes temas: ciberliteratura, narrativa hipertextual, criação literária em meio digital, arte digital e comunicação. Em 2002 organizou, conjuntamente com outros autores, o livro « Cultura em fluxo », pela Editora da PUC Minas.


Datas: 02.07.09

Horário: 9h – 12h

Local: Auditório UFMG

Endereço: Avenida Afonso Pena, 1.534, Centro – Belo Horizonte

 

L’équipe SiANA France se présente à SIANA Brésil

Comitê SIANA França

 

Direção e Organização Geral

 


Bruno Salgues, Presidente SIANA France, Professor/Pesquisador Instituto TELECOM & Management SudParis.

 

Bruno Salgues é presidente da SIANA e professor do Institut Télécom da França. Membro do grupo que permitiu a criação do sistema de telefonia celular GSM, através do Groupe Spécial Mobile (1981 a 1987), Salgues foi considerado pelo jornal francês Libération uma das 50 pessoas que mais dinamizam o mundo das telecomunicações em França. Foi igualmente considerado pela revista New Biz uma das 100 pessoas que realmente dinamizam a França.

 

Salgues se interessa principalmente às novas formas e usos das tecnologias e atua há anos em diferentes países. Bruno Salgues é também membro ativo do Sommet Mondial sur la Société de l’Information, lançado pela ONU e do Centre de la Chanson Française, instituição francesa que promove jovens artistas que decidem praticar a musica profissionalmente.

 

 

 


 

Monica Guillouet-Gélys, Vice Presidente SIANA France, Diretora do Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne.

 

 

 

 

 



 

 

Hervé Pérard, Coordenador Geral SIANA France, Secretário Adjunto de Cultura da cidade de Evry, França.

 

 

 

 

 

 

 

 

Direção Comitê Científico SIANA France

 


 

 

 

Jean-Luc Moriceau, Professor/Pesquisador Instituto TELECOM & Management SudParis.

 

 

 

 

 

 

Direção Comitê Artístico SIANA França

 


 

 

 

 

Nicolas Rosette, Diretor Multimídia do Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne.


Datas: 01.07.09

Horário: 9h – 12h

Local: Auditório UFMG

Endereço: Avenida Afonso Pena, 1.534, Centro – Belo Horizonte