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Téléphone mobile et création, un ouvrage ….

Ce texte est un commentaire de l’ouvrage de Laurence Allard, Laurent Creton, Roger Odin, qui a pour titre Téléphone mobile et création paru aux éditions Armand Colin, collection Recherches, en 2014.

Une version de ce commentaire est paru dans :

Question de Communication, numéro 26-2014

Globalement, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage de grande qualité. Certes, certaines thèses développées m’étaient connues depuis longtemps, notamment celle de Maurizio Ferraris pour qui « le téléphone portable est une machine à écrire » (p. 23) ou celle de Serge Tisseron selon laquelle le « téléphone mobile a, bien entendu, bouleversé la pratique photographique » (p. 117). Serge Tisseron analyse la triple révolution apportée par la téléphonie mobile : libération de la pratique, possibilité de voir immédiatement, inversion du rapport de la photographie à l’acte de voir (p. 118). Thèse moins répandue, Roger Odin, Benoît Labourdette, William Uricchio voient dans cet appareil un outil du cinéma (pp. 37-79). William Uricchio rappelle que « l’histoire du cinéma en général s’enracine tout particulièrement dans le réflexe documentaire » (p. 65). Plus loin, ce même auteur explique que, « depuis son origine, le documentaire a mis en relation ses spectateurs avec les évènements du monde » (p. 66).

Dans le livre, la fin de certains modes de communication est relevée. À titre d’exemple, la communication directe avec la personne et la connaissance de sa localisation ont fait disparaître des phrases telles « Je vous le passe », phrases que l’on prononçait pour rentrer en contact avec une personne lorsque l’appel se faisait sur le téléphone familial.

Ce livre analyse également des fonctions importantes et nouvelles telles la portabilité (p. 38), la possibilité de manipuler (pp. 31-32), celle de sauvegarder (pp. 30-33) et la capacité à construire des objets sociaux (pp. 33-34). La multiplicité des fonctions est relevée par Roger Odin (p. 39). La coopération et la collaboration sont aussi des mots clés.

Le téléphone mobile est un lieu de rencontres, non seulement de personnes entre elles, mais également de ce qu’aucun des auteurs de cet ouvrage n’ose appeler rencontre des technologies. Roger Odin offre une excellente analyse de la rencontre entre le téléphone mobile et le cinéma. Sans lui, « des films entiers n’auraient pas été possibles » (p. 38). À juste titre, il fait remarquer que le téléphone mobile a peu modifié la technique cinématographique, mais il a influencé de façon importante la narration (p. 41). Il permet l’interactivité avec le spectateur, ce qui ajoute une composante au spectacle photographique (pp. 49-50). Benoît Labourdette (pp. 55-59) insiste sur une différence majeure avec d’autres technologies ; celle-ci concerne le public qui s’ouvre et s’élargit. Si la vision d’un film super 8 était auparavant limitée au champ familial, la caractéristique du téléphone mobile est quant à elle de diffuser au monde entier, depuis 2005 environ, la production via des plateformes (pp. 55-59). La modification de la narration est conceptualisée par William Uricchio : « Digitalisation, mise en réseau et accessibilité, ces trois facteurs ont permis une intense participation, élargi la notion de données jusqu’à inclure la localisation et changer fondamentalement la notion du sujet documentaire (p. 62).

Ce livre rappelle un fait essentiel. L’impact économique de l’objet n’est pas négligeable ; il permet de réduire les coûts de production de films de cinéma au même titre que le caméscope, la webcam… Le volume de la production partageable est aussi un sujet de réflexions. « Alors que j’écris ce texte, les usagers de YouTube mettent plus de 72 heures de vidéo en ligne toutes les minutes et Facebook pousse plus du milliard d’usagers à mettre en ligne sur leur page personnelle, au jour le jour, leur autobiographie multimédia (photos, vidéo-clips, cartes de géolocalisation, liens et pages de journaux intimes » (p. 63).

En Afrique du Sud, le projet Yoza présenté par Steve Voslo (pp. 101-106) est très intéressant par les enseignements qu’il suggère. Ils prennent la forme de leçons : faire participer le public, renouveler rapidement les contenus, bien prendre en compte le fait que le mobile est toujours connecté, les utilisateurs savent ce qu’ils veulent et l’expriment, les utilisateurs veulent commenter et voter, il faut tirer parti des réseaux existants, l’usage s’érode dans le temps et il y a des fans fidèles qui s’expriment et beaucoup d’utilisateur muets (pp. 103-106). L’article de Christopher Kirkley (pp. 107-115) sur l’échange de musique dans les communautés touareg est passionnant. Il décrit les conditions des échanges de personnes à personnes – en général par Bluetooth – et ceux qui ont lieu par le réseau. Le lien entre la technologie et l’usage est parfaitement analysé (pp. 107-115).

