Archives pour la catégorie Sécurité

Réfléchir au pouvoir pour plus de démocratie

Réfléchir au pouvoir

 

La relation entre le pouvoir et les formes de relation

 

Machiavel et Foucault nous invitent à réfléchir à la notion de pouvoir. Le pouvoir est une relation et se nourrit de nos informations de relation.        Le pouvoir dépend de nous, il est avide des informations de positionnement que nous générons. Enfin, le pouvoir produit des informations valorisantes qui nourrissent nos peurs. Ces informations sont diffusées par les médias sous forme d’information morte dans le but de renforcer ce sentiment de peur et donc notre dépendance.

 

Cependant, le pouvoir ne survit que parce que nous acceptons de prendre part à cette relation. Or, la caractéristique des outils de communication moderne et notamment les médias sociaux, est que ces derniers sont centrés sur la relation et construits comme tels, avec des moteurs de mise en relation. Facebook, Viadeo ou Linkedin fonctionnent parfaitement de cette façon et ont l’inconvénient de ne pas nous révéler comment le moteur de relation est construit.

 

La condition : s’émanciper de la peur

 

Certaines formes de pouvoir ne peuvent survivre si les citoyens s’émancipent de la peur. C’est le cas des régimes totalitaires qui ont été combattus par des résistances. C’est également la signification de l’occupation des lieux de la démocratie comme c’est le cas en Ukraine. Une société saine est alors définie comme une société qui est capable de mettre fin à la peur pour obtenir une société de liberté et de sécurité véritable.

 

La phase de construction

 

Lorsque l’on est dans une phase de construction, il faut non seulement débattre, mais aussi comme le propose Tony et Hardt, mettre en place un processus « constituant » qui organise de nouvelles structures et institutions et rend obsolètes ou inopérants les anciens systèmes.

 

Il est urgent de mettre en place des processus de construction, ou encore, il convient de trouver des solutions car :

 

•          les pouvoirs en place ne sont pas capables d’élaborer une solution politique à la crise économique qui date de 2007 ;

•          les pouvoirs en place sont incapables de mettre en œuvre des réformes structurelles et institutionnelles, alors même que ce message est le principal message issu des agences de notation. Ces agences sont décriées tant et plus pour leur immixtion dans les actes des gouvernants et les atteintes à la démocratie, mais tous les politiques les regardent avec attention.

 

Actuellement, les mouvements observés sont limités tout d’abord à l’expression de besoins plus urgents que cohérents. Les questions du « on a faim » ou celle du « on veut du travail » dépassent l’idée de mise en place des formes de gouvernance qui seront meilleures pour les citoyens. Ensuite, l’approche de ces mouvements est plus « déstitutionelle » que « constitutionnelle ». Les mouvements veulent chasser le gouvernement en place ou instituer un vote sanction aux prochaines élections. Enfin, des associations de pouvoir associant commandement et résistance se mettent en place ; les bonnets rouges alliant le patronat breton et les ouvriers que ce patronat éjecte lui-même hors du marché du travail en est un excellent exemple. Il faut être opposé aux décisions de Sarkozy, à celles  prises par Hollande, plutôt que de réfléchir au modèle industrialiste et agro-polluant de la Bretagne actuelle et aux solutions politiques pour s’en sortir.

 

Pour ces mouvements, il faut trouver des moyens de coercition autres que le droit, ce qui est en soi et fondamentalement une remise en cause des formes actuelles de démocratique. En Ukraine, le vote démocratique a validé les choix anti-européens du Président en place. Les bretons tentent de détruire les portiques de télépéage.

 

Pour sortir de cette situation, la mise en chantier d’outils  de construction qui ont recours à des technologies de communication apparaît de plus en plus utile.

