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Conférence d’Henri Sterdyniak, le 5 novembre 2015 à Capestang

Henri Sterdyniak a introduit le sujet en rappelant que l’économie est une construction sociale qui doit être démocratiquement débattue. Il en profite pour fustiger les économistes adeptes d’une approche limitée au calcul.

Le conférencier a commencé par un rappel d’histoire économique dans le but d’expliquer que la crise financière est le signe de la faillite de la contre-révolution généralisée dans les années 80. Pendant la période dite des « 30 glorieuses », un compromis entre le capitalisme et le travail existait ; il était fondé sur l’importance du syndicalisme et l’existence d’une forte croissance. Mais le capitalisme dont les représentants sont Ronald Regan et Margaret Tatcher a fait la contre-révolution libérale à la fin des années 70. La thèse sous-jacente est qu’il vaut mieux avoir du chômage dans une économie où l’entreprise est gouvernée dans l’intérêt des actionnaires et non dans celui de l’emploi. C’est pour cela que la rémunération des grands managers est réalisée avec des « stocks option », donc des actions de l’entreprise, ainsi, cherche-t-on davantage à augmenter la valeur de l’entreprise que l’emploi.

La mondialisation a affaibli la classe ouvrière et les classes moyennes en Europe. Les capitalistes vont chercher des emplois ailleurs. Une seconde révolution a été celle de la mondialisation financière, des masses des capitaux qui cherchent de la rentabilité financière. Ces capitaux se déplacent parmi les entreprises et les pays. Ainsi, la gestion des entreprises s’est-elle orientée selon les intérêts de la finance. Des bulles  financières naissent lorsque la valeur des actions devient différente de la valeur réelle des entreprises.

À ce stade, Henri Sterdyniak introduit la distinction entre les pays qui se « débrouillent » bien, très compétitifs, ils accumulent des excédents. D’autres sont déficitaires comme les pays du sud de l’Europe. Enfin, citons la Chine ? qui place ses excédents dans la dette aux États-Unis, dette issue des ménages pauvres ? qui a subi la crise des subprimes en 2008.

Selon Henri Sterdyniak,  l’épisode de 2010 est assez original et a contribué à la dégradation des finances publiques. Il a fallu aider les banques, puis soutenir l’activité, ce qui a conduit à des budgets en déficit.

La stratégie de faire des politiques d’austérité qui devaient rétablir les finances publiques s’avère un échec. Moins de dépenses publiques, moins d’impôts sur les riches sont les éléments de politiques d’austérité très coûteuses, car elles ont déprimé l’activité. Les classes dirigeantes n’ont pas tenu compte des leçons de la crise. Les entreprises continuent à être gérées vers les actionnaires. Les leitmotivs de ces politiques sont simples : il faut aussi réduire les dépenses publiques, il faut accepter des baisses de salaire pour être compétitifs.

En Europe, la protection sociale est développée, il existe un Droit du travail. Mais cette Europe est dominée par une technocratie libérale et fédéraliste qui veut prendre la totalité des pouvoirs. Le pouvoir passe à des organismes non élus telle la banque centrale européenne. Les points clés de la politique sont : pression pour faire baisser les impôts sur les entreprises, laisser jouer la concurrence et privatiser avec tout ce que cela impose face aux modèles nationaux. Mais l’Europe ne s’est jamais remise de la crise, le taux de chômage est important.

En Espagne, au Portugal et en Italie, une politique est imposée en échange de l’aide pour « mettre ces pays dans le droit chemin ». L’Europe est incapable de s’organiser pour que les pays aient une croissance satisfaisante. En Grèce, en échange de l’aide des pays européens, l’Europe impose des mesures horribles, réduction des salaires, des retraites, privatisation, fin de la couverture universelle maladie. La conséquence immédiate est la  paupérisation de ses habitants. En France, le gouvernement de gauche n’a pas réussi à impulser une politique de gauche. Il s’en est suivi une augmentation des impôts de 30 milliards et de nouveaux impôts sur le capital. Par ailleurs, une partie de ces fonds a été également prise sur les autres populations. Pour atteindre une réduction de 50 milliards de dépenses publiques, il a fallu accepter une baisse des pouvoirs d’achat.

