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Petit tour du monde des BBQ

Les BBQ sont des modes de cuisson quasi-universel sans que l’on sache vraiment pourquoi, ou de dire tout simplement que ce sont des modes de cuisson historiques. La seule chose importante est que les aliments doivent être saisis par la chaleur, cela permet de conserver un maximum leur goût. Le support de la cuisson est varié, grilles horizontales ou verticales, tiges horizontales ou verticales, plaques, pierres, croix, … même si ce mode de cuisson est universel, les variantes sont multiples !

Afrique du Sud, braai

Les braai est une tradition importée par les boers et non pratiquée traditionnellement par les populations locales. Peu à peu, il a été accepté et donc les variantes sont multiples, présent partout, il ne fait pas partie de mythe ou d’habitude…

Allemagne, BBQ

La Thuringe mais aussi la Saxe sont des régions où se pratique ce que j’appelle le Barbecue de chasse. La viande, souvent un cerf, une biche ou des faisans, sont mis à tourner sur de grande broche. En Saxe, les restaurants de château en tire une clientèle régulière.

Argentine, el asado

C’est le plat argentin par définition, c’est même un rituel national en fin de semaine. Depuis 1556, la multiplication des vaches et des taureaux dans ce pays en fait le plat de base, il y aurait plus de 40 millions de ces bêtes en liberté. Attention, la variante argentine complète est à vous faire exploser l’estomac. Elle ne comporte rien d’autres que, empanadas, fiambres, embutidos, achuras, chinchulines, matambre, entrana, molleja, cuadril, asado de tira, bife, vacio, lomo, costilla de cerdo, pollo de corral, cordero, chivito, ensalada, pan que l’on accompagne de vin, de bière ou de yuyos comme boisson. Le repas se termine alors avec un maté. Tout un programme.

Australie, BBQ

Le BBQ est surtout pratiqué sur la côte pacifique comme un passe-temps populaire, partout ailleurs, c’est un plat de restaurant cuit dans un foyer ouvert. Il faut noter que ces barbecues sont régulièrement mixtes, donc des mélanges de viandes et de poissons. Il est dit que ce sont les meilleurs du monde, mais il suffit de le croire, la Nouvelle Zélande a aussi les mêmes pratiques.

Brésil, rodizio

Au Brésil, le rodizio est synonyme de nourriture, ce qui fait que c’est quasiment un plat national. La cuisson se fait le plus souvent sur des broches horizontales, c’est ce que signifie l’origine du mot, « tournant »

Caraïbes, barbacoa

Des Bahamas aux Etats-Unis en passant par Los Roque près du Venezuela, la cuisson au barbecue est le plat quotidien des îles des caraïbes. On y cuit de tout y compris des langoustes, donc la variété est grande. Le résultat est souvent associé à une sauce « jerk » qui parfois peut être très forte !

Chine, Kaoya

Le kaoya est donc la version chinoise du BBQ, et il est principalement composé de viande et d’oignon. Les chinois le pratique sans y ajouter du riz comme on aurait pu le croire. En revanche, il n’est pas rare à Shanghai ou à Hongkong d’être invité à un kaoya sur un balcon ! Ca change du fond de jardin à la française de faire un BBQ au 57 ème étage d’une tour…

Chili, barbacoa

Le barbacoa chilien est essentiellement à base de fruits de mer et de poissons ! J’avoue y trouver des limites.

Chypre, souvla

De cette ile provient un mode de cuisson particulier qui consiste à faire dégraisser dans le foyer des viandes grasses, avec une broche tournante. Le résultat est une viande croquante, presque déshydratée à mon goût et qui est alors servie avec des salades, du fromage de chèvre. Le pire de tout, c’est qu’ils arrosent le résultat d’huiles d’olive ! Les vins locaux s’accommodent bien avec ces plats…

Colombie, barbacoa

La version colombienne est très intéressante. Il suffit de s’écarter des grandes villes pour en tester deux variantes toutes deux fondées sur des cuissons sur des planches en aluminium. A première vue, cette première variante composée de viandes devient juteuse du fait de la conservation de la saveur sur la planche. La deuxième version est celle de poisson de rivière, j’ai goutté dans les environs de Medellin une truite cuite de cette façon servie avec une crème, du fromage en train de fondre et des fraises, et ceci, en buvant l’alcool local, l’aguardiente…un délice pour les papilles.

