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Marketing ! Un nouvel ouvrage…

etudes de marché

Mon ouvrage réalisé avec Laurent Bister vient de sortir

Le marketing des objets technologiques et des services numériques

 

ou encore :

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Comment changer le comportement des gens ?

Parmi les challenges du monde digital global  relatif au contenu et à la créativité, notons celui de la création de contenus aptes à faire changer de style de vie des personnes.

 

De manière spontanée, on pense à ce type de changement avec des objectifs marketing, mais il est aussi très important de construire des contenus  en relation avec des raisons de santé publique ou encore la création de contenus destinés à des programmes de prévention en matière d’accidents de la route pour les jeunes conducteurs. Dans ce dernier cas, les contenus seront construits avec les éléments issus d’analyses d’accidents et pourront prendre la forme de jeux. Les slogans « C’est quand vous mangez dans votre voiture que les accidents arrivent » ou « c’est quand vous conduisez en utilisant votre mobile dans la voiture que les accidents se produisent » ne seront plus des messages sous forme publicitaire sinon les résultats de la « découverte » et  des « connaissances acquises » par ceux qui vont utiliser ces nouveaux outils de l’Internet.

 

Autre exemple, un projet consiste à faire en sorte que les gens soient plus « verts » dans la vie en Inde  afin d’éviter d’augmenter le taux de pollution urbain. La méthodologie a été utilisée de manière identique.

 

Ces nouveaux outils fondés sur des jeux et des simulations sont plus efficaces en termes de politique publique que les messages publicitaires classiques.

 

Le Patient Certificate Scheme (PCS) est donc une approche nouvelle. Il s’agit de permettre aux personnes de devenir plus conscientes des risques afin que ces dernières prennent les mesures nécessaires pour leur santé ou pour favoriser un comportement plus social. Le but est de promouvoir le bien-être de tous à long terme, mais avec une productivité accrue et dans un monde meilleur, ce qui est en soi une équation complexe.

 

Il s’agit d’une boîte à outils qui se nourrit d’informations sur mesure,  de modes de communication incitatifs. Cette approche met l’accent sur l’individu. Elle lui présente de nouveaux moyens pour générer des motivations personnelles. Ce sont des nouvelles façons de se servir des informations et des technologies de communication (TIC) dans le but de renforcer la responsabilisation de chacun et de changer les comportements destructifs qu’adoptent certains. LearnforLife est une entreprise soutenue par PCS Ltd. Elle est chargée de préparer, organiser, lancer et mettre en œuvre les outils et les actions.

 

Source : Présentation d’Ingrid Anderson au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

Pour en savoir davantage : Patient Certificate Scheme, LearnforLife®,  Postal adress: PO Box 298, 201 22 Malmö, Sweden, Tel :  +46-(0)40-176502, Fax :  +46-(0)40-176501, mail :info@patientcertificate.com, site web : http://www.patientcertificate.com/

Comment faire une politique de l’Internet performante ?

L’OCDE a dans son champ de compétence l’économie de l’Internet

 

Comment faire une politique efficace de l’Internet ? Telle est la question à laquelle l’OCDE a essayé de répondre en se focalisant sur trois points :

 

- la productivité,

- l’innovation et croissance,

- la création d’emplois.

 

Ces trois points ont été mis en avant en fonction du principe selon lequel les technologies de l’Internet sont des « créateurs » d’activité.  C’est pour cette raison que l’OCDE s’est lancée en 2011 dans la production de recommandations sur les principes pour faire une politique Internet (Internet Policy Making Principle).  L’organisation internationale a défini 14 principes, qui ont été révélés par l’observation des bonnes pratiques dans ce domaine.