 

 

Extrait d’une communication

6éme rencontres
Actualité de la Pensée de Marx et nouvelles pensées critiques
Les 4, 5, 6 décembre 2013 à l’Université Montesquieu (Bordeaux4)
« Demain le monde !? Horizons de civilisation »
Amphithéâtre « Manon Cormier », près de l’IEP (Sciences_Po Bordeaux)
et  le 7 décembre au 15-17 Rue Furtado à Bordeaux (Près Gare St-Jean)

Des citoyens de la route au comportement en faveur des personnes âgées

Bernard Darniche est le Président des citoyens de la route. Il milite pour davantage de responsabilité individuelle  et plus  de compétences de la part des individus. Il s’oppose à l’utilisation de phrases  du type « Ça, tu ne sais pas le faire, mais d’autres savent le faire mieux que toi ». Il pense que la société ne peut évoluer que si les acteurs sont responsables des actes et les assument.

Il ajoute à cela plusieurs constats. La sérénité routière nous manque. Un peu partout, et donc pas seulement dans les administrations, le courage n’est plus là. Il y a le « port du parapluie ». Les acteurs se protègent pour le au cas où, et ainsi personne ne prend en charge sa responsabilité.

En ce qui concerne la vieillesse, pour lui, elle doit être traitée comme le reste, et non pas comme une « classe à part ». Il note que 40 % des gens ont une vision non adaptée à la conduite automobile et cela fait référence en la matière à tous les âges. C’est pour cela qu’il ne faut pas seulement  s’intéresser aux personnes âgées, mais à tous ! Pour faire une prévention utile, il est alors préférable de mettre les gens dans une situation qu’ils sont en mesure d’accepter.

Il faut arrêter, selon lui, cette stupidité administrative qui dit aux gens ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire car avec ces vieux contestataires issus de mai 68, cela ne peut pas marcher !

Michèle Delaunay, Ministre en charge des personnes âgées, accepte partiellement cette idée et affirme : « La république a tendance à se retirer après la retraite ». Elle promet que ce point sera traité dans le cadre des comités de filières de la « Sylver économie ».

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Site des citoyens de la route : http://www.citoyensdelaroute.fr

 

Que veulent nos aînés ?

Nos anciens désirent être autonome, rester responsable, et ont envie de « fabriquer du projet ».

Autonomie, responsabilité, envie de  «  fabriquer du projet » sont les résultats de l’enquête de Vivavoice  sur les 70 ans et plus et sur les personnes entre 40 et 70 ans. François Miquet-Marty  a présenté les résultats en commençant par une réflexion de vocabulaire.  Personnes âgées, séniors, sont des termes anciens datant du XIIe  siècle qui  étaient vus alors de façon positive. Le travail a consisté à écouter ces populations à travers deux grandes enquêtes. L’a priori d’un  « grand âge » oublié n’est pas vrai à la lecture des résultats, au contraire les notions de vieillesse autonome et de source de joie ressortent. Être âgé, c’est d’abord un sentiment de déclin pour 48 % des personnes interrogées et ce bien avant l’âge (18 %), la dépendance (15 %), la retraite (14 %) et une détresse psychologique (13 %). La césure  du grand âge est claire, pour 54 % des personnes interrogées, on est vraiment âgé lorsque l’on n’est plus autonome, et selon 44 % des gens quand  on perd ses facultés physiques et mentales.

Cette enquête révèle deux vieillesses, celle de l’autonomie et celle de la dépendance.

À 70 ans on peut refaire sa vie, loin du sentiment de déclin. Ainsi  89 % des personnes se déclarent heureuses. 5 1 % ont peur de ne plus être autonome, 47 % craignent la maladie et 34 %  les troubles de la mémoire.  Cette génération du baby boum est attachée aux valeurs de liberté, d’indépendance. Ainsi l’autonomie n’est pas proclamée à l’égal d’une solitude. Parmi ces personnes, 44 % veulent avoir du temps à consacrer à leurs proches, mais elles ne désirent pas  vivre avec la famille (principalement avec les enfants). Pour la tranche d’âge des 40-70 ans, 86 % des  enfants estiment que leur père est heureux, et 78 % d’entre eux pensent que leur mère l’est également.

La préparation de la vieillesse est polymorphe et passe pour l’essentiel par la création de relations.