Corée, Bulgogi

Les Coréens aiment ce type de cuisson, mais le plus souvent, la cuisson se fait en brochette. La viande est cuite avec une sauce soja et de l’huile de sésame que l’on verse régulièrement ce qui lui donne une saveur particulière. L’ail est aussi souvent présent et contrairement à certains de leurs voisins (en particulier la Chine), le riz est toujours présent dans les Bulgogi.

Espagne, barbacoa

En Espagne, le BBQ a deux religions, mais c’est le plat numéro 1 dans ce pays. Originaire de la région de Ségovie, le BBQ se fait avec un cochon de lait (cochinillo), il existe des restaurants célèbres à Madrid, mais aussi la Meson del Candido à Ségovie, au ranchero de la Aldehuala ou encore prés de Vigo. La deuxième religion est catalane, là, le BBQ doit contenir du lapin. A LLoret del Mar, vous disposez de quelques restaurants de cette sorte, ils sont meilleurs qu’à Barcelone qui est devenue une ville cosmopolite. Je vous conseille de chercher ces lieux sur mon blog…

Etats-Unis, BBQ

Les indiens arawak le surnommait barbacua et ce serait l’origine du nom international, mais il est vrai que les américains s’attachent au peu d’histoire qu’ils possèdent ! Le barbecue actuel se fait le plus souvent de bœuf et de poulet. Il est devenu assez traditionnel dans les pique-niques du Kentucky, de la région de Minneapolis et au Texas. Dans cette dernière région, le « prime rib » au jus est le plat de choix.

Grèce et Turquie, gyros

Dans ces deux pays, la variante du barbecue est la cuisson sur une longue tige verticale soit de viandes déjà hachées, soit de viandes tranchées et empilées. Vous le connaissez tous car il s’est répandu partout dans le monde. Je viens même de voir un restaurant de ce type au Mexique qui avait pour nom Tacos arabe !

Inde

L’Inde n’a pas de nom spécifique au moins à que je sache ! L’Inde l’utilise dans sa cuisine traditionnelle comme base surtout avec du poulet. Vous pouvez trouver ce genre de BBQ dans les rues, et une saveur de curry est nécessaire pour faire local !

Mexique, barbacoa

Le barbecue est le mode de cuisson des cavaliers et des agriculteurs du XIX ième siècle, il est donc généralisé dans le pays. Mais ne vous trompez pas, les traditions reviennent vite, la cuisine de « carne en carbon » s’accompagne immédiatement des célèbres tacos de maïs. Ainsi, le plat généralisé est le « tacos de carne asada con salsas picantes, cebollines, guacamole y chiles », traduisons, des tacos de viande barbecue avec des sauces piquantes, des petits oignons, du guacamole et des piments ! Ca vous va comme menu ?

Royaume Uni, BBQ

Les anglais ont adopté le BBQ avait difficulté, c’est surement dû aux qualités culinaires de nos voisins. Le Yorkshire se distingue dans ce domaine en pratiquant le BBQ avec un « angus d’Aberdeen ». Rien de spécial donc !

Russie, Shashliki

Les russes le considère comme un plat de qualité, il est aussi un symbole de vérité, allez donc savoir pourquoi ! Il se pratique pour les fêtes à la maison, en pique-nique ou dans la datcha. Toutes les viandes sont possibles, mais aussi les poissons de rivières et dans certains cas les fruits de mer !

Histoire de sel

Le sel a été pendant longtemps un symbole de certaines cultures, un objet de taxation, un ingrédient de certaines superstitions. Ce petit texte ne parlera pas de ce sujet, mais tentera de décrire les différentes formes qu’il revêt.

Ahuma

L’Ahumada est un sel naturel fumé qui a une couleur brune qui ressemble à du sucre roux. Cette couleur est dû au mode d’extraction du sel qui est utilisé dans différents pays. Ce sel serait parfait  pour les grillades, les rôtisseries plus particulièrement de viandes blanches (poulet, faisan, dinde, ..), mais aussi avec des pâtes en salades.

Alea ou Hawaian

Comme son nom l’indique, ce sel provient des îles Hawaï, il est de couleur rouge vif car il contient des minéraux volcaniques. Son goût est assez prononcé et il diffère donc des autres sels de mer. Il est utilisé dans les plats traditionnels des îles principalement avec du porc. Dans ces mêmes lieux, il sert aussi pour les cérémonies de purification.