C’est à partir de ce constat que  « les économistes atterrés » ? regroupement auquel appartient Henri Sterdyniak ? ont décidé d’écrire un nouveau manifeste. « Il faut changer », tel est le cri de ce nouvel ouvrage d’Henri Sterdyniak. La société a le choix, on n’est pas condamné par des voies économiques types. Comme il y a différentes options possibles, on peut avoir des systèmes de santé solidaires ou non, on peut opter pour une école gratuite ou des formations payantes. Il y a des décisions sociales à prendre et l’on n’est pas obligé de laisser le marché choisir. C’est pour cette raison qu’il faut faire ces choix sociaux démocratiquement

Henri Sterdyniak rappelle l’importance de la démocratie car il y a en l’occurrence des votes ouverts. Pour lui, la démocratie est menacée, d’une part parce que les moyens de communication sont aux mains des puissances d’argent, les journaux sont achetés par les chefs d’entreprise. D’autre part, ils sont menacés par les constructions politiques officiellement indépendantes, mais qui le sont aussi du vote démocratique. La Banque Centrale Européenne est pour lui l’exemple le plus regrettable.

Les économistes atterrés proposent de s’intéresser à quinze chantiers. Le précédent ouvrage était fondé sur dix fausses évidences. Ces chantiers sont guidés par cinq valeurs fortes : la démocratie, l’égalité, l’intervention publique, l’initiative des citoyens et l’écologie.

Henri sterdyniak met en avant le chantier de l’écologie : contrainte lourde. On ne peut pas continuer à gaspiller les ressources, il faut que les activités économiques prennent en compte les contraintes tout en prenant le risque que l’ajustement ne se fasse pas ; la solution peut être le rationnement par le prix. L’auteur cite l’exemple du prix de l’énergie duquel en résulte que seuls les plus riches pourront voyager et se chauffer. Il se heurte au discours dominant selon lequel ce sont les entreprises qui savent faire. Volkswagen truande les essais car c’est moins coûteux que de faire des voitures propres. C’est une preuve que les choix que font les entreprises et le marché n’ont pas pour but de satisfaire des besoins fondamentaux. C’est plus rentable de faire des modes et des produits qui durent peu que de faire de « bons produits ».

Ainsi, une solution serait de donner davantage de poids aux clients. Il faut mobiliser les consommateurs pour changer les entreprises. De plus, il faut faire l’effort de connaître ce qui est vraiment utile pour aller vers une société sobre et solidaire. Ainsi, l’économie sociale et solidaire, les banques coopératives, l’économie du partage devraient se développer. Ces évolutions remettront en cause le capitalisme traditionnel. Henri Sterdyniak nous propose de faire attention à une trop grande dérégulation. Les sites web de type uber et airbnd permettent des réponses politiques de type : « Vous gagnerez moins, mais vous pourrez gagner de l’argent en louant votre appartement et votre voiture ».

L’économiste nous rappelle que les gens ont plus besoin de crèches que d’agences bancaires. Il nous propose de réfléchir aux besoins non-marchands que seul le service public rend : éducation, culture santé. Il propose également reconnaître les avantages du bien public.

Le chantier de l’égalité est un autre point abordé par l’auteur. Il fustige les raisonnements suivants : « S’il y a des inégalités, cela pousse les pauvres à travailler », « Ce qui fait marcher la machine, c’est la concurrence ». Pour Henri Sterdyniak, ce qui fait fonctionner les entreprises, c’est la mobilisation de tous. Il signale au contraire le gâchis prodigieux de l’inégalité. En France 20 % des enfants grandissent dans l’univers de la pauvreté. La lutte pour l’égalité est un point essentiel du combat à mener.

Henri Sterdyniak trace les contours d’une nouvelle politique. Il faut financer la transition écologique, développer les transports en commun, améliorer l’habitat. Cela demande de l’investissement, et par conséquent réorienter le système bancaire et financier. Séparer les banques de dépôts et d’affaires est nécessaire afin de s’assurer que les dépôts financent les collectivités locales et les entreprises qui créent de l’emploi ; il convient également de lutter contre la spéculation.