En ce qui concerne la prise en charge, 59 %  des 40-70 ans  et 70 %  des plus de 70 ans estiment qu’elle est insuffisante. Respectivement 55 % et 66 % estiment que ce sont les pouvoirs publics qui doivent y répondre.  Sur la population totale, 87 % cherchent à rester dans leur résidence avec de l’aide,  seulement 14 % accepteraient de déménager chez leurs enfants, et 51 % pensent aller en établissement spécialisé.

Les personnes âgées veulent rester chez elles, ce qui pose des problèmes d’aménagement et ouvre une ère de services. Pour la ministre Michèle Delaunay, « Ce n’est pas l’âge qui fait la vieille ». Elle rappelle que 92 % des ressortissants de son ministère sont en forme, ce qui fait que seulement 8 % sont en perte d’autonomie.

L’autonomie est le vrai curseur. Malgré tout, les grandes craintes existent et sont là depuis longtemps comme celles liées au cancer puis au sida. La nouvelle frontière est Alzheimer, elle se vit de façon aussi dramatique et elle a été définie récemment. Ainsi, Alzheimer devient le nouveau point de basculement. Si l’on retarde  l’entrée dans la perte d’autonomie, on a gagné. C’est le maître mot de la loi que prépare la Ministre Michèle Delaunay qui appelle à  être responsable. La loi comportera un volet anticipation et prévention  afin de mettre en place de la domotique, de l’hygiène de vie, du plaisir, de la fierté et beaucoup de responsabilité.

Source :  L’AG des âgés (ceci n’est pas un colloque) ,  » Ils ont fait la révolution de 68, ils feront la révolution de l’âge  » a été organisée par Madame Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’autonomie, le mardi 9 juillet 2013, Salle Pierre Laroque – Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 14 avenue Duquesne , 75007 Paris

Une évolution récente des tests informatiques

L’évolution récente des tests consacre la fin des tests statistiques

Pendant de nombreuses années, sous l’influence des tests statistiques, l’approche des tests se situait dans un mode binaire :

test passé (Accept), test échoué (fail)

Nous allons de plus en plus vers un continuum. Cette approche est  une avancée scientifique majeure au regard d’une double approche de boîtes noires et de boîtes blanches. En effet, il a été facile de différencier les tests de boîtes blanches ou de structure et les tests en boîtes noires qui prenaient le système par les inputs et les outputs.

Le test de structure ou de boîte blanche (white box)  est un test souvent fonctionnel fondé sur l’analyse de la structure interne du système ou de chacun de ses composants principaux.

Le test de type boîte noire (black box) est un test qui n’est pas fondé sur l’analyse de la structure interne du composant ou du système, mais sur la liaison entre les inputs et les outputs d’un système.

Dans le cas de la white box, la forte explosion de la combinatoire des graphes utilisés limite sérieusement le caractère exhaustif de la démarche. Les solutions techniques proposées récemment consistent à « blanchir » le processus de recherche d’erreur.

Dans les tests de boites noires, l’exhaustivité du test devient une question fondamentale. Ne passe-t-on pas à côté d’une erreur magistrale en n’utilisant pas une donnée d’input ?

Les classes d’équivalence correspondent à un ensemble de données ou d’événements de tests qui sont supposées tester le même comportement, c’est-à-dire activer les mêmes défauts. Cela permet de réduire la complexité du test. Dans le cas des contraintes de forme, si on prend l’exemple d’un menu déroulant à 12 paramètres à réponse binaire, cela fait 2 puissance 12 soit 12 288 structures de réponse possible. Pour obtenir statistiquement un test par sondage, il faudrait construire environ 1 million d’extractions par datamining (calcul largement arrondi).

La caractéristique heuristique ou statistique de ces solutions est un débat qu’il peut être utile d’aborder. La référence aux travaux de Nielsen est intéressante sur ce point.

Référence :

Nielsen, J. (1994). Heuristic evaluation. In Nielsen, J., and Mack, R.L. (Eds.), Usability Inspection Methods. John Wiley & Sons, New York, NY

Les patients ne peuvent être contre l’informatisation de la santé….