Fleur de sel

Ce type de sel très artisanal dont le plus connu est l’appellation «  Sel de Guerande », mais chaque zone maritime de l’Europe du Sud en fabrique. C’est en fait la première cristallisation du sel qui apparaît lorsque l’on utilise des marais salants avec une évaporation naturelle. Il est conseillé pour les aliments grillés et les salades.

Flocons de sel

Cette forme de sel provient traditionnellement d’Australie et en particulier de la Murray river qui descend des New South Wales Mountains. Il se présente sous forme de flocons produits naturellement, qui peuvent avoir une couleur pêche s’ils sont minéralisés, ou avec une pellicule rouge si des algues ont fait leur travail. Leur spécificité culinaire n’est pas connue.

Kala Namak, ou sel noir

Contrairement à son nom, il se présente sous forme de grosses perles grises foncées. Il a gardé cette couleur car il n’est pas raffiné, ce qui semble intolérable dans la culture indienne dont il provient. Il est utilisé dans la culture indienne pour augmenter le goût des petits snacks (Chaats) ou des yaourts aromatisés aux légumes (raitas). Il serait aussi utilisé pour les tidbits.

Sel celtique

Ce sel était produit par les compagnies maritimes anglaises qui le conservaient dans des caisses en bois dont il prenait le goût. Il est très utilisé dans des salades, des légumes et des viandes grillées. Parfois, il était mis dans de vieux tonneaux de vins qui lui donnaient un arôme plus fort et servait à préparer des poissons.

Sel de l’Himalaya

Ce sel est rosé de façon naturelle car ce sont des carrières de l’Himalaya qui sont exploitées pour cela. Il contient des dérivés minéraux et principalement du fer qui lui donne cette couleur. Il se présente sous forme de cailloux plus ou moins gros. Du fait de ces composants, il est conféré à ce sel des vertus médicales dont celles d’assainir l’atmosphère ou de réduire la pression sanguine. Il est utilisé pour des soupes, des viandes bouillies, des poissons au court bouillon et avec des pâtes.

Français et américains seraient « antimondialisation », je rêve…

 

 

Voila ce que je viens de lire dans un article des Echos signé David Barroux, « Un sondage conduit par le Chicago Council on Global Affairs et le WorldPublicOpinion.org dans 17 pays totalisant 56 % de la population du globale vient cependant de révéler que, si la France est bien le pays comptant le plus fort taux de personnes estimant que la mondialisation n’est pas bonne pour leur pays (42 %), les Etats-Unis arrivent en deuxième position, avec 35 % d’Américains jugeant que la globalisation fait plus de mal que de bien à leur économie ». Je me demande si je rêve ou s’il s’agit de réalité dépassée. A force de copier sur l’ouest, le vieux monde se mettrait à penser comme le cousin d’Amérique. 

 

Plus loin, on peut lire : « Près d’un Américain sur deux va jusqu’à estimer que la globalisation a une incidence négative sur l’environnement contre 66 % des habitants de l’Hexagone, seul pays au monde où plus de la moitié de la population porte un jugement aussi sévère. Français et Américains se rejoignent même dans leur analyse de l’impact de la globalisation sur le marché du travail ». Et même « pour 80 % des Français et 67 % des Américains la globalisation a un effet négatif sur la sécurité de l’emploi ».

 

Tout le monde sait que la France est la source des altermondialistes, mais les Etats-Unis ! C’est intéressant de penser que les rares pays qui sont dans notre camp sont le Mexique,  la Russie et les Philippines. Dans les autres pays, l’opinion publique y serait plutôt favorable avec un pic en Chine (90%), pour Israël (80%) et pour les Australien (65%), la majorité de l’opinion publique des pays sondés se révèle globalement favorable à la mondialisation.

 

David Barroux se veut rassurant « s’ils ne sont que 51 % à trouver des vertus au commerce mondial, on ne peut parler d’une population hostile à la globalisation ».

 

Source :

 

Barroux David, Entreprises et marchés, Français et Américains champions de l’antimondialisation,  article paru dans l’édition du 30 avril des échos

Wine Cocorico

La France reste en tête dans les producteurs de vins, avec un peu moins 60 millions d’hectolitres, selon le syndicat interprofessionnel de Bordeaux. Elle est juste devant l’Italie et bien avant l’Espagne. Puis, on trouve dans l’ordre les Etats-Unis, l’Argentine, l’Australie, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, le Portugal et le Chili. Ce classement ne reste pas exhaustif du fait de la mauvaise prise en compte des pays de l’Est, dont je doute que leur production déclasse notre pays.