L’Europe, c’est un grand rêve, on a le choix entre plusieurs positions. La première consiste à laisser l’Europe aux mains de la technocratie qui impose des règles, comme par exemple le traité transatlantique. Cette Europe conduirait à une unification des normes qui se feraient par des organismes au bon vouloir des industriels ; ces normes permettraient aux entreprises de remettre en cause les services publics au nom de la concurrence et donneraient la possibilité aux entreprises de porter plainte contre les actions de l’État. La deuxième voie consisterait à renoncer à l’Europe sous le prétexte l’Euro est la monnaie d’une zone déséquilibrée avec les pays du Nord qui imposent des politiques d’austérité. Sterdyniak privilégie une troisième voie consistant à changer l’Europe en refusant tout d’abord toute nouvelle évolution vers davantage de pouvoir, et ce, tant qu’elle ne change pas de politique. Peut-être faudra-t-il mettre en place des situations de crises en Europe pour changer la manière dont cette dernière fonctionne. Il faut disposer d’une politique industrielle, d’une Europe sociale, et ce avec une harmonisation fiscale. L’Europe est l’instrument qui peut réaliser le changement.  Cependant, l’Europe actuelle n’est pas dans la capacité de le faire, cela passe par le combat politique et idéologique.

En guise de conclusion de son propose préliminaire, Sterdyniak rappelle que la rationalité, ce n’est pas le néolibéralisme. La rationalité c’est mettre au premier plan une transformation écologique, économique et sociale.

Parmi les questions posées dans la salle, une d’elles s’interroge sur le fait que l’on ne voit pas l’élan des peuples qui était attendu dans le premier livre de l’auteur. La France a maintenu un système social généreux. Peut-être pouvons-nous penser que le cynisme des dirigeants consiste à se dire que dans ce système social les gens iront au combat sur le plan syndical et politique. Mais, de fait,  le combat continu est gouverné par l’idée qu’il faut maintenir le modèle social. La France est un espace avec un effet de redistribution fort qui devient un filet de sécurité. C’est également un frein à la « rebellisation » des personnes.

 

Une autre série de questions concerne le rôle des économistes atterrés. Ces économistes essayent de peser à Bruxelles pour des choix différents. C’est notamment le combat pour la taxation des transactions financières. La commission n’est pas un organisme neutre. Ainsi, donner davantage de pouvoir à l’Europe est un problème. Lorsque l’Europe à tous les pouvoirs, cela peut être dangereux pour les peuples. Par exemple, personne ne contrôle la Banque Centrale Européenne. De plus, l’Europe ne fait pas assez contre les paradis fiscaux. Il y a eu une très forte volonté pour nous amener à ce qui est l’Europe actuelle.

Interrogé sur le problème des inégalités, Henri Sterdyniak affirme que ce dernier devient de plus en plus important. Même les milliardaires américains s’en inquiètent. Le travail disparaît, nous sommes dans une société de progrès avec moins de main d’œuvre. Henri Sterdyniak cite Waren Buffet : « La guerre des classes existe et nous l’avons gagnée ». Cela répondait à un projet des années 80 qui avait pour finalité de revivifier le capitalisme. La stratégie est claire et avec deux composantes. D’une part une composante matérielle : on investit en Chine et non aux États-Unis. Par ailleurs il y a une composante idéologique : le privé, c’est mieux que public. Il nous propose un exemple. En 1970, le système bancaire français est très largement public, banques à capitaux publics, contrôle fort de l’État. Mais, depuis la fin des années 70, les lois Debré, puis la loi Beregovoy, ont mis en place la concurrence sous l’influence des Anglais. De plus, la dette des états est devenue des titres publics qui s’échangent sur les marchés financiers.

L’auteur termine par ce qu’il considère comme étant l’une des caractéristiques du capitalisme, en l’occurrence la croissance des inégalités et un développent du précariat. Seule la France a maintenu un impôt élevé sur les patrimoines. L’avenir du travail est une vraie question, tout comme celle du travail inutile. Selon Henri Sterdyniak, beaucoup d’emplois sont dans ce cas. Il y aurait deux solutions : avoir en permanence une masse de chômeurs, ou redistribuer, rémunérer un peu plus. C’est un choix social. Il est également possible de développer des activités non-marchandes.