Christian Saout est le représentant d’un collectif inter-associatif sur la santé qui regroupe 33 associations (site web : www.leciss.org ). Ce collectif essaye « d’encadrer les usagers de la santé ».

Sur les données de santé…

Christian Saout rappelle que les données de santé sont des données de la vie privée, protégées par l’art 9 du code civil. Chacun d’entre nous a donc le droit de savoir ce qu’il y a dedans. L’application de cet article est différente de celle du secret médical qui protège le médecin. Il rappelle de plus que l’électronique de santé n’est pas seulement l’affaire du médecin mais d’une multiplicité d’acteurs, donc dépasse le champ du seul secret médical. Sur l’informatisation des données de santé, il n y a pas d’opposition des usagers sur le principe car cela peut apporter plus de sécurité dans l’administration des traitements et dans la conduite des interventions.

Que « des plus » sous condition…

Il n’y voit que des avantages sous condition. Il faut rappeler qu’il y a par an plus de 100 000 hospitalisations en raison de contre-indications médicamenteuses. Ceci pourrait être évité par une informatisation intelligente des feuilles de soins. L’informatisation sera utile dans la coordination dans le suivi des patients mais à condition que les professionnels soient informatisés. Elle peut apporter une meilleure qualité de vie pour les patients à condition que l’électronique soit « projetée » à domicile, ce qui suppose le développement de réseaux dont la concurrence actuelle n’a que faire. L’utilisation des données peut améliorer les politiques de santé par une meilleure épidémiologie, mais à condition de gérer le risque car ces données sont plus sensibles qu’auparavant; données génétiques, traitements très personnalisés sont alors plus efficaces. Il y aura aussi plus de risques car les données seront plus nombreuses avec une augmentation des traces. Ce risque augmente aussi car les données seront plus sensibles , elles contiendront des informations sociales et des variables économiques. Il s’ajoute alors un autre risque, le fameux : « plus on en a, plus on en veut » (s’agissant des données), et c’est là que se posent de nouvelles difficultés d’ordre éthique ou d’usage politique.

A la recherche d’un équilibre….

Pour les associations de patients, il faudra donc concilier l’intérêt d’être bien soigné mais au prix de conséquences délétères qui sont des processus d’exclusion, de stigmatisation, de discrimination… Il y a des risques clairs dans différents domaines comme les assurances, les prêts sociaux, la faible tolérance sociale face à certaines maladies, le risque de conflits d’ordre privé, la tarification qui deviendrait spécifique aux malades, …. La question est alors simple : « jusqu’à quel degré économique va-t-on se tenir ».

« On attend des règles de consentement communes à tous les dossiers informatisés, qui soient opposables à tous ». Ces règles doivent comprendre au moins 3 éléments : les droits aux partages circonstanciés, l’accès aux traces des échanges (en particulier par le patient), les règles de sécurité des échanges. C’est pour cela qu’il sera nécessaire, selon les associations de malade, de mettre en place des instances de concentration sur l’éthique du partage des données de santé. Cela semble nécessaire d’autant plus qu’il y a un certain temps entre le rapport réalisé sur le sujet et les conséquences décisionnelles. Ces associations de patients proposent de mettre en place des stratégies publiques concertées (conseil national stratégique de l’informatisation des données de santé) et de disposer de feuilles de route bien établies. Pour cette raison, il est nécessaire que l’agence de mise en œuvre soit participative.
Source :

Conférence sur le thème « De Nouveaux Métiers en Management de la Santé : Conséquences de la dématérialisation des données de santé », organisée par l’Institut Supérieur de la Santé et des Bioproduits d’Angers (ISSBA), Université d’Angers dans le cadre du Master 2 Management et Sécurité des Systèmes d’Information de Santé (MSSIS), le vendredi 18 décembre 2009 de 14h30 à 17h30