Au début de son texte, Nicolas Nova (pp. 129-138) cite les noms attribués à ce dispositif selon les pays : « mobile, cellulaire, natels, gsm [global system for mobile communications], Handy, Keitai ». Malheureusement, il n’analyse pas les conséquences sociales, quand l’appareil est vu comme un élément de la mobilité, un prolongement de la main – une prothèse – ou un dispositif technologique, ce qui prédétermine des usages, comme j’en fais part dans mes publications. Par la suite, le contenu relatif aux applications géolocalisées est très intéressant, non seulement dans la description des exemples choisis, mais également dans la conclusion qui montre à la fois la détermination technologique et l’existence pour la plupart des utilisations de ce que l’on nomme usages détournés.

La contribution d’Anne Jarrigeon et de Joëlle Menrath (pp. 83-100) est une des rares à posséder une entrée technologique car elle est consacrée au sms (short message service), ces messages courts qui sont devenus des succès insoupçonnés. Pour montrer l’originalité de ce texte, ces deux auteures expliquent que la majorité des analyses sont d’ordre linguistique, mais elles ignorent beaucoup de travaux sociologiques ainsi que ceux issus des technologues. Elles ont recours à Laurence Allard qui a explicité le caractère performatif des sms. Pour cette dernière, c’est un des moyens du « travail expressif à travers lequel les individus performent leur identité » (p. 84). Anne Jarrigeon et Joëlle Menrath se limitent alors au sms en tant que pratique d’écriture ; elles annoncent un discours situé « à la croisée des sciences de la communication, de l’anthropologie et de la psychanalyse » en ignorant de nombreuses bonnes études réalisées dans ce domaine et en pratiquant également l’autocitation de façon excessive. Le sms est devenu banal, il suffit de connaître le nombre de sms envoyés pour s’en rendre compte. Elles se référent trop rapidement à trois thèses, en l’occurrence celle de l’expérience identitaire de Paul Ricœur (Bourdieu P., 1986, « L’illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, 62/63), celle de l’idiorrythmie de Roland Barthes (1977, « Comment vivre ensemble ? – Sur l’idiorrythmie , cours au Collège de France – janvier-mai 1977 », accès : http://rhuthmos.eu/spip.php?article1346, consulté le 13/01/15) , et enfin celle de la compétence personnelle. Pour ce dernier cas, elles citent la conférence de Ted de Sherry Turkle, (accès : https://www.ted.com/talks/sherry_turkle_alone_together, consulté le 13/01/15) alors qu’il existe de nombreux travaux dans ce domaine, dont l’un des premiers publiés en français de Leopoldina Fortunati et de Marina Chiaro (1999, « Nouvelles technologies et compétence des usagers », Réseaux, 96, vol. 17, pp. 147-182). Elles ne réutilisent pas tout à fait à bon escient Michel de Certeau (1980, L’Invention du quotidien, 2 tomes Paris, Gallimard, 1990) avec le concept de braconnage situationnel. Il en est de même sur les limites de la performativité de la téléphonie mobile au sujet desquelles il existe de nombreuses publications, notamment celles de Christian Licoppe (Licoppe C., Zouinar M., coords, 2009, Réseaux, 156, « Les usages avancés du téléphone mobile »).

Petite déception, certains auteurs n’analysent le sujet que de façon partielle ou comme complément d’une thèse qu’ils développent. C’est particulièrement vrai pour ce qui est de l’article de William Uricchio (pp. 61-80) qui traite pendant quinze pages du documentaire social et dédie seulement trois pages au téléphone mobile. Il aurait été raisonnable de demander à cet auteur de réduire cette première partie. Le texte de Thomas Paris (pp. 171-182) contient onze pages de description de l’économie de la création, et ce, sans références au téléphone mobile ; cela ressemble à un cours dont peu de pages concernent le sujet. En revanche, l’intéressante présentation de CrowdVoice par Esra’a El Shafeï (pp. 81-82), réduite à deux pages sur le service open source permettant de faire connaître des mobilisations sociales et politiques, aurait mérité davantage d’explications. Il en va de même d’Iranian Stories proposé par Thibault Lefèvre, Louis Racine, Nicolas Rouilleault et Cyril Cadars (pp. 163-169). Ces auteurs présentent une plateforme de recueils et de diffusion de témoignages sur la situation en Iran, ainsi que des compléments comme une chronologie de la période concernée. Ils démontrent l’intérêt de telles solutions technologiques et le rôle que joue le téléphone dans ce domaine.