 

 

Version anglaise (original) et traduction  en français

Promote and protect the global free flow of information; Promouvoir et protéger le flux libre (gratuit) et global d’informations
Promote the open, distributed and interconnected nature of the Internet; Promouvoir la nature ouverte, distribuée et connectée d’Internet
Promote investment and competition in high speed networks and services; Promouvoir l’investissement et la concurrence avec des réseaux à très haut débit et des services
Promote and enable the cross-border delivery of services; Promouvoir et permettre la fourniture de  services transfrontaliers
Encourage multi-stakeholder co-operation in policy development processes Encourager la coopération de multi-partie-prenante dans des processus politiques de développement
Foster voluntarily developed codes of conduct Favoriser des codes de conduite volontairement développés
Develop capacities to bring publicly available, reliable data into the policy-making process Développer des capacités pour fournir des données publiquement disponibles, fiables dans le processus décisionnaire
Ensure transparency, fair process, and accountability Assurer la transparence, les processus justes et la responsabilité
Strengthen consistency and effectiveness in privacy protection at a global level Renforcer la cohérence et l’efficacité dans la protection de vie privée à un niveau global (mondial)

 

Maximise individual empowerment Maximiser la responsabilisation individuelle
Promote creativity and innovation Promouvoir la créativité et l’innovation
Limit Internet intermediary liability Limiter la responsabilité des intermédiaires en ce qui concerne Internet
Encourage co-operation to promote Internet security Encourager la coopération pour  promouvoir la sécurité sur Internet
Give appropriate priority to enforcement efforts Donner la priorité appropriée pour favoriser l’action

 

 

L’organisation  recommande aux pays membres de les mettre en place. La Colombie, le Costa Rica, la Lituanie ont adopté les mêmes principes que les pays de l’OCDE.

 

 

Source : présentation de Jorgen Abild Andersen, OCDE, au Global Forum, Shaping the Future 2013, Driving the digital future, stratgeoes to grow stronger communities and businesses, 28 et 29 octobre 2013, Palzzio dei Congressi della stazione Marittima, Trieste, Italie

 

 

Pour en savoir davantage : http://www.oecd.org/internet/ieconomy/49258588.pdf

 

 

Pilotage du SIH et développement durable

Le Centre Hospitalier Alès Cévennes est un hôpital construit récemment selon les normes Haute Qualité Environnementale.

 

Le pari est non seulement écologique, mais technologique. L’hôpital a été construit avec un réseau voix données image, et équipé de terminaux multimédias, avec 10 bâtiments rattachés et 15 sites distants. Sur les 140 millions d’euros, plus de 3 millions  sont consacrés aux technologies, dont 1 million d’euros aux seules technologies de télécommunication. L’hôpital comporte 800 lits, dont 280 MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique).

 

Les sept personnes de la Direction des Systèmes d’Information  (DSI) gèrent 150 serveurs du système d’information hospitalier (SIH), des équipements de biomédecine ainsi que les réseaux techniques  comme la vidéosurveillance ou la Gestion Technique de Bâtiment (GTB). La virtualisation  a été considérée comme stratégique. La DSI dispose d’un parc de 850 périphériques PC et Clients Légers, plus une centaine d’imprimantes. Plus de trente applications métiers sont en service. La DSI utilisait différents outils de pilotage dont Nagios de Bull. Elle se trouvait dans la situation de répondre au prérequis des indicateurs « hôpital numérique » et notamment ceux de fiabilité, de disponibilité et de confidentialité.

 

L’hôpital était à la recherche d’une solution globale. Il a opté pour l’offre Cairnis qui fonctionne selon une logique DIKW (Data Information Knowledge Wisdom ou Données Information Connaissances Philosophie).

 

Fonction Action
Collecte des données Collecte des informations depuis l’environnement

Exploitation des données via des collecteurs des logiciels

Transformer et structurer l’information Créer des relations entre les données

Consolider les informations

Rendre l’information facilement exploitable

Fournir une information prête à consommer Rendre l’utilisateur autonome en lui apportant la connaissance du système

Édition de rapports, de tableaux de bords, de Key performance indicator (Indicateur de performance clé ou KPI)

Évolution des « output » en fonction de besoins exprimés

Permettre les échanges entre équipes Partage de l’information de la synthèse au détail

Favoriser le travail de groupe dans une logique de service

Tableau 1: Besoins au sein d’un pilotage de système d’information

 

L’offre de CAIRNIS à l’hôpital est celle d’une relation collaborative fondée sur une démarche de service avec des réunions de suivi. Cette offre est focalisée sur l’exploitation directe des résultats basés sur un partage périodique du fonctionnement et par une démarche évolutive des solutions. L’hôpital dispose d’un interlocuteur qui peut répondre aux questions posées et aider.

