Archives pour la catégorie Robots

Marketing ! Un nouvel ouvrage…

etudes de marché

Mon ouvrage réalisé avec Laurent Bister vient de sortir

Le marketing des objets technologiques et des services numériques

 

ou encore :

https://www.facebook.com/pages/Le-marketing-des-objets-technologiques-et-des-services-numériques/1490341717848621

En vente chez Amazon et dans toutes les bonnes librairies!

http://www.amazon.fr/marketing-objets-technologiques-services-numériques/dp/1784050148/ref=sr_1_5?ie=UTF8&qid=1401645015&sr=8-5&keywords=bruno+salgues

 

Petite histoire du téléphone mobile

Première phase

 

1920 : premier radiotéléphone américain de Motorola. Les voitures de police de Detroit possèdent la radiotéléphonie en 1921. 1940. Réseau de radiotéléphone de la ville de Chicago. 1945 : les militaires mettent au point des systèmes performants au cours de la deuxième guerre mondiale. 1956 : mise en place du réseau de correspondances publiques de Paris (fréquence de 150 Mhz).

Le téléphone mobile est vu comme un objet destiné au VIP et à la sécurité.

 

Deuxième phase

 

1968 : Carterphone Decision. Décision de la FCC qui permet à tous les réseaux mobiles de se connecter au réseau d’AT&T imposant des systèmes cellulaires. 1969 : démarrage aux États-Unis de la Task Force of Telecommunications Policy qui commence à réfléchir sur les mobiles.

Cette période donnera le nom à l’objet dans les différents pays.

 

Troisième phase

1982 : début du groupe GSM par le CEPT. Allocation des sous-bandes par le CEPT (de 890 à 915 MHz pour les mobiles vers la station de base et de 935 à 960 pour l’inverse). 1987 : démarrage du réseau RDS (Operator en France). MoU GSM signé par 13 pays européens — Belgique, Danemark, Espagne, France, Finlande, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, RFA, Suède — (quatre autres pays ont rejoint le MoU en septembre 87, l’Autriche, le Luxembourg, la Suisse et la Turquie). Directive 87/371 et 87/372 de la CEE.  1989 : désignation d’opérateurs concurrentiels : SFR en France, Arcor en Allemagne.  1991 : désignation des opérateurs GSM en Europe (mars 91 en France). France Télécom établit la première communication entre un mobile GSM et le réseau téléphonique (juillet 91). 1992 : début de la commercialisation du GSM (phase 1) en France et Allemagne. Plusieurs pays d’Asie, l’Australie et le Cameroun adoptent le GSM. 1993. Les consommateurs français peuvent s’abonner effectivement aux deux réseaux.

Le téléphone mobile à la norme GSM devient un produit « grand public ».

 

Quatrième phase :

 

1995 : démarrage des messageries aux normes Ermes, Tam Tam (Cofira) et Kobby (Bouygues).  1997 : apparition des terminaux multimodes GSM-DECT et GSM-DCS, apparition des SMS ou 900-1800. Choix des normes UMTS (Troisième génération). 2001 : démarrage des réseaux 3G.

Multiplication des usages possibles pour les équipements : le téléphone mobile est plus qu’un téléphone.

 

Source :

Bruno Salgues, Les télécoms mobiles, GSM, DCS, deuxième édition revue et augmentée, Hermes, 1997

Bruno Salgues, 30 ans de téléphonie mobile, Futurs sans limites humaines, LULU, 2013

Pour acheter le livre complet dans ce texte est extrait

Vous pouvez lire l’intégralité de la thèse et l’acheter à partir de ce lien

http://www.lulu.com/spotlight/salgues                                      imagelulu

Vous pouvez aussi acheter mes livres sur Amazon

 

 

 