L’article d’Anne Jarrigeon et de Joëlle Menrath (pp. 83-100) contient trop de notes en bas de pages, dont toutes ne sont pas utiles. Ces dernières auraient mérité d’être intégrées dans le texte. Le texte de Laurence Allard (pp. 139-162) a pour titre « Express Yourself 3.0 ! Le mobile comme technologie pour soi et quelques autres entre double agir communicationnel et continuum disjonctif soma-technologique ». Ce titre appellerait une traduction dans un langage plus lisible. Assurément, ce texte est le plus insatisfaisant du recueil. 

L’intérêt de l’ouvrage est de mobiliser des disciplines multiples, signalées comme « sociologie, psychologie, économie, esthétique, ergonomie, musicologie, pragmatique » (quatrième de couverture). Il est globalement très agréable à lire ; par conséquent,  il est ouvert à tous les publics. Il permet de réfléchir sur ses propres pratiques en matière de téléphone mobile et d’envisager de nouvelles utilisations.


Mon interview sur Sud Radio

Dans la matinale de Sud Radio de 6h45 ce matin ….

Après l’annonce des suppressions d’emplois chez Bouygues…

logosudradio

mp3-214790-Le-6-9-Info-Bruno-Salgues-marketing-des-ojets-technologiques-et-des-services-numeriques-

Cliquez sur le lien mp3 pour m’écouter

Avec la complicité de Sud Radio : http://www.sudradio.fr

 

Marketing ! Un nouvel ouvrage…

etudes de marché

Mon ouvrage réalisé avec Laurent Bister vient de sortir

Le marketing des objets technologiques et des services numériques

 

ou encore :

https://www.facebook.com/pages/Le-marketing-des-objets-technologiques-et-des-services-numériques/1490341717848621

En vente chez Amazon et dans toutes les bonnes librairies!

http://www.amazon.fr/marketing-objets-technologiques-services-numériques/dp/1784050148/ref=sr_1_5?ie=UTF8&qid=1401645015&sr=8-5&keywords=bruno+salgues

 

Aprés le Huffington Post, l’atelier, deux articles sur le Phone Block ou je suis cité!

Et voila pour les liens:

http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/13/phonebloks-concept-telephone-realisable_n_3919397.html?utm_hp_ref=france

 

http://www.atelier.net/trends/articles/personnalisation-hardware-mobile-tendance-un-mouvement-durable_424847

Bonne lecture…

 

 

Comprendre la virtualisation

Le tableau ci-dessous fait une analyse de la virtualisation

 

Eléments d’analyse Virtualisation du poste de travailVDI ou Virtual Desktop Infrastructure Virtualisation des applications BYODBring your own device  ou Apportez vos appareils personnels
Nom court VDI étendue VDI Standard Publication native Isolation des applications Tablettes, Smartphone
Contenu Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system personnalisé Utilisation d’un poste de travail entièrement centralisé exploitant un operating system mutualisé Exploitations d’applications centralisées sur client lourd ou sur poste VDI Chaque application est isolée dans une bulle dans  le serveur. La partie cliente est installée et simulée sur les postes
Avantages Liberté de la personnalisation de l’environnementMise en œuvre assez simple Facilité d’utilisationPeu de difficultés et d’interaction entre les applications

Déploiement facile et immédiat

Maintenance et mise à jour très bonne

Traite facilement l’hétérogénéité des serveurs

Administrables à distance

 

Utilisation unitaire assez simpleTraite individuellement les applications difficiles

Sécurité des données

Utilisable par des personnes très mobiles
Inconvenients Multitude d’environnements à gérerDemande des méthodologies de déploiement Peut poser des difficultés de mises en œuvre de certaines applications Maintenance et mise  à jour complexeLicence des logiciels surcouche des serveurs