 

La solution comporte les points suivants :

 

-          Rapport paramétrable,

-          Rapports instantanés,

-          Tableaux de bord,

-          Cartographie décisionnelle,

-          Vues topologiques,

-          Indicateurs de tendance,

-          Indicateurs de consommation.

 

Le projet utilise une démarche Information Technology Infrastructure Librairy (ITIL) que l’on peut traduire par « Bibliothèque pour l’infrastructure des technologies de l’information ». Il s’agit d’un guide de bonne pratique construit à l’origine par des experts de l’Office public britannique du Commerce, mais qui a été adopté par les grands consultants ainsi que les grands constructeurs de matériel.

 

La solution CAIRNIS respecte les phases d’ITIL.

 

Niveau Contenu
Conception de service

 

Gestion des niveaux de service

Gestions des disponibilités applicatives et des composants

Gestion de la continuité

Gestion de la capacité

Gestion de la sécurité

Transition de services

 

Gestion des actifs et de leur configuration

Gestion des changements

Gestion des mises en production

Exploitation de service

 

Gestion des événements

Gestion des incidents

Gestions des problèmes

Gestion des requêtes

 

Tableau 2 : Niveau des contrôles ITIL

 

 

Une des premières phases consiste à connaître la base installée du SI et des éléments de configuration  qui représentent un outil pour toute l’équipe informatique. Les rapports décrivent l’état de santé du SIH, l’accès aux bases de données, la disponibilité, la sécurité. Ils permettent une modélisation des applications. Cette solution permet de calculer des coûts d’utilisation et en particulier des dépenses énergétiques.

 

Le logiciel est construit selon différentes couches. Il est ainsi possible de customiser la base de données, de surveiller les éléments anormaux et de mettre en œuvre des bulletins de sécurité.  L’outil permet une remontée des actions réalisées, mais il ne conduit pas à des actions automatiques. Pour chacun des éléments, il gère les points suivants :

 

-          Propriétaire,

-          Rôle,

-          Criticité

-          Référentiel,

-          Configuration,

-          Interrelation.

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

Le télétravail vu depuis la ruralité

Réfléchir une nouvelle fois sur le télétravail pouvait être ennuyeux. Cela n’a pas été le cas. En effet, nous sommes à l’heure des bilans et les premiers constats prennent forme. Tout d’abord, il  faut replacer le numérique dans les sujets de société et se poser la question : comment construire l’avenir ? Les enjeux ruraux et territoriaux sont des questions de citoyenneté. Il s’agit alors de savoir comment utiliser la nouvelle donne et en particulier avec le télétravail.

Formation, accompagnement des travailleurs, animation d’un pôle de compétences en télétravail, accompagnement de 27 entreprises en télétravail, 700 personnes formées, tel est le bilan d’une structure de télétravail.  Le télétravail ne nécessite pas seulement des conditions techniques pour travailler à distance, il faut également se rencontrer pour  des raisons humaines et professionnelles et des équipements sont nécessaires. Il faut également être formé aux usages.

 

Pour le département de la Dordogne, il est plus facile de faire venir 300 télétravailleurs qu’une  entreprise de 300 personnes, tel est le constat du Conseil général de la Dordogne. L’ouverture de 10 télécentres est en cours en 2013 et 2014.

 

Gérard Amigues rappelle que  3 télécentres ont été ouverts dans le Lot ainsi que des centres multimédias, et que d’autre part le département dispose d’un plan de développement pour le numérique. Sa question se résume au fait que la notion de télétravail est toujours un mythe ou devient une réalité. Il établit le constat que les acteurs disposent d’une marge très réduite dans ce domaine, ce sont des raisons « techniques » et « juridiques » qui bloquent les projets plus que des aspects humains.