Texte rédigé avec la collaboration de Michèle Barbusse et Pascale Segard

Qu’est ce que le design numérique

L’ENSCI, Les ateliers sont à la base de la définition du design numérique

Jean Louis Fréchin a défini le design numérique comme le design des possibles du numérique, donc plus que des outils, des nouveaux médias, des interactions du web, des techniques, des objets, des services…C’était un enjeu d’un monde qui changeait en incluant du numérique. Il change les objets, les espaces domestiques mais aussi l’espace public. Le design numérique c’est d’abord de la situation, de l’interaction et des représentations pour finaliser des produits et services qui sont avant tout des symboles et des identités. Il y a un défi à montrer ce qui ne se voit pas. Ce design cherche à lier des technologies, des hommes et des pratiques pour inventer de nouvelles matérialités.

Source : présentation de Jean Louis Fréchin aux dix ans de design de l’ENSCI le 2 juin 2009

Une conférence sur la solidarité numérique

Une conférence sur la solidarité numérique a été organisé par Nathalie Kosciusko-Morizet et Christine Boutin, voici mon commentaire…

Après l’allocation d’ouverture par Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, le ton était donné, ce sera des séries de rencontres autour de la société numérique. Le thème de l’économie solidaire était le premier. L’actualité à cantonner la réflexion sur les usages d’internet à un débat sur les usages licites ou non ! La ministre s’en inquiète et donc ce serait l’origine de ce type de rencontre. Nathalie Kosciusko-Morizet présente ce qui se passe comme l’apparition d’un nouvel organe social….

La première table ronde avait pour titre : les leviers numériques de l’aide à l’emploi : autour des Espaces Publics Numériques. Je l’a qualifierais d’indécente ! Bernard Benhamou, délégué aux usages de l’internet, rappelle, comme d’habitude, que la maitrise de ces technologies est obligatoire. Cette idée est reprise par Christine Boutin, Ministre du logement, « On ne peut pas s’engager dans le 21 siècle sans le numérique ». Je voudrais simplement rappeler que leur nécessité est contestée, et que ce questionnement est un des thèmes plus ou moins évacué du Grenelle des ondes. Le problème des « espaces publics numériques » est qu’il n’était pas prévu pour durer, car dans l’esprit des créateurs, tout le monde devait savoir se servir de ces outils. Cela pose à la fois la question du modèle économique et celle de la professionnalisation des animateurs. Nathalie Kosciusko-Morizet propose l’utilisation des CESU pour la partie marchande. Faisons un brin d’humour, les gens payé en CESU vont payer des prestations en CESU…Nouvelles monnaies de la solidarité ?

Le constat des associations est que la formation bureautique actuellement dispensée ne suffit pas. Il faut savoir se positionner et comprendre les limites du web 2.0. Il faudrait aussi que les outils mis à la disposition du public soient adaptés. En revanche, je suis d’accord avec Bernard Benhamou sur la nécessité de faire en sorte que ces technologies soient mise en œuvre aussi pour les recherches d’emplois, je n’y ajouterais qu’une condition, que ce ne soit pas obligatoire. La séance a évoqué les activités de formation des EPN, les Cyberbases qui sont des accès libres à des équipements pour mener à biens des projets. Enfin, Yannick Chapuis, directeur multicanal de pôle emplois a présenté ce que sont leur projet en oubliant de dire que rien de marchait. A titre d’exemple, son service est incapable de fournir des informations justes pour des personnes ayant leur revenu en CESU.

L’entraide sociale et ses formes numériques étaient le thème de la deuxième table ronde. Le philosophe Paul Mathias et Jean-Michel Marchandise ont fait des présentations très intéressantes qui auraient mérité plus de temps. Dans cette partie Jean Jean-Michel Marchandise propose de se désintoxiquer de deux visions : celle d’avoir toujours plus de numérique, celle d’une solidarité limitée avec les plus bas, les plus miséreux, beaucoup de gens en ont besoin. Actuellement, le monde a changé, on assiste aussi à des recherches d’emploi pendant toute la vie. Le philosophe a évoqué la solidarité.