 

L’avenir est : davantage de coopération ! Tel a été son mot de conclusion.

 

Pour en savoir plus :

Manifeste d’économistes atterrés. Crise et dettes en Europe. Dix fausses évidences, 22 mesures en débat pour sortir de l’impasse, Paris, Les liens qui libèrent, 2010, ISBN 2918597260

Le nouveau Manifeste des économistes atterrés, 15 chantiers pour une autre économie, Paris, Les liens qui libèrent, 2015, ISBN : 979-10-209-0139-2

 

Conférence transcrite par Bruno Salgues, non vérifiée par le conférencier

Qui desservir avec le numérique à haut débit?

Deux propositions sont mises en avant : les bailleurs sociaux et les zones de montagne.

 

Gaël Serandour, de la Caisse des Dépôts, souligne la transformation des métiers des territoires, cela est sûrement plus important que le qualitatif. Dans le logement social, il faudra qu’il y ait une démarche pour faciliter le déploiement et donc convaincre les bailleurs sociaux. Avec le numérique,  c’est aussi un des domaines de la caisse des dépots, les bailleurs sociaux reçoit 10 milliards d’euros de prêts.

 

« Les gens de la montagne ! »  répond Henri Nayrou, Président de l’ANEM. L’enjeu est clair selon lui. Les habitants de ces zones ne sont pas des sous-citoyens qui doivent « mettre la main à la poche » pour avoir  la télévision, la téléphonie et maintenant Internet. Cela devient inadmissible. D’autant plus que 5 millions d’habitants vivent en ces lieux et plus de 13 millions qui s’y rendent. Les besoins sont là ! La solution se décline en trois points : une indispensable montée en débit, une cohérence nationale et par ailleurs l’existence de solutions de financement. Selon lui il y a urgence à mettre en place une politique de péréquation.

 

Ces deux exemples relatifs aux logements sociaux et la montagne imposeront de se poser la question politique : comment repenser le lien social avec le numérique ?

 

Source : Ruralitic 2013, Université d’été des territoires numériques qui s’est déroulée au Centre de Congrès d’Aurillac (Cantal),  les 11 et 12 septembre 2013, http://www.ruralitic.org

Quels débats pour les nanosciences ?

Etienne Klein veut s’intéresser aux risques des nanoparticules tout en limitant les effets. A la question : « Sont-elles dangereuses ? », la réponse est alors évasive car la toxicologie est plus complexe, car ce n’est pas la dose qui fait effet mais la forme, car le rapport entre la surface et le volume est différent d’avec les autres molécules classiques. Il propose alors de poser la question autrement : « quel est le genre de société que nous voulons construire et comment construire cette société ? ». Les scientifiques semblent d’ailleurs botter en touche en affirmant tout de go que « les nanotechnologies n’ajoutent pas de nouveaux problèmes mais exacerbent les risques existants ». Jean Claude Ameisen fait le parallèle avec les produits qui nuisent au cerveau. Il cite l’exemple de la ritaline, anti-dépresseur qui rend aussi des services. Prendre cette posture, cela évite de se poser la question des priorités qui est le plus souvent de l’ordre du politique.

Pour Corine Pelluchon, pour bien raisonner autour de ces nanotechnologies, il faut avoir une réflexion critique sur les pratiques qui doivent aboutir à des repères pour bien se conduire. Cette question est double : il s’agit d’une réflexion sur les fins et les choix. Traduit en termes de nanotechnologies, il s’agit d’une double réflexion sur les applications et sur l’échelle. Il faut éviter les travers de cette approche pour ne pas fonder une éthique sur des réflexions religieuses ; il est possible selon elle, de voir l’impact des ces technologies sur le social. Il s’agira alors d’une réflexion sur les pratiques dans la société. Ces pratiques sont nécessaires à la résolution de problèmes de justice, d’égalité, de famille (et d’autres valeurs, …).

Les professionnels de santé utilisateurs de nanotechnologies rappellent que les nanosciences médicales n’ont pas changé la vision que l’on a du vivant. Dans ce domaine, le choix de nanoparticules comme vecteur se situe dans la volonté d’améliorer la relation entre le malade et le médicament. Ce changement de ce point de vue risque selon moi d’oublier des pans complets de risque.