L’association de professionnels du numérique a créé l’Association SISMIC, l’association SISMIC se heurte aux mêmes freins relatifs au débit, aux usages, … Il ne faut pas dire que l’ADSL suffit, mais il n’est pas possible que l’on attente que  le très haut débit arrive. A contrario,  les travailleurs ne viendront pas sans Internet. Pour un commercial qui travaille à distance ou une secrétaire dans la même situation, il n’est pas nécessaire d’avoir du très haut débit.

L’association essaye une animation du réseau de télécentres.

Vincent Descœur, rappelle que son expérience a maintenant plus de 6 ans. Le  début en 2006 est lié à l’appel à projet DATAR. Vincent Descœur se dit fervent défenseur des télétravailleurs dans la ruralité, car il y a plusieurs dizaines d’emplois créés. L’accueil de nouveaux actifs est une obsession pour sa région et il y ajoute une nécessité de mobilité. Quelle est la problématique d’un territoire ? reconquérir des acteurs, réduire les temps d’accès au travail, réduire le chômage ?  …

Pascal Rassat affirme qu’il existe de freins culturels dans les entreprises. Parmi les réticences, il y a la peur de non-retour au bureau des employés. Le contexte se résume au fait que le télétravail est possible partout, mais encore faut-il des lieux spécifiques pour cela.

Le télétravail semble donc progresser, mais pas aussi rapidement que certains l’avaient souhaité.

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Comprendre les TIC

Les TIC permettent l’émergence de formes d’action collectives, distantes et asynchrones. Pourtant, les nouvelles approches par l’activité dans le but d’analyser le travail soulignent l’importance du contexte, de la situation et du langage. Nous avons ici choisi le mot langage qui représente un concept plus évolué que celui de code. La signification de la succession de messages qui formeront un langage dépend du code à partir duquel il est construit. Cependant, dans le cas du téléphone mobile, le langage dépend fortement du lieu et de la période. Nous proposons de présenter une première réflexion relative à l’articulation entre cet éclatement du temps et de l’espace et « l’ici et maintenant » de la situation.

La question fondamentale est souvent celle des changements majeurs liés aux TIC, donc au téléphone cellulaire. C’est une question récurrente depuis 30 ans. Contrairement à des ouvrages récents, nous ne traiterons pas du débat concernant la position entre le déterminisme technique et le déterminisme social, ce qui est clairement dépassé. Je pense à l’ouvrage récent de Jaurriguiberry et Proulx. Nous ne situerons donc pas dans la notion de double médiation sociale et technique tel que le propose Josiane Jouet (Jouet, 1993 et 2000). Dans son approche, l’outil technique structure la pratique, les formes d’usage et le sens accordé à la pratique prennent leurs sources dans le corps social (Jouet, 1993, page 100 et suivantes). Ne rentrant pas dans ce débat, ce texte part d’un principe de Gilbert Simondon, selon lequel l’opposition entre technique et culture est fausse et sans fondement (Simondon, 1958).

La théorie utilise le concept de message qui se définit par le contenu de la communication. Parce qu’il est composé de mots, de gestes, de signes assez tangibles, le message représente par conséquent l’élément matériel de la communication. Or, dans le cas de notre téléphone mobile, il contient non seulement une part d’immatériel, mais il devient également totalement virtuel lorsque l’information de géolocalisation est utilisée. C’est pour cette raison que la notion d’usage, ou que la théorie de la réception sont apparues. En ce qui concerne cette dernière, il s’agit de savoir ce que les gens font des médias et non ce que les médias opèrent sur les gens. La question des usages est au centre de ce texte. Une autre avancée théorique est celle des «  cultural studies ».  Cependant, nous utiliserons assez peu cette approche car elle est concentrée sur la signification des messages. Les pratiques de décodages par les individus constituent l’essentiel des études dont on dispose depuis Sonia Livingstone (2003), Benjamin E. Hermalin et Michael L. Katz (2006). Notre approche se situe davantage autour du produit que sur les seuls contenus que ce dernier véhicule.