La troisième table ronde était consacrée au logement social et l’équipement des foyers. La présentation des opérateurs a été grotesque et déplacée. L’exemple du Toit Angevin était intéressant pour plusieurs raisons, en particulier la multiplicité des utilisations : gestion de l’immeuble et accès des locataires à la communication. A la suite de cet exemple, Christine Boutin, Ministre du logement propose la création d’un label « logement social numérique ».

Vu la prestation indécente des opérateurs représentés par des hommes, on peut se demander si la solidarité est une histoire de femmes…

Quels débats pour les nanosciences ?

Etienne Klein veut s’intéresser aux risques des nanoparticules tout en limitant les effets. A la question : « Sont-elles dangereuses ? », la réponse est alors évasive car la toxicologie est plus complexe, car ce n’est pas la dose qui fait effet mais la forme, car le rapport entre la surface et le volume est différent d’avec les autres molécules classiques. Il propose alors de poser la question autrement : « quel est le genre de société que nous voulons construire et comment construire cette société ? ». Les scientifiques semblent d’ailleurs botter en touche en affirmant tout de go que « les nanotechnologies n’ajoutent pas de nouveaux problèmes mais exacerbent les risques existants ». Jean Claude Ameisen fait le parallèle avec les produits qui nuisent au cerveau. Il cite l’exemple de la ritaline, anti-dépresseur qui rend aussi des services. Prendre cette posture, cela évite de se poser la question des priorités qui est le plus souvent de l’ordre du politique.

Pour Corine Pelluchon, pour bien raisonner autour de ces nanotechnologies, il faut avoir une réflexion critique sur les pratiques qui doivent aboutir à des repères pour bien se conduire. Cette question est double : il s’agit d’une réflexion sur les fins et les choix. Traduit en termes de nanotechnologies, il s’agit d’une double réflexion sur les applications et sur l’échelle. Il faut éviter les travers de cette approche pour ne pas fonder une éthique sur des réflexions religieuses ; il est possible selon elle, de voir l’impact des ces technologies sur le social. Il s’agira alors d’une réflexion sur les pratiques dans la société. Ces pratiques sont nécessaires à la résolution de problèmes de justice, d’égalité, de famille (et d’autres valeurs, …).

Les professionnels de santé utilisateurs de nanotechnologies rappellent que les nanosciences médicales n’ont pas changé la vision que l’on a du vivant. Dans ce domaine, le choix de nanoparticules comme vecteur se situe dans la volonté d’améliorer la relation entre le malade et le médicament. Ce changement de ce point de vue risque selon moi d’oublier des pans complets de risque.

Philippe Houdy pose la question différemment : « Qu’est-ce qui est dangereux ? ». Il utilise un exemple pour cela. Imaginons un volcan qui explose, des milliers de molécules sont émises, et parmi celles-ci des nanomolécules. Celles-ci existent depuis très longtemps de manière naturelle et industrielle. Ces émissions ne sont pas intentionnelles mais réelles.

Depuis peu, les scientifiques en fabriquent des intentionnelles. Elles se retrouvent dans des objets par insertion dans eux-mêmes : la silice dans le pneu, l’amiante dans les bétons. Mais, la première réflexion sur l’amiante date de 1898, alors que les mesures de protection sont récentes et donc posent le problème de savoir comment ne pas recommencer cela. Philippe Houdy fait remarquer que les risques les plus graves sont dans  les usines qui fabriquent ces produits. Il propose de généraliser cette approche aux nanotechnologies.