Introduction du livre : Télésanté, espoir du monde rural

Le présent ouvrage reflète un moment précis de l’histoire du système de santé, celui où l’attente pour les services de télémédecine dans les zones rurales, mais aussi plus largement dans tout le pays, s’amplifie rapidement. Les auteurs ont participé à la manifestation RuraliTIC qui s’est tenue à Aurillac les 12 et 13 septembre 2012. D’autres ont réagi aux propos de ces auteurs. Organiser des ateliers pour la télémédecine pouvait paraître encore risqué il y a peu. Souvent, les responsables locaux, élus, administrateurs, responsables associatifs ou entreprises, considéraient la santé comme un domaine spécialisé, hors de leur responsabilité sinon bien sûr de leurs besoins. Ils pensaient que la télémédecine était au mieux un outil technique pour les professionnels et les responsables d’établissements, au pire un moyen d’évacuer les questions difficiles de l’accès aux soins pour les zones rurales ou les quartiers dits difficiles en évoquant des substituts pauvres et d’ailleurs illusoires. Tel n’est manifestement plus le cas, et la preuve en a été la fréquentation importante des ateliers comme l’intérêt des discussions qui s’y sont prolongées. Cette tendance nouvelle se vérifie partout : chacun comprend que la santé n’est pas qu’une affaire personnelle ou technique mais un enjeu social fondamental, qu’elle porte sur l’ensemble du mode de vie et des relations au sein d’un territoire. Chacun voit aussi les possibilités de techniques informatique et télécom et l’importance de les exploiter non pour se substituer à un  système de santé devenu inaccessible, mais au contraire pour en faciliter l’accès, permettre aux acteurs de santé du territoire de s’y maintenir, assurer un maillage bien plus efficace allant du domicile au Centre hospitalier universitaire, de l’éducation thérapeutique des citoyens à la connaissance médicale la plus avancée.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) appliquées au secteur de la santé recouvrent de multiples applications et terminologies : « télésanté », « télémédecine », « téléexpertise », « téléconsultation », etc. L’ensemble des actes et services de santé assurés à distance grâce aux technologies de l’information et de la communication est appelé télésanté. Celle-ci comprend la télémédecine qui a été officiellement définie dans la Loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) de 2009, « elle met en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. ». Ce livre ne discutera ni des définitions, ni des avantages relatifs de l’une ou l’autre solution.

 

Dans un contexte de baisse de la démographie médicale, de hausse des maladies chroniques et de vieillissement de la population, les TIC permettent que soient prodigués des soins à distance rendant contingente l’interaction physique entre le médecin et le patient. La télésanté est donc perçue comme une solution pertinente sur des territoires où l’offre de soins est déficitaire. Selon le décret d’application de la loi, qui limite du reste son objet à la seule télémédecine, il s’agit de dématérialiser la consultation (téléconsultation), la prescription (téléprescription), l’expertise (téléexpertise), la surveillance (télésurveillance), l’assistance (téléassistance) et la régulation médicale. Dans le monde rural, la situation est exacerbée. Le plus souvent, s’ajoute la faible performance et même l’absence des réseaux qui pourraient être support de ces utilisations. De plus, le sanitaire y est étroitement associé au médico-social et au social, ce que le cadre réglementaire actuel ne permet toujours pas de traiter de façon satisfaisante. Ce livre ne discutera pas non plus de l’importance relative de ces actes et de leur vitesse successive de dématérialisation.

 

Avant, l’expertise médicale était liée et limitée aux sites de présence du médecin. Ou le client venait voir le médecin, ou le médecin rendait visite au client. La télémédecine rend disponible l’expertise médicale en tout lieu. La télésanté étant la problématique au champ d’une santé élargie faisant une large part au social. Tout l’intérêt de cet ouvrage est de traiter de ces deux questions. Par opposition au chapitre précédent, ce point est au cœur de l’ouvrage.

 

Plusieurs évolutions sont inévitables. Tout d’abord, la médecine devient une pratique médiatisée, et la relation sera nécessairement différente entre le malade et son médecin. Ensuite, cette situation va conduire à une internationalisation à la fois dynamisante et contraignante. A terme, le malade pourra se situer dans la campagne prés d’Aurillac et le médecin au Canada. Enfin, les nouvelles coopérations rendent inéluctables des changements organisationnels. Si ces trois aspects sont pris en compte, la télémédecine peut être un élément clé pour apporter des solutions aux problèmes actuels de la santé. Nous avons ajouté dans ce texte des expériences et des réflexions provenant de nos amis canadiens et africains.

Mais, alors que les grands programmes nationaux pour le déploiement technique et pratique sont lancés, force est de constater que, bien qu’ils se concentrent sur la télémédecine ou le cadre réglementaire fourni est plus avancé,  ce cadre n’est pas encore assez mature ou respecté tant du point de vue  juridique, que du point de vue financier ou technique, ou même de la protection des droits des patients : trop de contradictions, trop de changements rapides pour être pris en compte, à la fois trop de rigueur et de complexité et trop de souplesse… Et l’on serait finalement en droit de se demander si le lancement officiel de la télémédecine en France a trop tardé ou au contraire, s’il est tout simplement prématuré.