Bibliographie :

Hermalin B., Katz M. L., “Your network or mine? The economics of routing rules”, The RAND Journal of Economics, Volume 37, Issue 3, pp. 692–719, September 2006.

Jaurriguiberry et Proulx, Usages et enjeux des technologies de communications, Eres Éditions, 2011.

Jouët J., « Retour critique sur la sociologie des usages », Revue Réseaux, CNET-Hermes, Volume   18, n°   100, pp. 487-521, 2000

Simondon G., Du mode d’existence des objets techniques, Aubier, Paris, 1958.

Vous pouvez lire l’intégralité de la thèse et l’acheter à partir de ce lien

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Introduction du livre : Télésanté, espoir du monde rural

Le présent ouvrage reflète un moment précis de l’histoire du système de santé, celui où l’attente pour les services de télémédecine dans les zones rurales, mais aussi plus largement dans tout le pays, s’amplifie rapidement. Les auteurs ont participé à la manifestation RuraliTIC qui s’est tenue à Aurillac les 12 et 13 septembre 2012. D’autres ont réagi aux propos de ces auteurs. Organiser des ateliers pour la télémédecine pouvait paraître encore risqué il y a peu. Souvent, les responsables locaux, élus, administrateurs, responsables associatifs ou entreprises, considéraient la santé comme un domaine spécialisé, hors de leur responsabilité sinon bien sûr de leurs besoins. Ils pensaient que la télémédecine était au mieux un outil technique pour les professionnels et les responsables d’établissements, au pire un moyen d’évacuer les questions difficiles de l’accès aux soins pour les zones rurales ou les quartiers dits difficiles en évoquant des substituts pauvres et d’ailleurs illusoires. Tel n’est manifestement plus le cas, et la preuve en a été la fréquentation importante des ateliers comme l’intérêt des discussions qui s’y sont prolongées. Cette tendance nouvelle se vérifie partout : chacun comprend que la santé n’est pas qu’une affaire personnelle ou technique mais un enjeu social fondamental, qu’elle porte sur l’ensemble du mode de vie et des relations au sein d’un territoire. Chacun voit aussi les possibilités de techniques informatique et télécom et l’importance de les exploiter non pour se substituer à un  système de santé devenu inaccessible, mais au contraire pour en faciliter l’accès, permettre aux acteurs de santé du territoire de s’y maintenir, assurer un maillage bien plus efficace allant du domicile au Centre hospitalier universitaire, de l’éducation thérapeutique des citoyens à la connaissance médicale la plus avancée.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) appliquées au secteur de la santé recouvrent de multiples applications et terminologies : « télésanté », « télémédecine », « téléexpertise », « téléconsultation », etc. L’ensemble des actes et services de santé assurés à distance grâce aux technologies de l’information et de la communication est appelé télésanté. Celle-ci comprend la télémédecine qui a été officiellement définie dans la Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009, « elle met en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. ». Ce livre ne discutera ni des définitions, ni des avantages relatifs de l’une ou l’autre solution.

 

Dans un contexte de baisse de la démographie médicale, de hausse des maladies chroniques et de vieillissement de la population, les TIC permettent que soient prodigués des soins à distance rendant contingente l’interaction physique entre le médecin et le patient. La télésanté est donc perçue comme une solution pertinente sur des territoires où l’offre de soins est déficitaire. Selon le décret d’application de la loi, qui limite du reste son objet à la seule télémédecine, il s’agit de dématérialiser la consultation (téléconsultation), la prescription (téléprescription), l’expertise (téléexpertise), la surveillance (télésurveillance), l’assistance (téléassistance) et la régulation médicale. Dans le monde rural, la situation est exacerbée. Le plus souvent, s’ajoute la faible performance et même l’absence des réseaux qui pourraient être support de ces utilisations. De plus, le sanitaire y est étroitement associé au médico-social et au social, ce que le cadre réglementaire actuel ne permet toujours pas de traiter de façon satisfaisante. Ce livre ne discutera pas non plus de l’importance relative de ces actes et de leur vitesse successive de dématérialisation.