Jean Claude Ameisen désire poser le problème dans des termes plus économiques. « Comment avoir le maximum de bénéfices et le minimum de risques ? ». C’est pour cela que ce scientifique estime que les interfaces avec les machines centres sur les cerveaux doivent être réfléchies. Avec les nanotechnologies, nous disposons de la possibilité de manipuler le cerveau. Il s’agit de fait concret. Dans les laboratoires, il est possible actuellement de  « construire » des « rats robots » que l’on oriente au grès du chercheur…

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

L’obligation de sécurité : Une illusion entretenue

L’obligation de sécurité est clairement une illusion entretenue

 

« Pour prendre l’avion, on a besoin d’un passeport », telle est la justification par François CHASSERY, Directeur Commercial de CERTINOMIS , des besoins en sécurité, à quoi je lui faisais remarquer qu’auparavant, je prenais l’avion en toute sécurité sans montrer mon passeport. Autre exemple utilisé pour montrer l’intérêt de leur solution, « si j’ai besoin de fermer la piscine en quelques heures suite à l’arrivée d’une tempête, les allers-retours pour obtenir le résultat du contrôle de légalité peuvent être rapides grâce aux échanges électroniques », encore un argument fallacieux lié à des maires qui veulent être omnipotents pour ne pas dire des « petits rois », car il suffit de mettre ce cas de figure dans le règlement de la piscine municipale et de laisser au responsable le soin de fermer !

 

Décidément, ces chantres de la sécurité justifiant des solutions électroniques ne me séduiront jamais ni même n’auront pas  la force de me convaincre !

 

 

Le salon de la nouvelle ville, ou encore les Assises de l’Association des Maires de l’Ile-de-France (AMIF), se sont déroulées les 7, 8 et 9 avril 2009 au Parc Floral de Paris (Bois de Vincennes). Le mercredi 8 avril 2009 a eu lieu un atelier : « Comment Internet participe aux enjeux des politiques publiques de nos villes ? »  dont est extraite cette analyse.

Pourquoi la dématérialisation des appels d’offre ne marche pas ?

Ce texte par du constat intéressant que la dématérialisation des appels d’offre ne marche pas …..

 

Commençons par faire le bilan de la dématérialisation dans la région Ile-de-France : 400 consultations ont été mises en ligne, ce qui a conduit à 12000 téléchargements de dossiers de consultations. Devinez le nombre de réponses électroniques : 30 en 2008 ! No comment… et merci à Vincent SUEUR, Directeur Général Adjoint des Services, Responsable de l’Unité des Affaires Juridiques, Marchés, Qualité à la région Ile-de-France, de sa franchise….

 

Plusieurs raisons ont été évoquées : la réticence dans la sécurité juridique de l’outil, la moindre fiabilité de l’outil électronique que papier. J’ai participé au débat en expliquant que l’on ne refait pas en électronique ce qu’y a été fait en papier, il faut changer d’optique, mais cela ne semble pas avoir été compris !

 

Une excuse est apparue, il y aurait plus d’une dizaine de plateformes en Ile-de-France pour les appels d’offre et il n’y aurait pas d’avantage décisif à déposer en ligne, d’ailleurs, pour plus de sécurité, le dépôt électronique se double d’un dépôt papier, quand il n’est pas obligatoire comme dans certains appels d’offre de la région.

 

La réponse serait un portail commun comme en Bourgogne et en Bretagne ! Céline FAIVRE, directrice de MEGALIS, présente à la la conférence, se sentait rehaussée par l’estime de ses collègues, sans qu’elle ait eu besoin de faire un vrai bilan… qui globalement était juste un peu meilleur…

 

Le système est en conception avec trois modules : dématérialisation des passations de marché avec téléchargement du cahier des charges et réponse électronique, dématérialisation de la chaîne d’achat, transmission au contrôle de légalité qui est dans l’esprit de ceux de leurs collègues des autres régions.

 

Certains proposent d’accompagner des usagers citoyens alors que Yannick LANDAIS, Délégué Général ARTESI Ile-de-France rappelle que si on a besoin de former les gens à l’outil, c’est qu’il y a un problème…

 

Le salon de la nouvelle ville, ou encore les Assises de l’Association des Maires de l’Ile-de-France (AMIF), se sont déroulées les 7, 8 et 9 avril 2009 au Parc Floral de Paris (Bois de Vincennes). Le mercredi 8 avril 2009 a eu lieu un atelier : « Comment Internet participe aux enjeux des politiques publiques de nos villes ? »  dont est extraite cette analyse.