 

Cet ouvrage collectif abordera dans un premier temps les applications numériques pour la santé avant d’en voir les contraintes puis les différentes approches possibles sur le plan économique comme celui des méthodes.

Ils ont participé à cet ouvrage coordonnée par Bruno Salgues et Norbert Paquel

Jeannot Allouche, Gérard Amigues, Christelle Aupetit-Berthelemot, Jean-Pierre Bastard Laurent Billonnet, Jean Cassagnes  Jacques Cinqualbre, Caroline Conti, José Côté, Jean-Michel Dumas, Romain Endelin, Jean-Paul Fortin, Marie-Pierre Gagnon, Michel Habrias, Marie Marsaux, Guy Paré, Joy Raynaud, Stéphane Saint-Amand, Robert Picard, Michel Tchonang Linze, Amélie Trépanier, Damien Uhlrich, Pierre Ygrié, Olivier Zablocki

Pour acheter cet ouvrage : dans toutes les bonnes librairies et sur Amazon

couverturetelesanterespoirdunmonderural

Acheter chez l’éditeur

Acheter sur Amazon

 

 

La robotique façon Aldebaran

Nao est un robot humanoïde de la société française Aldebaran Robotics qui a été déjà vendu à plus de 3 000 exemplaires. Un de ses usages consiste dans le maintien  de personnes âgées. Le robot dispose alors d’applications d’aide à la personne. Il s’agit de fonctions de localisation, de navigation, d’apprentissage par imitation. La facilité d’utilisation du robot vient de sa capacité de perception et de sa capacité d’évoluer dans les mêmes environnements que l’homme. Il embarque des fonctions de reconnaissance verbale et non verbale, comme la compréhension des gestes et la détection audio des émotions.

L’évolution de ces robots d’assistance est d’aller vers des robots plus grands, plus lourds, avec davantage d’inertie, donc se rapprochant plus de l’homme, avec en revanche davantage de consommation d’énergie. Ils disposent d’actionneurs plus complexes et de nouveaux capteurs plus performants. Le robot Romeo d’Aldebaran Robotics existe, mais il est encore à l’état de prototype. Il est construit avec plus d’actionneurs et de nouveaux capteurs.

Source : Intervention de Nicolas Boudot, lors de la cérémonie solennelle de remise des diplômes de l’école IMERIR à Perpignan le 26 octobre 2012.

Pour vous renseigner sur l’école : http://www.imerir.com/

Pour vous renseigner sur Aldebaran : http://www.aldebaran-robotics.com

Ecole de l’Internet (EEMI) : un délire mais un vrai besoin!

Certains industriels ont installé lundi 6 juin l’EEMI.

De grâce, ne l’appelez pas école de l’Internet

En 1995, un groupe d’industriels expliquait que le réseau Internet n’avait pas d’avenir

En aout 1997, à Hourtin, Lionel Jospin annonçait la création des écoles de l’Internet sous la pression de certains « intellectuels professeurs nimbus » du secteur. Un décret et des directives ont suivi. L’école de l’Internet de Lille (consacré au textile) de Bourges (à la sécurité), de Grenoble (Arts), de Castres (Santé et Automotive), Marseille (Logistique) n’ont pas vu le jour ou sont mort-nés ! Toujours la pression des mêmes industriels !!!!!

2011. Et les voilà!  Ces industriels font la promotion de l’EEMI ! Je salue tout de même cette initiative quelques années plus tard. Le parisianisme a frappé, La banlieue ou la province a été aussi préférée à Paris comme si tout était mieux dans cette ville !

En 1973, Lannion (France) et Schenzen (Chine) étaient des ports de pèche qui avaient le même nombre d’habitants. Tous deux avaient pour vocation de devenir des zones consacrées aux technologies de l’information avec la bénédiction des industriels et des gouvernements respectifs. Aujourd’hui Shenzen à 11 millions d’habitants dont 5 millions de migrants (en l’occurrence plus que les étrangers en France), arrose le monde entier d’électronique, abrite le siège de plusieurs géants mondiaux comme ZTE. Les résultats financiers 2009 de ZTE se situent au premier rang du secteur, avec un chiffre d’affaires de 8.820,7 millions de dollars. Cette société dépose environ 4000 brevets par an et dépense plus de 10% de son CA en recherche, dont plus de la moitié dans les universités et écoles locales. Cette somme, environ 400 millions d’euros,  est a comparer  aux 150 millions d’euros du budget de l’Université du président de la CPU (Conférence du président d’Université) dont 80 millions de salaires.