Interaction complexe ente les applications

Restriction d’usage des applications
Rapport au coût Rapport coût simplicité excellentCoût des infrastructures de communication plus élevé Coût plus élevé Parc installé plus important Coût initial et d’exploitation plus importants
Contraintes Administration à distance quasiment impossible Puissance nécessaire pour supporter les nouvelles applications de plus en plus consommatrices Problématique de connexionRestriction parfois liée à la taille de l’écran

Contrainte de connexion

Usage Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Consommateurs de  briques logicielles Demande des développeurs pour créer et gérer les applications Simple lorsque l’on est en mobilitéLimitation à la bureautique

 

Tableau 5 : Différences entre diverses solutions de poste de travail

Sources :

 

22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Systancia est un éditeur de logiciel de virtualisation de postes de travail et d’applications. Systancia,  Actipolis III,  3, rue Paul Henri Spaa , 68390 Sausheim, site web : http://www.systancia.com/, mail : info@systancia.fr

 

Dématérialisation des échanges au service des territoires de soin

Bien informer le patient est une préoccupation au cœur de certains hôpitaux.

 

La situation de départ à l’hôpital de Villefranche sur Saône

 

Hôpital de Villefranche sur Saône se considère comme un producteur de flux. C’est pour cela que la direction des systèmes d’information de l’hôpital a décidé de mener une réflexion sur les EAI  (Enterprise application integration). Un des premiers constats est de noter qu’il n’y a pas d’intérêt de raisonner sur flux internet, flux externe. L’hôpital a fait l’acquisition  du logiciel Antares v1. En 2010,  l’hôpital a investi dans Antares v2 avec une double logique EAI et EDI (Échange de données informatisées). Le projet s’est résumé à une reprise des flux de la plateforme, un transfert de compétences et d’assistance.

 

24 flux EDI

42 flux EAI

100 000 messages jours

9 gros partenaires externes connectés (CPAM, Trésorerie générale, Mutuelles, Établissement Français du sang, Hospitalis, Thériaque

25 applications connectées

 

 

Encadré 3 : Dimensionnement du projet

Le constat de départ est le suivant : 60 millions de personnes possèdent au moins un portable et 180 milliards de SMS sont envoyés par an. Cette solution de communication est donc populaire.

 

Le projet a été le moment de mettre en œuvre une extension des partenaires et des applications. Le projet phare consiste à établir des communications avec le patient par SMS. Il a commencé par une observation des systèmes d’information existants. La première tâche a été de se poser la question : comment récupérer les numéros de téléphone portable. La recherche des solutions techniques s’est résumée à la tâche suivante : une contrainte s’imposait car le projet devait avoir un faible impact sur les secrétaires médicales. D’où l’idée de faire des expérimentations avant de se lancer. Celles-ci ont montré la possibilité de la faisabilité technique. Grâce aux solutions techniques, la possibilité d’extraire des flux d’information a été validée ainsi que le choix d’un fournisseur d’accès aux push SMS. Une extraction basique autour du dossier patient a été rendue possible par les logiciels.

 

Comment récupérer le numéro de portable ?

Quelle solution logicielle pour envoyer des SMS ?

Comment éviter une charge de travail supplémentaire pour les secrétariats médicaux ?

 

Encadré 4: Les points clés technologiques

 

Les grandes étapes du projet et ses conséquences

 

Le projet a commencé en 2011 par une expérimentation, le rappel de l’hospitalisation du patient avec un rappel en fin des soins. En mars 2012 : deux agendas pneumologie et  cardiologie ont basculé dans le système. En septembre 2012 : le service polysomnographie du sommeil demande à rentrer dans le système. Cette demande a été un signe du succès. L’envoi du code d’accès au parking par SMS pour l’ambulatoire a été ajouté. En novembre 2012, la consultation de pédiatrie a voulu rentrer dans l’offre. En 2013, une généralisation sur l’ensemble des agendas a marqué l’extension à tout l’hôpital.

 

Le principal bénéfice est en termes d’image que le public a de l’hôpital qui devient plus positive. Ce projet a eu une influence directe sur le patient. Cela s’est traduit principalement par une optimisation des rendez-vous, et surtout une baisse sensible des annulations, ce qui représente un bénéfice organisationnel, avec une optimisation des plannings et des flux de patient.

 

Les annulations des rendez-vous sont passées de 6-7 % à 3 %

Pour l’anesthésie, elles sont passées de 25 % à 3 %

Maintenant, elles représentent entre 4 à 5 %  pour ce qui est du secteur ambulatoire.