 

Avant, l’expertise médicale était liée et limitée aux sites de présence du médecin. Ou le client venait voir le médecin, ou le médecin rendait visite au client. La télémédecine rend disponible l’expertise médicale en tout lieu. La télésanté étant la problématique au champ d’une santé élargie faisant une large part au social. Tout l’intérêt de cet ouvrage est de traiter de ces deux questions. Par opposition au chapitre précédent, ce point est au cœur de l’ouvrage.

 

Plusieurs évolutions sont inévitables. Tout d’abord, la médecine devient une pratique médiatisée, et la relation sera nécessairement différente entre le malade et son médecin. Ensuite, cette situation va conduire à une internationalisation à la fois dynamisante et contraignante. A terme, le malade pourra se situer dans la campagne prés d’Aurillac et le médecin au Canada. Enfin, les nouvelles coopérations rendent inéluctables des changements organisationnels. Si ces trois aspects sont pris en compte, la télémédecine peut être un élément clé pour apporter des solutions aux problèmes actuels de la santé. Nous avons ajouté dans ce texte des expériences et des réflexions provenant de nos amis canadiens et africains.

Mais, alors que les grands programmes nationaux pour le déploiement technique et pratique sont lancés, force est de constater que, bien qu’ils se concentrent sur la télémédecine ou le cadre réglementaire fourni est plus avancé,  ce cadre n’est pas encore assez mature ou respecté tant du point de vue  juridique, que du point de vue financier ou technique, ou même de la protection des droits des patients : trop de contradictions, trop de changements rapides pour être pris en compte, à la fois trop de rigueur et de complexité et trop de souplesse… Et l’on serait finalement en droit de se demander si le lancement officiel de la télémédecine en France a trop tardé ou au contraire, s’il est tout simplement prématuré.

 

Cet ouvrage collectif abordera dans un premier temps les applications numériques pour la santé avant d’en voir les contraintes puis les différentes approches possibles sur le plan économique comme celui des méthodes.

Ils ont participé à cet ouvrage coordonnée par Bruno Salgues et Norbert Paquel

Jeannot Allouche, Gérard Amigues, Christelle Aupetit-Berthelemot, Jean-Pierre Bastard Laurent Billonnet, Jean Cassagnes  Jacques Cinqualbre, Caroline Conti, José Côté, Jean-Michel Dumas, Romain Endelin, Jean-Paul Fortin, Marie-Pierre Gagnon, Michel Habrias, Marie Marsaux, Guy Paré, Joy Raynaud, Stéphane Saint-Amand, Robert Picard, Michel Tchonang Linze, Amélie Trépanier, Damien Uhlrich, Pierre Ygrié, Olivier Zablocki

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Silver économie et télésanté, espoir du monde rural

Jean Louis Courleux a consacré un excellent article au lancement de la Silver Economie et à l’ouvrage collectif réalisé sous ma direction

pour en savoir plus :

http://www.courleuxsansfrontieres.com/Bruno-Salgues-directeur-d-etudes-enseignant-chercheur-TIC-Sante-Montpellier-Institut-Mines-Telecom-Frederic-Couriol_a677.html

et la couverture du livre:

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Il est en vente dans toute les bonnes librairies!

 

Petite soirée au Cebit!

17h45 : Arrivée pour le cocktail du stand France au Cebit

fete stand france cebit

entre 18h30 et 19h

Passage au stand de la Bavière juste à coté tout en continuant de discuter  avec les français

Le breuvage allemand coule à flot….
fete stand baviere cebit

Puis arrivée sur le stand de NordRhein Whesphalie!  Aucune idée de l’heure… Un peu de bière, un peu de soupe et un chili con carne

fete stand nordrhein whesphalien cebit

Ambiance carnaval qui durera un certain, juste pour …..

Puis déplacement vers le stand Ecolan

fete stand ecolan cebit
Avant d’achever la soirée par le stand Sipgate

Au fait leur logiciel vedette se nomme « asterix »

fete stand sipgate cebit

Puis destination vers le repos!