PS : Je faisais partie de ces intellectuels professeurs nimbus ……


PS2 : Je crée en ce moment une école TIC et Santé

Benchmark des hopitaux européens, la France est à la traine dans les Technologies de l’information pour la santé!

En direct de la réunion du Conseil des Ministres de la Santé et du Sommet Word of Health IT à Budapest (Hongrie)

Un benchmark européen des hôpitaux les plus avancés en TIC a été effectué à la demande de la commission européenne par HIMSS Europe Analytics. Tous les pays européens ont été analysés sauf les pays baltes.

L’enquête mené par HIMSS Europe montre que la France est l’un des pays les plus en retard, l’explication serait que les freins à la mise en place des technologies de l’information est des plus grands. Les pays qui ont réalisé cette implémentation le plus rapidement sont la Suède, les Danemark, les Pays bas. L’Espagne arrive juste derrière. L’Allemagne et l’Italie ont d’excellents résultats dans certaines régions seulement. L’enquête montre que l’introduction de ces technologies est pour l’essentiel « hopital centric ». Cette situation s’expliquerait par le fait que les objectifs sont différents en Europe qu’en Amérique du Nord et en Asie qui est déjà plus « patient centric ». Les trois objectifs majeurs sont la réduction des erreurs médicales, la nécessité de remplir les obligations légales, la volonté d’améliorer la performance des organisations. A cette occasion, BitKom (organisateur du CeBIT) rappelle qu’en Allemagne, l’objectif est de réduire les couts administratifs liés aux contraintes légales mais aussi des coûts organisationnel, de construire l’infrastructure de santé et d’améliorer la qualité des soins.

La remise des « diplômes » de ce soir à donné des étoiles aux quatre hôpitaux suivants :

Badalona Serveis Assistencial, Badalona, Catalogne, Espagne,  http://www.bsa.cat/

Landstinget Kronoberg, Kronoberg, Suéde,  http://www.ltkronoberg.se/

Marinasalud, Dénia, Pays de Valencia, Espagne, http://www.marinasalud.es/

Universitätsklinikum Hamburg-Eppendorf (UKE), Hambourg, Allemagne, http://www.uke.de

Rappelons que l’année dernière, la première édition de ce benchmark avait mis en lumière l’Odense University Hospital du Danemark, l’ISMETT Hospital en Italie et l’Hôpital Universitaire de Genève.


Foule des grands jours au Cebit

Le cebit vient d’ouvrir ses portes ce matin… Pas un grand Cebit, mais une manifestation ou les écrans 3d sont à l’honneur, le cloud computing mis en exergue, la voiture intelligente bien présente, plein de tablette sous android  …. mais les mobiles traditionnels sont absents!

cebit 2011 ceremonie
Une vue de la soirée inaugurale du 28 février….

La sécurité, un point clé de l’informatisation de santé

Selon ANAP « agence nationale d’appui à la performance », la sécurité coûte de l’argent, mais elle est le socle de base de la qualité. Il faut donc trouver des arguments pour adopter des mesures adéquates. Il ne suffit pas de dire que la sécurité c’est de la non-destruction de la valeur dans le futur car les coûts de la non-qualité à l’hôpital sont phénoménaux et la sécurité est un vrai levier pour atteindre le bon niveau de qualité.

La position du responsable de sécurité des systèmes d’information dans un hôpital a souvent le défaut de la focalisation sur la gestion en oubliant la connexion. Ceci provient du fait qu’il est souvent sous la responsabilité de la direction de l’informatique ou des systèmes d’information.

Parmi les exemples de difficultés, les responsables de sécurité citent le virus « profinger » qui a eu un impact sur les matériels biomédicaux, sur la gestion de centrale climatique du fait que l’on met tous les équipements sur le même réseau. Cette situation pose des problèmes de qualité, et fait émerger, des problèmes plus complexes. Un biochimiste qui a eu un appareil infecté n’a plus confiance. !

Le responsable de la sécurité de systèmes d’information de la Générale de Santé, rappelle que les projets sont souvent « démentiels » en terme de contraintes de déploiement et que la communication est l’essentiel. Dans le cas contraire, la sécurité « est une vraie passoire ». C’est pour cela qu’il faut obtenir l’adhésion de l’utilisateur dans le respect des règles, mais le premier boulot est celui de savoir qui droit à quoi ?