La perte due aux rendez-vous manqués pour un hôpital qui fait 8 700 opérations ambulatoires a été évaluée à la hauteur de 467 000 euros.

 

 

Encadré 5: Quelques chiffres sur l’impact de la solution

L’optimisation des ressources internes  a été un des points essentiels. Mais le SMS rassure le patient et il a permis d’humaniser la relation patient-hôpital.

 

La société Enovacom

 

Le credo de la société est le suivant : la dématérialisation doit être au service des usages. Enovacom crée une solution HL7 SIU, téléphone et CSV (format de carnet d’adresse) qui fonctionne dans le cadre du logiciel Antares V2. Ces demandes d’envoi SMS sont transmises à un service de routage qui fait la gestion des envois réalisés par la société. Cette plateforme assure les statistiques qui permettent par la suite une facturation à l’usage.  En ce qui concerne le coût : on règle un coût de prestation d’installation, puis la consommation. Le coût des  SMS est en fonction de leur consommation et du nombre de SMS envoyés par an. Cela représente 0,23 à 0,15 du SMS selon la volumétrie.

 

Le problème de confidentialité est un problème plus vaste. Tous les SMS sont visés par les services de la communication. Il y a moins d’informations sur le service que ce qui pourrait être donné, et ce pour des raisons de confidentialité. Pour l’usage que l’on en fait, c’est déjà un plus !

 

Source : 22èmes Journées nationales Athos de Grenoble, 17et 18 octobre 2013, Secrétariat ATHOS, Tél : 05.62.99.56.98 ou 05.62.99.52.60, Fax. 05.62.99.56.39, e-mail : athos@athos.asso.fr, Adresse : ATHOS Hôpitaux de LANNEMEZAN, 644 Route de Toulouse, BP 167, 65308 LANNEMEZAN, site web :  http://www.athos.asso.fr/

 

Enovacom : 521 Avenue du Prado, BP 80 186 , 13268   Marseille Cedex 8, standard : + 33 (0) 4 86 670 000, fax : + 33 (0) 4 86 670 001, site web : http://www.enovacom.fr

 

 

Le système d’information de l’Hôpital de Liège

L’hôpital de Liège en Belgique est souvent montré comme exemple pour sa réflexion sur les systèmes d’information.

 

L’hôpital universitaire est réparti entre 6 sites, mais seulement 3 sites d’hospitalisation. Il comprend 925 lits.

 

Depuis 2004, l’hôpital est dans un contexte électronique généralisé avec un système informatique centralisé pour la gestion. Le constat vite effectué est le manque d’informatisation pour les applications cliniques et sur les flux. Par exemple, les rendez-vous des patients étaient pris à la main et sur du papier. À ceci s’ajoutait une informatisation de certain départements médicaux qui était fragmentée et peu connectée. De ce fait, l’information ne circulait pas transversalement.

 

Une réorganisation du système d’information a été proposée et a fait l’objet d’un plan stratégique approuvé par le Conseil des directeurs. L’implémentation a été décomposée en 21 projets institutionnels issus de groupes de travail multidisciplinaires. Chacun d’eux est articulé autour d’un vingt-deuxième projet plus ambitieux relatif au dossier médical électronique. Les projets concernent quatre axes stratégiques : soins du patient, performance des activités cliniques, efficacité de l’organisation (procédures, compétences, motivation), aspects financiers et comptables. L’information est alors mise au centre de ces quatre axes.

 

Cette réorganisation a été rendue possible par la création d’un véritable management des systèmes d’information. Pour cela, un audit a été réalisé dans le but d’analyser les forces et les faiblesses de l’existant, pour mettre au point un plan d’action et pour faire évoluer les structures. Le plan stratégique des technologies d’information a conduit à se consacrer à des projets horizontaux, à mettre en place du management de projet et analyser les solutions davantage en termes de besoins qu’en termes d’outils et de solutions. L’idée est de collecter, stocker et manager l’information de façon à améliorer les soins des patients, de mesurer les performances individuelles et institutionnelle des soins, mettre en place des processus de support et de management des systèmes d’information. Celui-ci a été décomposé en quatre actions opérationnelles : projets et informations, infrastructure, applications et information médico-économique.