Philippe Houdy pose la question différemment : « Qu’est-ce qui est dangereux ? ». Il utilise un exemple pour cela. Imaginons un volcan qui explose, des milliers de molécules sont émises, et parmi celles-ci des nanomolécules. Celles-ci existent depuis très longtemps de manière naturelle et industrielle. Ces émissions ne sont pas intentionnelles mais réelles.

Depuis peu, les scientifiques en fabriquent des intentionnelles. Elles se retrouvent dans des objets par insertion dans eux-mêmes : la silice dans le pneu, l’amiante dans les bétons. Mais, la première réflexion sur l’amiante date de 1898, alors que les mesures de protection sont récentes et donc posent le problème de savoir comment ne pas recommencer cela. Philippe Houdy fait remarquer que les risques les plus graves sont dans  les usines qui fabriquent ces produits. Il propose de généraliser cette approche aux nanotechnologies.

Jean Claude Ameisen désire poser le problème dans des termes plus économiques. « Comment avoir le maximum de bénéfices et le minimum de risques ? ». C’est pour cela que ce scientifique estime que les interfaces avec les machines centres sur les cerveaux doivent être réfléchies. Avec les nanotechnologies, nous disposons de la possibilité de manipuler le cerveau. Il s’agit de fait concret. Dans les laboratoires, il est possible actuellement de  « construire » des « rats robots » que l’on oriente au grès du chercheur…

Source : Les rendez vous de l’éthique à Evry, Mardi 7 avril 2009 à 20h30, Mairie d’Evry, Evry, 91, France

6,37 milliards d’euros pour sauver Dexia, 0,05 milliards pour sauver des vies

Les états belges, français et quelques actionnaires comme la CDC (Caisse des Dépôts et Consignation) vont investir 6,37 milliards d’euros pour sauver Dexia. Je n’ai besoin que de 50 millions d’euros pour créer une fondation sur la « e-santé », pour mieux soigner les gens grâce à des technologies de l’information et de la communication appliquées à la santé. Réfléchissez!

Le centre de recherche ne coûterait que 10 millions d’euros pour le bâtiment. Le reste, soit 40 millions, servirait à faire vivre des chercheurs internationaux pendant 30 ans, à raison de 2 millions de dotation globale complète par an, les revenus des recherches se substituant petit à petit à ces fonds…. No comment!

De plus, il semble que ces fonds soient prélevés en France sur l’argent de la privatisation du secteur énergique qui devaient être investis dans des actions universitaires….

Quel sens de la politique ?

50 milliards d’euros, la position de la Société Générale, 50 millions d’euros, ce que j’ai besoin pour une fondation sur la e-santé

  

Je deviens favorable à une taxe Tobin au profit de la recherche scientifique. 50 milliards d’euros, la position de la Société Générale, dont 7 milliards de perte. J’ai besoin de 50 millions d’euros pour créer une fondation sur la e-santé, pour soigner mieux les gens avec des technologies de l’information et de la communication appliquées à la santé.

 

Le détail est à la louche le suivant : 10 millions pour le bâtiment, 4O pour faire vivre des chercheurs internationaux pendant 30 ans, à raison de 2 millions de dotation globale complète par an, les revenus des recherches se substituant petit à petit à ces fonds…. Suis-je suffisamment transparent ?

 

Monsieur Daniel Bouton, PDG de ma banque, la Société Générale, si vos bonnes œuvres ont prêtes à agir, une équipe mondiale de chercheur est dans les starting-blocks pour répondre au défi.

Moukawalati, le programme de création d’entreprises marocain

Moukawalati est le programme de création d’entreprises du Maroc. Ce programme est l’un des volets d’un programme d’aide à trois volets dont les deux autres sont Idmaj et Ta’hil. Idmaj est un programme d’insertion des jeunes dans les entreprises, 73000 jeunes en ont bénéficié en deux ans/.