En fait, ces problématiques se situent dans le social. Le monde du social renvoie à la santé, sécurité, solidarité… et donc au domaine du complexe.

Source :

Conférence-débat consacrée à la thématique « Qualité et sécurité des systèmes d’informations en santé », organisée par l’école centrale, centrale santé le jeudi 17 décembre de 8h30 à 11h à la Maison des Centraliens, 8 rue Jean Goujon, Paris 8ème

Texte rédigé avec la collaboration de Michèle Barbusse et Pascale Segard

télémedecine, charge de travail nouvelle et formation!

Charge de travail nouvelle et formation

Un médecin spécialiste hospitalier témoigne de la mise en œuvre d’un PACS, et en explique sa vision en terme de conséquences. Cette mise en place a généré des charges de travail supplémentaires, qui dépasse le seul apprentissage. En effet, à ces conséquences que l’on pourrait qualifi er de normale, s’ajoute le coût de la panne. Cette dernière est souvent associée à l’absence de redondance qui existe de manière humaine à l’hôpital de façon naturelle. Comme les équipements sont couteux, cette redondance a été abandonné pour le matériel. L’interopérabilité a alourdi aussi la charge de travail, car elle impose une mise en œuvre de procédures. L’interopérabilité automatique n’existe pas, et l’homme doit toujours intervenir.

Pour les médecins généralistes, la question principale est : « comment se former ? ». 2 questions en découlent. « Comment avoir du temps pour accéder à ce type de formation et comment en avoir les moyens ». Autre exemple, les laboratoires d’analyse médicale n’ont pas les moyens d’avoir des informaticiens. Dans tous les cas, il faut en effet prévoir des systèmes de formation des professionnels de santé aux technologies qui ne leur sont pas familières …

Ceux qui se sont risqués à des expérimentations le savent, il existe de fortes résistances aux changements mais il faut agir pour les éviter… Dans ce cas, l’adage : « Il n’y a pas d’action sans formation » serait bien de rigueur…

Petite expérience des managers d’hôpitaux …

Certains directeurs d’hôpitaux l’affirment volontiers, « on va vers un hôpital tout numérique », il faut en mesurer les coûts, les avantages et les risques. Mais ils continuent par des phrases de ce type : « Il faudra apprendre à gérer les crises ». Le risque IT est l’un des risques de l’hôpital. Un directeur se plait à rappeler que lorsque qu’il a ouvert l’hôpital George Pompidou, plusieurs centaines de circulaires furent mises à sa disposition mais aucune sur les technologies de l’information.

Le premier risque du risque IT est la perte d’intégrité. Deux CHU ont été victimes d’un virus informatique en 2009. L’interruption d’un dossier patient électronique pendant 15 jours a été vécu comme un drame dans un hôpital de Copenhague. La perte de confidentialité est un autre risque, souvent ce sont des intrusions internes. Une assistante sociale avait, par exemple, diffusé des données médicales de son patron malade. A cela, il faudra ajouter la folie sociétale qui conduit des familles à porter plainte contre la mort de la mamie de 99 ans.

Une caractéristique fondamentale des technologies de l’information est la panne totale, qui devient paralysante. Le 15 août 2007, suite à un incendie par la fumée d’un petit équipement basse tension, une panne majeure a été engendrée, l’hôpital étant privé d’électricité pendant presque 6 mois, et un tiers de l’hôpital n’a pas fonctionné normalement.

De plus, les pannes sont en général brutales et totales, et généralement, il n’y a pas de plan B possible. Un directeur d’hôpital cite l’exemple d’une carte réseau gondolée, donc hors fonctionnement. En droit : le contrat prévoyait un remplacement dans les 4 heures. Dans le réel ; il a fallu attendre 15 jours pour le remplacement.

En ce qui concerne les conséquences financières, et à titre d’exemple, les pertes indirectes d’un problème de sécurité sont en général de 7 à 10 fois plus importantes que les charges indirectes.

La conclusion de ces exemples se situe dans la décision. Il faudra aussi réfléchir sur la gouvernance du risque IT

Source :

Conférence-débat consacrée à la thématique « Qualité et sécurité des systèmes d’informations en santé », organisée par l’école centrale, centrale santé le jeudi 17 décembre de 8h30 à 11h à la Maison des Centraliens, 8 rue Jean Goujon, Paris 8ème

Texte rédigé avec la collaboration de Michèle Barbusse et Pascale Segard