 

Le système d’information se caractérise par une architecture construite pour intégrer l’information administrative et l’information médicale. Cette architecture a été mise en place pour conserver au mieux l’existant. Elle se voulait centrée sur le patient, mais surtout, il s’agissait de pouvoir obtenir les informations sur le patient de n’ importe où dans l’hôpital. Cette architecture a été conçue avec les usagers finaux selon trois critères :

 

-          tenir compte des besoins futurs,

-          mettre en place les outils les plus adéquats,

-          utiliser les solutions le plus proche de l’environnement technique hospitalier.

 

La structure du management du système d’information approuve une stratégie et une politique de technologie de l’information formalisées dans des plans stratégiques, elle assiste à la mise en place des plannings de développement et fixe les priorités en fonction de besoins et des ressources.

 

Source :  ehealth week, Dublin, 13 au 15 mai 2013, exposé de Philippe Kolh, CIO, Hôpital de Liège, Belgique

Quel modèle pour la société du numérique ?

Gilles Babinet a donné son opinion dans le domaine du numérique en commençant par une position marquée. « Je ne suis pas sûr que pour la France, il faut utiliser le modèle californien, il faut s’intéresser à la société que nous voulons construire ». Il voudrait également éviter le modèle coréen, qui ne créé pas un pays heureux, car la société doit se remettre à penser. Il pose alors quelques questions pour préciser sa pensée.

 

Veut-on construire une éducation qui traumatise les enfants ? On sait que le partage permet d’apprendre plus rapidement. Pourquoi ne pas l’introduire ?

 

Comment repenser l’enseignement supérieur, pourquoi ne pas construire des cafés éducatifs et ainsi permettre au moindre village d’avoir  accès  à la connaissance ?

 

Veut-on créer des hospices automatisés et intégrer une société « jeuniste » excluant les personnes âgées que nous ne voyons pas, ou créer au contraire des échanges intergénérationnels ?

 

Quelle société de consommation voulons-nous ? Société consumériste qui gaspille ? Quelle économie locale ?

 

Il faut faire en sorte que les débats existent, l’utopie est perdue. Ce qui est important, c’est la réalité.

 

Pour Gilles Babinet, il y aura une réforme et c’est la fin de l’emploi salarié comme mode de travail unique  Il faut re-comprendre la réalité de l’emploi. On doit observer ces modèles qui constituent des niveaux de cohérence qui deviennent acceptables. C’est ce que font des communautés en Suède ou au Japon

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui  s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Comment financer le très haut débit ?

Le coût du très haut débit pour la Région Midi-Pyrénées serait de 1,7 milliard d’euros et de 20 milliards d’euros pour la France. La région propose la mise en place d’une contribution analogue à celle de l’électricité, comme le FACE qui est le fonds de péréquation de 2 % en ville et de 0,4 % en campagne et qui permet de mettre en œuvre « la fée électricité » dans les campagnes.

 

Pour Gérard Amigues, il faut des solutions pour répondre rapidement ! Que l’on cesse le combat entre les « pro-fibre » et les autres technologies. Pour prendre un exemple, si on installe le satellite, cela crée des demandes qui auront des besoins plus importants plus tard. Ces besoins justifieront le déploiement de la fibre.

 

Que cela soit dans le domaine de la santé, de l’éducation et des services de proximité, il faut aller vers la fibre, mais il ne faut pas oublier les solutions alternatives.

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Comment desservir en haut débit ?

Différentes solutions techniques existent en dehors de la fibre optique.

 

Philippe Legrand de Nomotech, a présenté la solution radio qui permet à des zones  grises d’avoir des prises raccordables à 250 euros. La boucle locale radio en France dessert 80 000 abonnés en France.

 

Jean-François Bureau d’Eutelsat, rappelle que la société dispose du satellite le plus puissant avec 80 gigabits au total par tranches de 20 mégabits en réception et 6 mégas en émission. Le satellite coûte 350 millions d’euros, il peut raccorder 2 millions de clients potentiels, mais ne dispose actuellement que d’environ 100 000 abonnés.

 

Arteria, filiale de RTE, a été créée pour développer les antennes et la fibre sur les lignes haute tension depuis 2002. Ainsi 20 000 km de liaisons électriques sont équipés, dont 600 000 km d’équivalent fibre installés. L’idée est de mutualiser les infrastructures avec d’autres utilisateurs.

 

NordNet est fournisseur de détail satellite via Eutelsat. Il offre des solutions comme « Connect école » qui permet de relier des écoles rurales.

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org