Pour ce programme 14300 demandes ont été déposées, mais moins de 600 ont aboutis (Exactement 586). L’objectif était de 30000 créations en 2008. Moins de 1200 emplois ont été créé. Pour cela, le Maroc avec mis les moyens en mettant en place 105 guichets Moukawakati dans le pays. Une première remarque est que la dissémination des bureaux est moins efficace que la création de structure dans les lieux ciblés comme des écoles d’ingénieurs ou des lieux de commerce. Le déficit de culture entreprenariale du pays est, aussi, un challenge à relever.

Deux banques locales, la BCP et Attijariwafa ont reçu plus de 69% des dossiers, le crédit agricole de 12¨%, la BMCE de 10%, le traitement des dossiers au niveau de ces deux banques a montré qu’elles n’ont pas vraiment joué le jeu. La timidité des banques a été pointée du doigt, mais elles répondent volontiers qu’une mesure précédente le « crédit jeunes promoteurs » avait laissé des traces dans les dirigeants des établissements bancaires.

Au Maroc, la CMR fait de la monétique

 

 

La Caisse Marocaine des Retraites est partie d’un constat. Sur 525000 pensionnaires de la caisse, a peine la moitié, 286000 (55%) disposent de comptes en banque. La caisse a distribué une carte qui fonctionne à la Poste, à la SGMB et dans tous les distributeurs du centre monétique interbancaire. Il s’agit de système d’échange de données informatisées qui permet de mettre en place ce système de retrait. La carte électronique fonctionne de façon équivalente à une carte Visa electron.

 

La qualité du versement des prestations s’en trouve améliorée, ainsi que des aspects de rapidité pour les retraités qui ont globalement bien accepter le système. La généralisation se termine en 2008. Le coût de la carte et du système est totalement pris en charge par la caisse pour des pensions ne dépassant 1000 dirhams par an.

 

Une excellente idée…

 

La problématique des grands équipements…

 

Lorsque l’on construit des grands équipements, la problématique est la réutilisation de ceux-ci par la suite. Il s’agit de faire en sorte que les infrastructures restent et soient adaptées.  

Prenons l’exemple de la taille des tribunes que l’on construirait pour un stade olympique. Une dizaine de fédérations demandent des infrastructures de 10000 à 20000 personnes (9 exactement pour les jeux de Pékin). La solution est de construire des structures démontables, déplaçables ou réutilisables par inclusion dans d’autres bâtiments parfois existants.

Parfois, la solution consiste à modifier de façon profonde l’utilisation faites des bâtiment : le centre de media de Lillehammer est devenu une université. A Sydney, le parc est le lieu de foires agricoles. Le démontage du pavillon de Venezuela pour l’exposition universelle de Séville, ainsi que la réutilisation des bâtiment de celle d’Hanovre au sein des foires régulières qui si déroule. Pour l’exposition du bicentenaire à Paris, un bâtiment deviendra l’aérogare 3 de Roissy.

La réutilisation des infrastructures doit se prévoir par avance. Ainsi, pour Londres 2012, 7 infrastructures démontables sont prévues. Les villages olympiques posent aussi des problèmes. Par exemple, à Lillehammer comme à Zakopane, il était prévu de loger les sportifs dans des maisons démontables préfabriquées et déplaçables. A Nagano, la patinoire permettait de devenir salle de spectacle dès sa conception.

Source : Réunion organisé le 9 février 2007 par l’International Council for Caring Communities (ICCC)

La nouvelle philanthropie

 

La nouvelle philanthropie contribue avec du capital humain pour faire progresser le développement plutôt que par l’aide financière.

 

La philanthropie peut passer par du business. Ainsi, des occidentaux peuvent expliquer à des acteurs des pays en développement comment construire des toilettes publiques. Les recettes des premières toilettes installées permettront de financer la construction d’autres. Ceci est un exemple réel qui a permis dans la foulée d’améliorer la condition sanitaire d’une région.

 

Ralph Schoenenback, CEO, Trestle group, analyse les pouvoirs d’une « nouvelle philanthropie ». Elle consiste à établir des liens avec le capital humain des pays en développement plutôt que d’agir par des soutiens financiers. Ce patron part du principe que les gens qui ont de la connaissance sont souvent les plus âgés. Ainsi, les personnes à la retraite dans les pays développés peuvent aider les pays en développement. Ils peuvent ainsi jouer un rôle de supporteur. Parmi les défis, citons des exemples : accès à des supports juridiques, aide au marketing, accès a la distribution « occidentale » pour des entrepreneurs d’autres pays.

 

Pour atteindre de tel objectif, il faut sensibiliser les personnes disponibles, jeunes et personnes sorties du monde du travail. Le rôle des Nations Unis, c’est d’unifier ce qui peut être uni : la réalisation d’effort conjoint entre les hommes, la possibilité de rendre les efforts réalisés visibles.

Source : Réunion organisé le 9 février 2007 par l’International Council for Caring Communities (ICCC)

Le petit poucet, un coup de pouce à la création d’entreprise

 

Le Petit Poucet est une structure nationale de capital amorçage indépendante exclusivement dédiée aux étudiants créateurs d’entreprise. Un concours national de création d’entreprises réservé aux étudiants est réalisé chaque année et regroupe les étudiants issus des Grandes Ecoles et des Universités. Les résultats de la 5ème  édition du « Concours Petit Poucet » montre que le développement durable et le Web 2.0 sont plébiscités par les jeunes créateurs.

 

Le concours est soutenu par des partenaires de renom, relayé par un réseau de près de 200 écoles d’enseignement supérieur (grandes écoles de commerce, écoles d’ingénieurs…) et  universités. Plébiscité par plus d’une centaine d’équipes d’étudiants qui ont déposé leur dossier, le concours voit son taux de participation augmenter de 30% par rapport à l’édition précédente. Par ailleurs, sachant que chaque année 650 entreprises sont créées par des étudiants de l’enseignement supérieur, Petit Poucet, touche désormais plus de 15% de son coeur de cible, ce qui est un record pour ce type de concours. Enfin, ce concours, dont la crédibilité tient aussi au fait que prés de 70% des dossiers présentés se transforment en véritables projets d’entreprise, est devenu le rendez- vous incontournable des étudiants créateurs d’entreprise.

 

Le Jury réuni pendant une semaine du 15 au 19 Janvier a reçu les 28 équipes qui ont passé le cap des présélections. 5 prix seront remis le 31 janvier prochain : le 1er Prix est donné au « Comptoir des Sports », un site d’information sur les retransmissions sportives dans les bars, façon allocine.fr, développé par deux étudiants de l’école Polytechnique, le prix Spécial du Jury est attribué ç « ZEROD », marque de vêtement sportswear pour le triathlon, créée par un étudiant de SupdeCo Montpellier, jeune athlète en préparation olympique et champion de France de la discipline en 2001. Le prix Innovation est reçu par « AMOES », les énergies renouvelables sont revues par une équipe de Centraliens, concepteurs de chaudières qui produisent chaleur et électricité. « Bilib.net » est une communauté culturelle imaginée par des étudiants de Telecom INT permettant de créer et de partager votre bibliothèque et votre CD ou DVDthèque qui reçoit le Prix Art de Vie. Enfin « Inoveum » créée par deux étudiants de l’ESSEC, propose aux acteurs de l’emploi sur internet un outil innovant de création et gestion de CVs a été couronné du Prix NTIC

 

La diversité de ces produits traduit une tendance forte de la 5ème édition du Concours alimenté par de nombreux projets autour des énergies renouvelables et des nouvelles technologies web. L’INT remporte quant à elle le « Prix de la meilleure école entrepreneuriale de France 2007 ».

 

La Remise des trophées du Concours Petit Poucet aura lieu  le Mercredi 31 janvier à 16h au Salon des Entrepreneurs lors de la conférence : « Etudiants entrepreneurs, aides et avantages réservés aux jeunes créateurs d’entreprise», Mathias Monribot , Président de Petit Poucet, avec Pierre Kociusko-Morizet, Président de PriceMinister

 

Le concours est parrainé par : le Conseil Supérieur de l’Ordre des experts-comptables, Valentin et Associés, protection sociale et le GAN. Il est soutenu par des partenaires de renom : APCE, Cegid, CNJE, PriceMinister, Microsoft, Monster.fr. Créé en 2001 par Mathias Monribot, le Petit Poucet détient aujourd’hui un portefeuille de 10 participations, unique par sa diversité.     

Pour plus d’information

 

http://www.petitpoucet.fr